Bob coup vs mauvais coup.

Publié le par Célestin S. Mansévani

Bons tours vs mauvais tours.

 

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article de (Th/BT/PKF) MM./Forum des As en date du 09/02/2009. Les réflexions soulevées par ce journaliste sont justifiées.

 J’aime bien nos musiciens mais tous les citoyens sont égaux devant la loi. Et qui plus est, eux disposent de moyens financiers que le commun des mortels n’a pas. Ils ont des salaires, touchent des droits, reçoivent des dons en argent ou en nature de leurs fans, etc. Le problème avec eux, c’est qu’ils dépensent tout leur argent en vivant au-dessus de leurs moyens.

Notre tendon d’Achille à tous, un grand nombre de Congolais, c’est que nous aimons impressionner. J’ai rencontré un jour une Israélienne qui ne comprenait pas pourquoi un couple congolais voisin, qui n’arrivait pas à payer son loyer, s’était permis de dépenser la rondelette somme de trente (30) mille dollars à l’occasion de son mariage( !) Comme nous pouvons le constater, cela ne s’arrête pas seulement aux vedettes que sont les musiciens, les comédiens et les sportifs. Tous, nous sommes quasiment pareils. Leur seul péché aux artistes c’est tout simplement leur visibilité qui leur joue de mauvais tours. J’espère que nos musiciens actuels ne se font pas flouer par leurs patrons comme ce fut jadis le cas de certains de leurs prédécesseurs très connus mais mal payés qui sont morts dans la dèche.

Tout citoyen qui travaille devrait épargner et surtout souscrire à des assurances. Ceux qui disposent des moyens prennent généralement une assurance-santé qui permet de payer les frais d’hospitalisation. Les autres se contentent d’une assurance- maladie qui couvre les soins médicaux qui, elle, est universelle, c’est du moins ce qui se passe au Canada. Mais il existe aussi l’assurance vie. Elle aide votre famille à payer les frais occasionnés par vos obsèques et, dans certains cas même pour ceux qui ont des hypothèques à payer, d’assurer également leur maison. Toutes ces assurances doivent exister à la SONAS, je présume ?  

Il faudrait que tout citoyen prenne conscience de ces assurances. La SONAS doit certainement mener des campagnes de sensibilisation dans ce sens ? Le hic, c’est que leur salaire ne permet pas à certains citoyens de souscrire à une ou des assurances. Les musiciens, eux, ne doivent pas être considérés comme des bas salariés. Comme le suggère l’auteur de l’article, que leur association les prenne en charge pour les obliger à prendre les assurances nécessaires. 

 

 

Le cas des sportifs et des comédiens est différent car certains d’entre eux  n’ont pas de revenus significatifs. Dans ce cas, il leur sera très difficile d’échapper à leur sort quand la maladie ou la mort viendra frapper à leur porte. Il appartient donc à leurs employeurs de faire des retenues à la source qui seront automatiquement versées à la SONAS ou aux sociétés d’assurances.

Pour ceux qui n’ont pas de patrons et qui vivent de débrouillardise, c’est effectivement l’enfer. À eux donc de s’organiser pour prendre des assurances quand même.

 

Nous sommes en Afrique. Les cotisations de solidarité font partie de nos mœurs. Ceux qui se promènent d’un bureau à l’autre pour collecter des sous afin de  venir en aide aux nécessiteux hospitalisés ou qui décèdent n’ont donc pas tout à fait tort mais ils devraient le faire sans discrimination  de profession. Cependant, c’est là que leur visibilité joue, cette fois,  de bons tours aux vedettes !

 

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