Hommage à Freddy MayaulaHommage à Freddy Mayaula SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE En parcourant les dépêches de ce matin, je suis tombé sur l’article ci-dessous qui nous anno

Publié le par Vieuxvan

Hommage à Freddy Mayaula

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

En parcourant les dépêches de ce matin, je suis tombé sur l’article ci-dessous qui nous annonce le décès de Freddy Mayaula Mayoni.

Décès de l’artiste Mayaula Mayoni, le compositeur de « Kotika te »…

Quand j’ai connu Frédéric Mayaula, vers 1967, il s’entraînait encore sur un terrain de la Gombe avec V. Club avant de fouler le sol du stade du 20-Mai. Son père était fonctionnaire et ils habitaient non loin d’Émilie, mon ex-fiancée, au quartier Immocongo, devenu quartier du 20-Mai par la grâce de Mobutu Sese Seko wa Zabanga.  Adelard Mayanga aussi résidait dans le même quartier. J’ai plus connu ce dernier qui a évolué quelque temps avec le Daring Club, mon équipe préférée à l’époque. Je l’ai même vu évoluer avec cette équipe à Tshysville où celle-ci s’était déplacée pour rencontrer l’équipe locale, les Diables rouges, je crois. À l’époque j’étais célibataire et je suivais l’équipe lors de ses entraînements et de ses déplacements. J’étais vraiment un fanatique inconditionnel. Adelard Mayanga est souvent venu me rendre visite dans la résidence à Ndjili. Je lui ai même fait cadeau de plusieurs choses dont un képi. Malgré la tournure des événements qui lui ont fait endosser le maillot vert-noir, il est resté un de mes petits. Il avait beaucoup de talent, notre Good Year ! Excellent dribbleur, ayant un tir foudroyant, Il jouait aussi bien des deux pieds. Dans V.Club, il était ailier gauche et jouait aussi à droite lorsque Mayaula était de la formation. Dans l’équipe des Léopards, édition 1974,  il évoluait à droite, Kakoko Etepe étant titulaire de l’aile gauche, lui aussi jouant des deux pieds.

Beaucoup de joueurs ont été aussi des amis ou connaissances: Vieux Luc Ebumba alias Piola alias Tarzan, son frère Likimba,  Albert Mayama (Braine), Vieux André Asaka alias Assassin, Bernard Miolo alias Rigoudi, Jeff Kibonge alias Seigneur Gento, Bongote alias Gabon, André Makelele Soukous (j’ai même engagé son grand-frère Simon ainsi que Miolo en qualité d’agents communaux), Tangu alias  Carol, etc. J’ai perdu contact avec les joueurs  quand je me suis retrouvé en France (1970) puis à Télé-Zaïre (1971)

Revenons à Freddy Mayaula, puisque c’est lui qui monopolise notre propos d’aujourd’hui. Il nous en a fait voir des couleurs à nous, les supporters du Cercle Sportif Imana Matiti Mabe. Il avait des tirs qui ressemblaient à des boulets de canon. Un soir où nous livrâmes un match nul contre nos éternels adversaires, Imana menaipar par 4 à 1. V. Club égalisa à 10 minutes de la fin. C’est lui, Mayaula,  qui fut marqueur du 4ème but. Je me souviens de la scène. Le gardien d’Imana avait le dos tourné vers « wenze » des « Tupamaros »et la résidence du cardinal Malula. Recevant une passe en croisée d’un co-équipier, Mayaula, qui courait très vite, dépassa son couvreur, rattrapa le ballon et, sans ralentir, lâcha un boulet fumant qui faillit décapiter notre gardien. Son but provoqua un « woooo «  qui embrasa tout «  Moscou » qui avait déjà entonné son hymne de victoire: « Nani mokonzi ya terrain, Véa ! » Un cri qui se répercuta en écho, comme une traînée de poudre, sur tout Kinshasa.  Ce jour-là, je détestai Vita, ses fanatiques et Mayaula. Mais, on n’oublie vite. Somme toute, en dehors du stade, il m’est resté sympathique.

La dernière fois où je l’ai vu, ce fut en 1977, je crois, lorsque l’équipe des Léopards est venue visiter la Cité de la Voix du Zaïre. Je me trouvais en régie finale, fort occupé. J’ai juste eu le temps de serrer la pince à tous les joueurs et staff. De tout le groupe, il y a juste Mayanga et Mayaula qui m’étaient familiers. Il faut dire que ça faisait longtemps que je n’allais plus aux entraînements du F.C. Daring ni aux matches se déroulant au stade du 20-Mai du fait que les dimanches je devais me réveiller tôt pour aller démarrer les émissions et superviser la réalisation de Télé-Dimanche. Quand je finissais, j’avais hâte de rentrer chez-moi prendre une bonne petite sieste d’une heure. . Il ne faut pas oublier que, le samedi, on se couche tard avec quelques verres de bière dans le corps. Il fallait que je récupère. J’avais quand même le temps de suivre à la télé les matches qui débutaient vers 16 heures.

 La première fois que j’ai entendu parler de Mayaula musicien, c’est quand il a composé la chanson « Chérie Bondowe » Cette tune m’a fait sourciller marqué parce que, à l’époque, je venais de rompre avec mon ex-fiancé Émilie, une fille d’Immocongo,  et que celle-ci avait suivi son père à Matadi où il était directeur provincial après le déménagement du siège des institutions provinciales du Bas-Zaïre. La coïncidence était étrange mais je n’en ai eu cure.  J’ai bien aimé son association avec Josky Kiambukuta et Youlou Mabiala avec qui il formait le trio « Les Mamaki » La première fois, ils ont sorti   le disque qui comprenait entre autres Pongi nazua te, Massivi, etc, Je vous ai parlé de la chanson « Bombanda compliqué » de Diatho Lukoki, signée Ya Tamba dont ce dernier m’a fait cadeau de 30 copies que j’ai vendues. La deuxième fois - j’étais déjà loin du pays-  ils ont lancé sur le marché cet autre disque avec des chansons très rythmées dont  « Bilonda » (Josky), « Bambanda ba gagné » (Youlou), « Touche-moi là », « Je vous invite à danser », « A.B.C.D », toutes trois de Freddy, je suppose.  Excusez-moi si je me trompe. Ça faisait déjà longtemps que j’avais quitté la RDC ! 

Mayaula aura marqué son époque avec un style bien à lui. On sentait, dans ses chansons, qu’il avait de l’instruction. En plus de  combiner plusieurs langues (français, lingala, kikongo, créole), sa musique se voulait à la fois originale, éducative et rythmée.

Dans mes articles précédents, consacré à Yolou Mabiala, j’ai fait allusion à lui alors qu’on le disait atteint de paralysie, coincé et abandonné dans le domicile familial au quartier du 20-Mai.  Voilà que la mort vient de nous l’enlever dans un hôpital de Bruxelles !

Je reviens à ma question de l’autre jour. Pourquoi attend-on la dernière minute, quand il n’y a particulièrement plus rien à faire,  pour envoyer un malade recevoir des soins en Europe ou en Afrique du Sud ?

Adieu Freddy ! Que ton âme repose en paix !

À demain !

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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