Adam, Ève et le fruit défendu

Publié le par Célestin S. Mansévani

Adam, Ève et le fruit défendu…

« Aucun vice n’est beau mais le plus laid de tous c’est de mentir. Menteur,  point de pitié pour toi ! » J’ai appris cette citation à l’école primaire. Elle introduisait une fable bien connue intitulée « Le faux malade » Le mensonge. Ah ! Le mensonge !

 Décidément, les hommes m’étonneront toujours. Lorsque Dieu eut créé l’homme, il le mit dans le Jardin d’Éden où vivaient déjà d’autres créatures animées : les arbres et les animaux. C’était, à en croire les Écritures et les représentions picturales que les célèbres peintres en ont fait, un vrai paradis terrestre avec des plantes et fleurs de diverses couleurs, des papillons multicolores voltigeant allègrement, des oiseaux  de toutes sortes, chantant à la gloire de leur créateur et se mouvant pour le plaisir des yeux de leurs maîtres Adam et Ève, pour ne pas les citer. Souvenons-nous que, à cette époque-là, l’homme ne se nourrissait que de fruits (Genèse (9 :3) ; il n’avait besoin ni de labourer, ni de cultiver, ni  de pêcher, ni de chasser. C’était trop beau, comme l’a chanté Salvatore Adamo. Vraiment trop beau !

Cela rendit quelqu’un furieux et jaloux : un ange déchu qui cherchait justement une occasion de se venger de son Créateur qui l’avait à jamais banni de son entourage où il se l’était coulé douce auparavant avant d’être rejeté à jamais pour corruption, révolte et insubordination (Ézéchiel 28). Pour avoir longtemps vécu dans les sillages du Tout-Puissant qui lui avait conféré des pouvoirs illimités, notre ange rebelle s’incarna dans un serpent. C’est le premier animal cité dans la Bible. Il ne rampait pas à l’époque. Oh ! Que non ! Était-il un homme avec un corps noir, un visage hideux, une tête avec des cornes et un aspect intimidant comme les peintres nous l’ont peint ? Mensonge ! En tout cas, nous ignorons tout de son physique d’alors. Une chose est cependant certaine : il ne rampait pas (Genèse…)

Nous connaissons, tous, la suite. Ève si fit abuser. Elle entraîna avec lui Adam dans le péché. La  Bible n’étant pas assez explicite là-dessus, cela peut donner libre à cours à plusieurs spéculations et hypothèses de scénarios aussi farfelues les unes que les autres.  La mienne l’est sûrement aussi. Je vous la livre quand même. Excusez-moi si j’erre. Imaginez vous êtes seul sur une île avec une personne qui vous est chère et qui soudainement vous boude et refuse de vous parler pendant un jour, deux jours, trois jours, une semaine, vous risqueriez de perdre la raison, non ? Il ne faut pas traduire littéralement l’expression « qui était auprès d’elle (Genèse 3 :6) C’est ce qui se passa avec Adam, à mon humble avis. Le pauvre avait résisté à la tentation de sa chère moitié qui lui proposait de manger le fruit défendu, auquel elle-même avait goûté, une sorte d’aphrodisiaque qui l’avait mise dans tous ses états, habitée désormais par des démons du sexe (Genèse 6 : 1-2) Demandez-donc aux nymphomanes et aux obsédés sexuels ce qu’ils ressentent. Ève était devenue un volcan ambulant. Tout ce qu’elle raconta à son mari ne fut que mensonge. Elle savait l’interdiction de Dieu leur à propos de l’arbre au milieu du jardin et  ses conséquences (Genèse 3:1-5) Mais c’était plus fort qu’elle.  En préférant sciemment le marché que leur avait proposé Satan, une créature de Dieu, Adam et Ève devenaient automatiquement des idolâtres. Ça nous arrive des fois de briser des interdits tout en en connaissant les fâcheuses conséquences, non ? Les automobilistes, qui ont déjà brûlé un feu rouge ou qui ont déjà enfreint la loi d’une quelconque en savent quelque chose. Ceux qui ont vu le film « L’Amour en cage » vous le diront. Le corps a ses raisons…

Ce corps-là, celui que nous avons, a été corrompu depuis ce temps-là. C’est un corps rebelle, désormais incontrôlable, idolâtre. Point n’est besoin de vous narrer la suite. Adam n’avait fait que ce que la plupart d’entre nous auraient fait pour rendre son sourire à sa femme qui était triste et le boudait. Il fallait qu’il la console. C’est ainsi qu’il tomba dans le fameux piège. Souvenons-nous de ce que disent les Écritures au sujet de ce qui advint lorsque Adam eut mangé lui aussi le fruit défendu : « Et ils découvrirent qu’ils étaient nus » Moi, je dirais plutôt qu’il découvrit, lui, qu’ils étaient nus. Ça faisait un bon bout de temps que Ève, elle, l’avait découvert. L’union fait la force. Désormais, ils étaient trois associés : le diable, Adam et Ève, unis par le sexe, un sexe désormais corrompu. Ainsi, Caïn, leur premier-né, fut-il le fils du péché, de l’idolâtrie. Genèse 6: 1-4, Lévitique 20, Deutéronome 27:20-22, 2 Samuel 13, 1 Rois 11:1-7, et autres exemples nous donnent d’autres indications à l’effet que Satan a fait du sexe un de ses outils – il y en a d’autres-  pour se venger de Dieu, son créateur.

