Gainey, tête de mule!

Publié le par Célestin S. Mansévani

GAINEY, TÊTE DE MULE !

Le grand problème de Bob Gainey, c’est qu’il a les oreilles bouchées ou qu’il se les bouche lui-même pour ne pas entendre ce qu’on lui dit. Le Québec est plein de fanatiques du Canadien qui tous connaissent le hockey jusque sur le bout des ongles. Il n’y a qu’à regarder la liste de tous les niveaux où pratique ce sport: Pee-Wee, Bantam, Hockey mineur, Hockey amateur, Hockey universitaire, Ligue de hockey majeur du Québec, Ligue américaine de hockey, et j’en passe. C’est tout à fait normal. Le hockey est le sport national du Québec. Tous les jeunes ont un jour ou l’autre joué au  hockey. Bob Gainey savait dans quoi il s’embarquait en acceptant le poste de directeur général du Canadien de Montréal. Ici la pression médiatique est plus forte que partout ailleurs.

Dans un de mes précédents articles, j’ai fait remarquer que les joueurs de l’actuelle formation des Glorieux ne convainquaient pas du tout. J’avais raison. Le long championnat vient de débuter et la Flanelle n’a amassé que quatre maigres points sur une possibilité de douze. Je dis bien maigres car les deux seules victoires ont été acquises l’une en prolongation et l’autre en tirs de barrage. L’an dernier, à la même période, avec l’entraîneur Guy Carbonneau et sa troupe, le Canadien voguait en tête du classement général et donnait la chair de poule aux autres formations. Aujourd’hui, le Bleu blanc rouge n’est  plus que l’ombre de lui-même.

J’aime bien le sénateur Jacques Demers, celui qu’on a surnommé « Monsieur l’optimiste » Il prône la patience, arguant que le championnat n’en est qu’à ses débuts. Moi, je suis de l’avis contraire et ce, pour trois raisons. La première, c’est que la Ligue compte actuellement trente équipes qui rivalisent toutes et ont de bons joueurs au sein de leurs formations respectives. La seconde, c’est que le premier trio des Glorieux n’est pas un foudre de guerre ; je n’y vois pas de vrais marqueurs. On est allé chercher Scott Gomez et Brian Gionta, deux joueurs rouillés qui n’ont pas mené leurs deux dernières formations respectives, à savoir les Rangers de New York et les Devils du New Jersey vers les hauts sommets. Gionta a bien récolté quelques 60 points mais il n’a pas l’étoffe d’un vrai héros. Ce n’est pas le genre de guerrier à lever les foules. Le public du Centre Bell s’ennuie de ses vedettes Koivu, Tanguay et Kovalev. Ces trois-là avaient une chimie à eux. La troisième raison, c’est l’absence de Markov qui, on le sait, est blessé et sera quelques mois à l’écart du jeu. Les blessures sont fréquentes au hockey. Les Penguins de Pittsburg ont dû composer avec l’absence prolongée de Serguei Gonchar, leur meilleur quart arrière mais ils ont gagné la Coupe Stanley ? Je suis de ceux qui pensent qu’une équipe ne doit pas compter sur un seul joueur. Il faut savoir composer avec l’adversité. Je suis convaincu que si Saku, Kovi et l’autre Alex n’avaient pas été sacrifiés, le Canadien se trouverait actuellement en meilleure posture malgré l’absence de Markov. Matthieu Schneider auarait bien pu suppléer momentanément à l’absence de Markov et j’estime que Spacek se tire bien d’affaire.

Qu’est-ce qui va arriver ? À mesure que le championnat va avancer et que le premier trio va demeurer léthargique, les défaites risquent de s’accumuler au point que le Centre Bell sera inondé de larmes de colère et de frustrations. La confiance de l’entraîneur et des fans de l’équipe va en prendre un coup fatal. Et, connaissant les manies de l’équipe, on va se remettre à chambarder à nouveau l’équipe.

L’avenir s’annonce vraiment incertain et ombrageux pour nos Glorieux. Je plains l’entraîneur Jacques Martin qui doit composer avec de tels effectifs. D’ailleurs un des invités de l’émission L’Antichambre a bien résumé la situation: il manque des soldats au Canadien pour s’en aller en guerre. J’ai beaucoup d’admiration pour Guy Carbonneau. Lorsqu’il chaussait encore les patins, c’est lui qui était chargé de neutraliser les meilleurs joueurs des équipes adverses : Peter Statsny, Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Joe Sakic, Mike Modano, Steve Yzerman et autres. Et il s’en tirait à merveille ! Il connaissait bien les joueurs des autres équipes et savoir à qui opposer tel ou tel autre joueur. Gainey l’a tout simplement sacrifié par orgueil. Et où en sommes-nous ? Demain, il va se débarrasser de Jacques Martin pour conserver son poste et cacher son propre manque de jugeote.

Il faut battre le fer quand il est chaud. Il est temps que Pierre Boivin prenne ses responsabilités. Qu’il nous débarrasse de cette tête de mule et nous trouve un bon directeur général ! Moi, je verrais Jacques Martin à ce poste et Guy Carbonneau à celui de coach. Nous ne sommes qu’au début du championnat, bien sûr ! Mais il est temps de redresser la barque, sinon…

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