Le piratage, la pandémie du siècle

Publié le par Célestin S. Mansévani

LE  PIRATAGE,  LA  PANDÉMIE  DU  SIÈCLE.

Je suis tombé par hasard sur un article publié sur Digital Congo en date du mercredi 9 septembre 2009 où le titre ci-dessous a accroché mon regard.

Les artistes musiciens de la RDC ont aussi leur propre cahier de charges par rapport aux travaux du 29e Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique (SADC) Ils espèrent, dans la perspective de l’intégration régionale, voir, notamment, se réduire le piratage de leurs œuvres dans les pays membres, rapporte radiookapi.net

Dans les propos des deux représentants des artistes qui se sont exprimés à ce propos, nous pouvons noter deux messages. Commençons par celui d’Antoine Agbepa Mumba, dit Koffi Olomide, qui est ainsi libellé :

 « D’abord pour les dirigeants, je voudrais leur demander de tout faire pour bannir les frontières à l’instar de l’Europe. Ces frontières nous dérangent. Pour aller de Kinshasa à Brazzaville, il faut que cessent toutes les tracasseries. Il faut que l’Afrique devienne résolument la maison de nous ses enfants»

Ce commentaire rejoint deux de mes articles intitulés respectivement « Les irréguliers de Brazza » et « Bana Mboka » Comme je l’ai souligné, l’Afrique nous appartient à nous tous et chacun de nous devrait se sentir comme chez-lui dans n’importe quel pays. D’abord les limites actuelles de nos pays respectifs nous ont été imposées par les anciens colonisateurs au mépris, dans certains cas, de celles qu’ont laissées nos ancêtres. Ensuite, nous vivons actuellement à l’ère de la mondialisation. Des unions se forment partout à travers le monde. On n’a qu’à penser à l’Union européenne (UE), au Marché commun du Sud (Mercosur), à la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA), à l’Accorde de libre-échange nord-américain (ALENA), à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et d’autres. Le commerce a besoin de la libre circulation des personnes et des biens pour se développer.

J’ai suivi l’entrevue que Verckys Kiamuangana a accordée à Frank Wooter de  Radio Centraal. J’y ai d’ailleurs réagi en disant qu’il n’avait pas tout dit. Il n’était même pas au courant que sa chanson « Nakomitunaka » avait été piratée par un musicien ghanéen aujourd’hui décédé, semble-t-il. Si les personnes avaient circulé librement entre la R.D.C. et le Ghana, il y a longtemps que l’auteur piraté aurait eu vent de cette histoire !

Ce n’est pas tout. Les artistes ont besoin de se produire partout afin de mieux se faire connaître. Je l’ai souvent dit et répété et je persiste et signe : si nos musiciens chantaient en anglais et en lingala, beaucoup d’entre eux seraient aujourd’hui des millionnaires. Il m’est arrivé d’expliquer à des amis nord-américains certaines paroles contenues dans nos chansons. Ils n’en reviennent pas de la richesse du contenu. Et si l’on ajoute à cela l’orchestration et le rythme dont ils raffolent déjà! Je ne suis pas là pour apprendre à qui que ce soit la loi de l’offre et de la demande. 

L’anglais est parlé partout à travers le monde. La francophonie regroupe pas mal de pays. Si les artistes américains vendent des exemplaires par millions. c’est parce qu’ils chantent en anglais que leurs œuvres sont distribuées dans ne nombreux pays. Le décès de feu Michael Jackson nous a démontré, à travers les élans de sympathie, qu’il avait des fans sur toute la planète.

