L'héritage de Vieux KassamL’héritage de Vieux Kassam souillé SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE Je ne connaissais pas personnellement les autres enfants de feu le président Jose

Publié le par Vieuxvan

L’héritage de Vieux Kassam souillé

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

Je ne connaissais pas  personnellement les autres enfants de feu le président Joseph Kasa-Vubu. Par contre Adolphe, l’aîné, était de la promotion qui venait après la nôtre au Collège Albert 1er (Boboto) Il m’était très sympathique et vice-versa. C’était un garçon poli, sage, calme et bien élevé. Son petit-frère, Flavien, qui venait à peine de vivre sa crise d’adolescence sans doute, était plus bouillant sans être méchant. Marie-Rose fréquentait alors le Lycée du Sacré-Cœur. Je l’ai rencontrée deux ou trois fois à des « Fancy Fairs », des fêtes qui étaient organisées au Lycée. Comparés aux enfants de certains présidents de la république d’Afrique, ces trois là étaient vraiment exemplaires.

Je n’ai pas suivi la carrière politique des deux sœurs Marie-Rose et Justine et je ne veux rien en savoir, chaque citoyen étant libre de son choix. Je suis simplement peiné d’apprendre ce qui est arrivé à cette famille éclaboussée par le scandale de Justine.

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La République Démocratique du Congo en général et le Bas-Congo en particulier m’apparaissent avoir beaucoup changé depuis l’avènement de la 2ème République au plan des valeurs familiales. Depuis ma jeunesse, la société de l’époque m’a inculqué plein de bonnes valeurs comme le respect, l’intégrité, le partage, la pudeur, l’empathie, la bravoure  et bien d’autres. Je vous ai déjà dit que, dans le milieu où j’ai grandi, quand quelqu’un faisait la prison, même pour une broutille, il déshonorait sa famille. Au Collège Notre-Dame de Mbansa-Mboma, un élève a été interpellé et amené par les policiers coloniaux pour avoir tenté d’envoyer une lettre avec un timbre-poste mal affranchi! Autant vous dire que je n’en revenais pas, dans les années du M.P.R., alors que la devise du parti était « Servir et non se servir », de voir des citoyens qui avaient été incarcérés pour des détournements de deniers publics se faire applaudir à leur sortie de prison par certains de leurs proches. Je me souviens du ministre Mario Cardoso, qui a été accusé d’un méfait de ce genre. Lors d’un grand rassemblement populaire au Stade du 20-Mai, retransmis en direct à la télévision et suivi par des millions de téléspectateurs, le président Mobutu a fit rire de lui en disant : « Baninga basalaka ayibi ndambo, atiki ndambo, ye akongoli nyonso »  Autre tribu, autres moeurs !

Je vais vous donner deux autres exemples qui illustrent la bonne éducation. Chez-nous, on ne serre pas la pince de son vis- à- vis de la main gauche. Chez-nous, on ne passe pas son chemin entre deux personnes assises ou debout. Chez-nous, une fille ne montre pas ses cuisses et ses seins à ses parents ou à d’autres personnes, surtout pas en public ! Chez-nous, on se couvre la bouche en baillant ! Chez-nous, on s’excuse lorsqu’on a roté.

À propos de la famille, à notre époque les liens de parenté étaient sacrés. Je n’ai jamais appelé mes cousins des cousins. Ce sont mes frères ! Ainsi le veut la coutume mukongo et c’est automatique ! Je vous l’ai déjà dit, j’ai été hébergé conjointement par mes soeurs et cousins sans faire de distinction d’aucune façon. Ce fut la même chose lorsque à mon tour je fus en mesure de le faire.

La famille d’aujourd’hui, hélas, n’est plus la même ! D’aucuns ont allégué que le mélange tribal qui caractérise Kinshasa depuis l’avènement de la 2ème République ne lui a pas porté bonheur. J’ai déjà côtoyé des gens du Kivu, de Bandundu, du Katanga et d’autres provinces. Le respect et la solidarité étaient omniprésents jusqu’à une certaine époque.

Je viens de recevoir la visite d’Aimée, une amie de mon épouse. Elle est dans la trentaine et connaît donc mieux que moi la nouvelle génération. À son avis, tout a dégénéré depuis que les gens veulent copier les Occidentaux. À Kinshasa, par exemple, le langage, le look, les habitudes de vie sont désormais calqués sur  ceux du « Nord », d’où l’expression « Poto na kati ya Kin » ou encore « Eleka na yango quoi » pour encourager les « coops ».

Ici, au Canada, les filles nées au Québec ne savent pas cuisiner. Que feront-elles lorsqu’un jour elles seront mères de familles ? Les filles d’ici se tapent des copains et copines et se fixent des rendez-vous ici et là souvent à l’insu des parents. Les garçons d’ici délaissent volontiers les études pour se lancer dans le gain facile. Il paraît qu’il existe présentement des gangs de rue congolais. Dernièrement des fraudeurs qui clonaient de faux documents, entre autres des cartes de crédit et des passeports, ont été appréhendés dans une garderie qui leur servait de planque. Le groupe était constitué d’arabes et de Congolais !

Je ne peux pas condamner les parents congolais de Montréal. C’est la société qui tolère ce laisser-aller de la part des enfants. Ceux-ci sont prompts à appeler la Protection de la jeunesse ou la police (9-1-1) lorsqu’ils veulent que leurs parents leur fichent la paix ! Le laxisme et le libertinage ont corrompu la société québécoise. J’ai des amis québécois dont les filles adolescentes se tapent un « chum ! » à 14 ans ! J’en ai déjà vu se mettre à poil avec leurs petits copains devant les parents de la fille à l’entour d’une piscine privée. J’ai vu les même filles au fil des ans changer plusieurs fois de chums tout en grandissant. Chez-nous, aucun homme n’épouserait jamais une fille de cet acabit-là !

Je ne peux cependant pas comprendre que nos autorités et parents de la RDC laissent la société occidentale contaminer nos enfants qui naissent et grandissent au pays. Il faut coûte que coûte trouver les voies et moyens d’interdire le libertinage calqué sur l’Europe et l’Amérique. Je ne suis pas contre la Ligue des droits et libertés de la personne mais il y a lieu d’y mettre du bémol lorsque nos valeurs se sentent menacées. Si un homme ou une femme veut coucher avec son chien ou son cochon, faut-il le laisser faire pour ne pas brimer sa liberté ?

Pour en revenir à l’histoire qui a déclenché cet article, je déplore la destruction des vestiges de feu notre ancien et premier président de la République. Je regrette aussi que, dans cette histoire, justice, vie familiale, sorcellerie et politique soient entremêlés. Je ne puis comprendre pourquoi une famille aussi respectée se retrouve tiraillée et qu’aucun conciliateur n’ait réussi à réconcilier les frères et soeurs ennemis. La sagesse des Bakongo est-elle désormais un vain mot ou sont-ce plutôt les sages qui sont devenus une espèce en voie d’extinction?

Rappelons-nous la chanson « Mambu kuntuala » de Paul Mwanga !

À demain !

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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