Le péché originel, ce n’est pas le fait qu’ils se soient accouplés. Dieu les avait créés dotés de sexes et de tout ce qui va avec. Il attendait le moment propice pour leur ouvrir les yeux sans qu’ils aient besoin de croquer dans le fruit défendu. Ce qui leur a été reproché c’est de s’être rebellés contre la volonté de Dieu et d’avoir devancé et dérangé son plan, c’est d’avoir substitué à celui-ci celui du diable, le père du mensonge et de l’idolâtrie (Jean: 8: 44)  La Fontaine a dit : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » Ceux, qui en doutent, tombent  dans le piège du diable qui pose ses conditions: « Donne ! Choisis ! Sacrifie ! » Une fois qu’ils pris dans son  filet, ils sont cuits. C’est lui qui prend désormais les commandes de leur vie et il sera difficile de l’en déloger.

Voilà comment le mensonge est entré dans l’Histoire. Même les enfants en bas âge mentent lorsqu’ils sont pris en défaut. Il n’y a pas un seul être humain qui peut jurer n’avoir jamais menti, parfois à son corps défendant. Des maris et femmes infidèles  mentent à leur autre moitié; certains hommes politiques mentent délibérément ; des citoyens font de fausses déclarations d’impôt. Tout cela n’est rien comparé à l’utilisation qu’en font les intelligences et les services secrets du monde entier.

L’opération Fortitude lors de la Deuxième Guerre mondiale nous en donne une preuve.  Certains espions sont même entrés dans la légende: Klaus Barbie, Markus Wolfe, Mata Hari, etc.  Il y a pire. Savez-vous ce qui se passe dans les coulisses de l’espionnage ? De fausses identités, de faux visages, de faux passeports, de faux documents  circulent d’un pays à l’autre.  Des innocents sont emprisonnés, torturés et liquidés. En somme, le mensonge a été institutionnalisé. Il fait désormais partie de nos mœurs. Imaginez-vous que lorsque deux personnes physiques ou morales se font face  en Cour, chacun avec ses avocats, il y en a une forcément qui ne dit pas la vérité. D’où proviennent les erreurs judiciaires ? Quelqu’un quelque part a menti et planté juges jurés et tout le monde.

Le mensonge existera toujours ; les menteurs itou.  Celui qui profère des mensonges et des calomnies est du diable (2 Timothée 3 : 1-9) Lorsque vous vivez dans une communauté et que tout le monde s’entend à merveille, acceptez donc un seul menteur au sein de vous et vous m’en direz des nouvelles ! Le hic est particulièrement lorsqu’une personne calomnie une autre simplement pour salir sa réputation. Vous souvenez-vous de ce que Jésus dit à ses disciples ( Matthieu 25 :23) Celui qui a mis avec moi la main dans le plat me trahit.

La trahison ! Elle est encore pire que le mensonge et la calomnie parce qu’elle vient de quelqu’un qui nous est proche et en qui nous avons confiance. Jules César était si abasourdi qu’il n’a pu opposer aucune résistance à ses assassins lorsqu’il s’est rendu compte que son propre fils adoptif, Brutus, faisait partie du complot. Il s’est contenté de dire « Tu quoque, fili mi ! (Toi aussi, mon fils !)  Ce n’est pas pour rien que dans certains pays les traîtres sont punis sévèrement. Ils sont pires qu’un virus, pires qu’un cancer.

Dans notre vie de tous les jours, devons-nous  pardonner aux traîtres ? D’aucuns nous renvoient à Matthieu 18 :21. « …jusqu’à soixante-dix fois » D’autres s’interrogent : Dieu pardonne-t-il vraiment à tous ? 2 Pierre 2 : 4-10 nous en donne la réponse. Dieu se porte à notre secours lorsque nous combattons ses ennemis. Il a livré Madian (Juges 7:7 ), Jéricho (Josué 6:2)  et Moab (2 Rois 3 : 18-19) Il était aussi prêt à livrer les femmes de Saul (désormais désavoué ) à David ! (2 Samuel 12 : 8) Un paragraphe plus loin, il lui dévoile pourquoi il lui en veut à lui David (2 Samuel 12)  C’est  1 Jean 4 : 16-21 qui résume : il y a péché et péché ; il y en a un qui conduit à la mort : l’idolâtrie ! Souvenons-nous des deux commandements de Dieu « Un seul Dieu tu adoreras et aime ton prochain comme toi-même » Selon Jésus-Christ, ils résument les dix autres qu’il a qualifiés de commandements d’anges (Actes 7 :53 ) Le fruit défendu, ce n’est donc pas celui de l’arbre. Il n’a été qu’un outil. Le fruit défendu, c’est le péché. Le péché, c’est la révolte contre Dieu en enfreignant consciemment un de ses deux commandements. Tout le reste n’est qu’invention humaine, mensonge et manipulation. En doutez-vous ? Lisez donc 1 Timothée 4:1-5. Tout ce que Dieu a créé est bon: les rapports sexuels normaux aussi.                                                                                                                                                                                                                                                                                               

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