Chers artistes, arrêtez de nous rabattre les oreilles avec vos titres  pompeux en français alors que vos chansons sont en lingala. « Vanitas vanitatum » ! Personne n’est dupe ! Vous, qui chantez en franc-lingala aussi. À quel public vous adressez-vous ? Les gens qui vous écoutent, à part les Congolais, ne peuvent pas vous suivre. Faites comme vos aînés, les Grand Kallé, Vicky Longomba, Gérard Madiata, Frank Lassan, Sam Mangwana. Chantez donc aussi en français et –pourquoi pas- en anglais ! Trouvez-vous des traducteurs, s’il le faut ! Il n’y a pas de honte à ça ! Variez donc aussi vos danses et  rythmes ! Mondialisez-vous aussi ! Le cha-cha-cha, le merengue, la pachanga, la charanga, le twist, le boléro, le calypso, la valse, le tango et autres, ce sont des danses que, nous, nous avons pratiquées et qui sont connues universellement ! Bandeko ! Recours à l’authenticité ekosa biso ! Je ne vous dis pas d’abandonner le soukous et le dombolo pour autant! Il faut que les autres pays découvrent notre richesse à nous aussi ! Recherchez l’interaction !

Venons-en à présent au deuxième commentaire, celui de Ngiama Makanda, alias Werrason, qui a déclaré, je cite :

 « Aujourd’hui, par le truchement de la SADC, on peut arriver à bloquer ce piratage des œuvres artistiques congolaises».

Le piratage ! Eh ! Oui ! Le fameux piratage ! Le maudit piratage ! Il n’y a pas que chez-nous que ce phénomène existe. Le monde entier en est contaminé comme s’il s’agissait d’un virus ou d’une pandémie. J’ai réussi à lire pour vous quelques articles et commentaires émis à propos de ce débat. Vous allez vous rendre compte qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Veuillez m’excuser pour la longueur de certains d’entre eux. Ce qu’ils révèlent vaut bien votre patience.

Par Philippe Michaud.- Branchez-vous.com

« S'il faut en croire le nouveau rapport de la IFPI sur le piratage commercial, le tiers des CD de musique vendus dans le monde serait produit illégalement par des pirates. Piratage: un CD de musique sur trois est illégal. En 2002, le piratage de musique sur CD et cassettes aurait engendré des pertes de 4,6 milliards $US pour l'industrie du disque. La IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), un organisme mondial qui veille sur les intérêts de l'industrie musicale, aurait également constaté que le nombre de CD piratés était en hausse de 14% par rapport à l'année précédente. Mais si à l'échelle mondiale la proportion de CD piratés serait d'environ un tiers, ce pourcentage est très variable d'un pays à l'autre. En Chine, par exemple, 90% des CD vendus seraient contrefaits. Devant le Mexique et derrière le Brésil, la Chine est au deuxième rang de la liste des 10 pays qui, selon la IFPI, nécessiteraient en priorité des lois contre le piratage »

 

Sur PCInpact.com, nous pouvons lire :

Piratage musical : C'est pas fini...
 Une étude Informa Media publiée lundi, à propos du piratage music...

Une étude Informa Media publiée lundi, à propos du piratage musical par INternet, en est arrivée aux conclusions suivantes : Le piratage musical a encore de beaux jours devant lui, il devrait même croître pendant encore au moins 5 ans, puisqu'il priverait l'industrie musicale de 4,7 milliards de dollars en 2008 contre 2,4 en 2002, ce à cause de la généralisation des connexions INternet haut-débit. Dans le même temps, les ventes de MP3 en ligne connaîtront également une forte croissance, passant de 1,1 à 3,9 milliards. Les "majors" du disque, qui espèrent "créer" une clientèle loyale dans les deux grands marchés en émergence que sont la Chine et la Russie, risquent de voir leurs efforts mal récompensés à cause de la sortie de logiciels de peer-to-peer dans ces pays. "C'est de là que la croissance de l'industrie est supposée venir", dit en effet Simon Dyson, auteur de l'étude. Enfin, petit côté positif, l'amélioration du catalogue de la vente en ligne devrait permettre aux iTunes d'Apple et autres Amazon.com, etc, d'augmenter leur part du chiffre d'affaires général de la musique, qui passerait de 4,5% en 2002 à environ 12% en 2008.

Beaucoup de pirates se sont fait piquer pendant que  des chercheurs continuent à étudier ce phénomène. D’aucuns le pourfendent, d’autres tentent de prouver au contraire que l’industrie de la musique sortirait gagnante du piratage.

Source : AFP
« Yahoo China condamné pour piratage de musique.

Yahoo China, filiale du groupe Alibaba (détenu à 44% par l'américain Yahoo), a de nouveau été condamné en appel en Chine pour avoir publié des liens vers des sites de musique pirates, s'est félicitée jeudi la Fédération internationale de l'industrie du disque (IFPI). L'IFPI avait porté plainte devant un tribunal de Pékin en 2006 au nom de plusieurs majors dont Warner Music Group, Sony BMG et Vivendi Universal, accusant Yahoo! China de publier des liens vers des sites contenant des morceaux piratés des groupes U2 et Destiny's Child, et de stars chinoises. »

La Chine. Eh ! Oui. La Chine est le pays de la contrefaçon. Il n’y a qu’à penser à la mode. Les marques des plus grands couturiers y sont plagiées sans vergogne. Beaucoup de petits commerçants s’y rendent d’ailleurs acheter plein de marchandises qu’ils viennent revendre cinq fois plus cher dans leur propre pays. Il faut dire que la Chine s’est ouverte au monde. En 1978, à l’époque où une délégation de journalistes congolais conduite par le ministre Mokolo wa Mpombo, dont je fis partie, visita ce pays à l’invitation du Premier ministre Deng Xiaoping, les étrangers ne couraient pas les rues là-bas.

Le piratage ne finira jamais. Tenez-vous le pour dit. Mais des chercheurs continuent à étudier ce phénomène. D’aucuns le pourfendent, d’autres tentent de prouver au contraire que l’industrie de la musique sortirait gagnante du piratage.

ACTUALITÉS TECHNO
lundi 5 novembre 2007 à 12H04

Le piratage de la musique fait accroître les ventes d'albums

Une étude effectuée pour Industrie Canada, par Birgitte Andersen et Marion Frenz de l'Université de Londres, sur les effets du piratage de la musique vient d'être publiée. Les résultats risquent d'en surprendre plus d'un. Cette étude a été menée auprès de 2 100 Canadiens de plus de 15 ans. De ce nombre, près de la moitié (47,9 %) télécharge de la musique à partir de réseaux poste-à-poste (P2P). Les scientifiques arrivent à la conclusion qu'il n'existe aucune relation positive ou négative entre les ventes de CD et le nombre de fichiers musicaux P2P téléchargés pour l'ensemble du Canada. En analysant la sous-population des Canadiens qui télécharge de la musique, les chercheurs sont arrivés à des conclusions plutôt inattendues. En effet, ils estiment qu'un téléchargement P2P par mois, fait accroître l'achat de CD de 0,44 disque par année.

Dans tous les domaines, les chercheurs ne font pas toujours consensus. Il leur arrive de se contredire les uns les autres. La liberté d’expression fait en sorte que chacun a son petit mot à dire et souvent on en arrive à des dialogues de sourds d’autant que les uns et les autres se basent sur des données fiables ou, du moins, supposées l’être. L’avantage de la recherche consiste justement à pouvoir confronter les différentes découvertes car ne dit-on pas que « Du choc des idées jaillit la lumière » ? Le piratage de la musique n’est rien comparé à celui qui affecte le cinéma.

Sur Numerama

Le piratage de films : problèmes et illusions.

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 22 Juillet 2004 à 21h47 - posté dans Divers

Le monde du cinéma commence à s'inquiéter de plus en plus de la montée du piratage sur les réseaux Peer-to-Peer. Jusque là retardé par rapport à la musique par la lenteur des connexions Internet, le téléchargement des films connaît une croissance importante à mesure notamment que les connexions à haut-débit se généralisent. Le remède pourrait venir de la vidéo à la demande, mais surtout d'une refonte totale du marché. Le Centre National de la Cinématographie publiait récemment un rapport alarmant sur le téléchargement de films sur Internet, révélant selon ses chiffres que 19% des internautes auraient déjà téléchargé des films sur Internet. Et le rapport de mettre en sous-titres : "Près de 3 millions de pirates en France". Selon le CNC, le pirate moyen téléchargerait 11 films par mois, ce qui fait au total 32 millions de films mensuellement téléchargés. Michel Gomez, délégué général de la société civile des auteurs réalisateurs producteurs (ARP), tient à relativiser ces chiffres qui, à l'époque, ont fait les grands titres dans les média. Dans une interview publiée le 22 juillet par le Journal du Net, M.Gomez porte un jugement sévère sur l'étude et les conclusions du CNC.

"Honnêtement, je doute beaucoup de la fiabilité de ces chiffres. Quand je les lis, j'ai l'impression d'entendre les "spécialistes" qui arrivent à chiffrer l'économie souterraine mais, par définition, c'est impossible. Ces chiffres sont irréalistes, personnellement je suis incapable de faire la moindre estimation. Par contre, je remarque que le chiffre d'affaires de l'industrie n'en souffre pas vraiment. La fréquentation en salle continue d'augmenter, les audiences télévision sont bonnes, et la vente de DVD augmente moins vite, certes, mais cela est principalement dû à la maturation du marché. Le cinéma se porte bien."

Par AIain Thomson :Vnunet.com - P2P : le piratage de films reste très populaire Actualité ...
31 jan 2007 ... Près d'un citoyen américain sur cinq aurait déjà piraté des films sur son ordinateur, et plus des deux tiers d'entre eux ont téléchargé une vidéo au moins une fois par mois. "On observe un effet Robin des Bois. La plupart des utilisateurs perçoivent les célébrités et les studios cinématographiques comme des populations suffisamment fortunées et estiment par conséquent que le que le téléchargement de films ne pose aucun problème", a déclaré le directeur de l'étude Kaan Yigit.

"Les services actuels de cinéma sur Internet du type 'download to own' (le principe de télécharger pour acquérir un film) mais aussi les plates-formes futures devraient offrir une meilleure flexibilité d'utilisation, un plus large choix et des prix plus attractifs pour encourager les utilisateurs actuels à utiliser leurs services. Dans le cas contraire, le partage des fichiers dans l'illégalité poursuivra sa croissance."

Source : le Parisien A savoir Publiée le jeudi 20 mars 2003

BRUNO est un passionné de cinéma. Cette passion l’a conduit à pirater des films. Le tribunal correctionnel de Melun l’a condamné à verser 460 € aux sociétés de production du cinéma (Century Fox, Paramount...). Il devra aussi payer 350 € pour rembourser les frais d’avocat de la Sacem. Son ordinateur a également été confisqué, ainsi que tout le matériel illégalement dupliqué. Qu’a fait Bruno pour s’attirer la vindicte du monde du cinéma ? Il a copié sur des CD-ROM vierges une centaine de films, notamment des VHS.

Source : Infos-du-net.com

Un français arrêté pour piratage de films.

Un internaute français, administrateur du site Chacal Stream, vient d'être arrêté à son domicile par la gendarmerie, indiquent nos confrères de 01Net. L'homme d'une trentaine d'année et résident en Seine-et-Marne était administrateur et propriétaire du site Chacal Stream, spécialisé dans la diffusion de films et séries en streaming sur Internet. 500 films et plusieurs séries piratés Chacal Stream, qui a regroupé avant sa fermeture près de 38 000.

Piratage de films en salle : 21 mois de prison - Actualités techno ...

 

Piratage de films en salle : 21 mois de prison.- Un Américain qui avait enregistré deux films à l'aide d'un caméscope dans une salle de cinéma de Washington D.C. a été condamné à 21 mois de prison, a annoncé mardi la Motion Picture Association of America (MPAA). Michael Logan a reconnu qu'il avait utilisé un caméscope numérique afin d'enregistrer les films « 28 Weeks Later » et « Enchanted » à des fins commerciales, a précisé l'association représentant les intérêts de l'industrie du cinéma. Selon la MPAA, l'homme de 31 ans serait aussi responsable d'avoir diffusé illégalement une centaine de films qu'il aurait enregistré entre janvier 2006 et janvier 2008 dans les cinémas de cinq États entourant la capitale américaine.

BRANCHEZ-VOUS.COM

16 février 2009 11:10

Le réalisateur français Luc Besson dénonce avec virulence le piratage de films dans une lettre publiée samedi dans le quotidien Le Monde. Le réalisateur, connu notamment pour ses films Le Grand Bleu et Le Cinquième Élément, soutient dans sa lettre que le piratage est loin de l'image «glamour du capitaine Sparrow bravant les forces de l'océan», mais s'apparente plutôt à un «vol caractérisé» «Il y a 500 000 vols de films par jour en France: 500 000 connexions illégales. Les internautes français détiennent ce triste record du monde. Voilà une bien mauvaise image pour le pays des droits de l'homme», écrit Luc Besson dans sa lettre.

Piratage de films : la Warner s'en prend au Canada
 La Warner Bros une législation poussiéreuse

Réaction épidermique de Warner Bros au Canada : constatant que le piratage de films serait galopant dans le pays, avec des films piratés dès leurs premiers jours de diffusion, la major du cinéma a pris une mesure drastique. Elle a décidé de bannir les avant-premières dans ce pays. Selon les Warner Brothers 70% des films de son cru disponibles sur internet ont été piratés au Canada puis diffusés à travers le monde, ces 18 derniers mois.

Comme nous pouvons le constater, la situation est actuellement hors de contrôle. Néanmoins, certains pays industrialisés n’ont pas baissé pavillon. Nous donnons ci-dessus deux exemples mais d’autres pays que le Canada et la France se penchent sur la question au point que cela devient une affaire des gouvernements.

Ciété Radio Canada – Arts et Spectacles- Piratage de films

Ottawa passe à l'action

Le gouvernement de Stephen Harper a déposé vendredi son projet de loi contre le piratage de films C'est à la suite d'une rencontre, mercredi, avec le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, que Stephen Harper a pris l'engagement d'imposer des mesures sévères dans ce dossier. Le projet de loi prendra pour cible les pirates qui copient sur vidéo des films projetés en primeur dans les salles de cinéma.

La Presse canadienne - Édition du lundi 13 juillet 2009- Le piratage de films a presque disparu des cinémas canadiens depuis l'adoption de lois fédérales plus sévères. Il y a quelques années seulement, Montréal raflait le titre capitale de l'enregistrement illégal et du piratage de films en Amérique du Nord, et Calgary n'était pas loin derrière. Mais de nouveaux rapports suggèrent que les enregistrements illégaux de films sont maintenant rarissimes dans ces deux villes.

France 

Le piratage des films puni - Par zoom-Cinema.fr le 10 mars 2009

Le texte du jour au Palais Bourbon, concernera le piratage sur internet des disques et des films. Une riposte graduée : d'abord un courrier électronique d'avertissement... Puis une lettre recommandée et enfin la suspension possible de l'abonnement à internet. A titre d’exemple le film "Bienvenue chez les Ch'tis" a été copié illégalement près de 700 mille fois depuis sa sortie.

Article publié le 24 Avril 2009- Source : LE MONDE
Nicolas Sarkozy veut rassurer les artistes sur sa volonté de faire voter la loi contre le piratage-

Extrait : Nicolas Sarkozy a reçu, mercredi 22 avril, à l'Elysée, une soixantaine de créateurs pour leur réaffirmer son engagement à faire adopter le projet de loi création et Internet, visant à lutter contre le piratage des musiques et des films. Ce projet doit être réexaminé le 29 avril par les députés, après son rejet surprise au début du mois.

Lors d'un échange de plus de deux heures, le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a souligné que « le créateur était propriétaire de sa création », et qu'il n'était pas décidé à « légaliser le vol au supermarché de la création », a rapporté un des participants.

Un nouveau projet de loi contre le piratage étudié avant la fin du mois de juin

Article publié le 14 Juin 2009- Source : LE MONDE
Extrait : Le Conseil d'Etat sera saisi « dans les tout prochains jours » d'un projet de loi qui définira les sanctions à l'encontre de ceux qui ont piraté, à plusieurs reprises, des musiques ou des films sur Internet. Ce projet devrait être présenté en conseil des ministres « avant la fin du mois de juin », a annoncé, vendredi 12 juin, la ministre de la culture, Christine Albanel. Ce nouveau texte correspond à la partie du projet de loi Hadopi censurée le 10 juin par le Conseil constitutionnel. Il sera inscrit à l'ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement, en juillet.

L’Europe moins éloignée du projet français

Article publié le 02 Mai 2009- Par Philippe Ricard (à Bruxelles) et Patrick Roger
Source : LE MONDE
Extrait : Les débats ont repris à l'Assemblée nationale. La bataille contre le piratage des films et musiques se mène sur deux fronts : à l'Assemblée nationale, où l'examen en deuxième lecture du projet de loi Création et Internet a repris mercredi 29 avril, et à Bruxelles. Un compromis de dernière minute entre le Parlement européen et les Etats membres de l'Union pourrait permettre aux députés français de voter le texte qui leur est soumis dans un contexte plus apaisé. Ce qui serait une bonne nouvelle pour les défenseurs du projet et un succès pour le gouvernement.

Ces quelques exemples démontrent assez clairement que les

      gouvernements et les pays unis au sein d’une même organisation peuvent

      de ce problème de piraterie, autant de la musique que des films, une

      de leurs préoccupations. La lutte sera coriace, il ne faut pas se leurrer,

      mais rien n’est impossible. Personnellement, dans le cas de la SADC,

      je crois que, entre autres pistes de solutions,  nos autorités de tutelle

      devraient s’informer de  ce qui se passe ailleurs. Chaque pays a

      ses propres réalités, il est vrai, mais lorsque survient un problème

      d’une envergure  internationale comme celui-là, on a intérêt à  voir

      ce qui se passe ailleurs et à être solidaire. C’est bien une des raisons

      d’être de la SADC, non ?

Nous qualifions souvent nos artistes d’extravagants. Au demeurant, il n’y a pas que nos musiciens qui le sont. Toutes les stars du monde dépensent de folles sommes d’argent pour se loger, s’habiller, se véhiculer, se soigner, bien paraître, se protéger, voyager et assister à des soirées de gala. Seulement entre celui qui ne possède que cinq mille dollars et qui s’achète une bagnole de vingt-sept mille, et celui qui a vingt millions et qui se tape la même tune, le rapport de force n’est pas le même. Le problème de nos musiciens à nous, c’est qu’ils ne vendent déjà pas assez d’albums pour devenir des millionnaires. Et quand la piraterie s’en mêle, c’est vraiment la débâcle.

Nous avons au sein de la SADC, tous pays membres confondus,  des ministères, organismes et associations compétentes pour se pencher sur cette question. Il ne faut surtout pas que l’on considère que le piratage est le seul problème des musiciens. Il fait perdre des milliards à nos pays. Si nous savions combien la musique et les films rapportent à certaines nations ! Allez donc poser la question aux Américains, aux Anglais, aux Français et même aux Hindous ! Bollywood, ça vous dit quelque chose ?

    

 

Commenter cet article