Lancer frappé

Publié le par Vieuxvan

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Vendredi 29 avril 2011  

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

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L’événement du jour

Les Etats- Unis d’Amérique n’ont pas fini de subir les foudres et caprices de dame la nature.

Etats-Unis: Plus de 300 morts après les tempêtes dévastatrices

 

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L’article du jour

 

 

Lancer frappé

 

D’aucuns l’appellent « tir frappé », d’autres « lancer frappé ». C’est la spécialité du Canadien de Montréal au cours de ces dernières années. Depuis que les fanatiques firent l’acquisition de Sheldon Soury, un quart arrière spécialiste de ce tir foudroyant, ils en firent leurs délices. A son époque, il y a quatre ans, chaque fois que le Canadien était en avantage numérique, ils en réclamaient et le joueur vedette leur en donnait pour leur argent. Lorsqu’il marquait, le public était en fête et le commentateur de la télé s’écriait :

 

- Et… le but…! Quel lancer frappé !

 

Hélas ! Sheldon quitta Montréal en 2009 au grand dam des fans. Il préféra, dit-on,  se rapprocher de sa femme et de ses enfants. Du même coup, il transporta ses pénates à Edmonton. Malheureusement pour lui, des blessures l’affectèrent plus qu’à son tour. Il ne put donc pas rééditer ses exploits de Montréal. D’ailleurs, personne ne voulut plus tellement des services d’un multimillionnaire passant plus de temps à l’infirmerie que sur la patinoire.

 

Le Canadien, lui, ne mit du temps à lui trouver un remplaçant en Marc-André Bergeron. Ce dernier aida l’équipe lors des séries éliminatoires de 2010. Lors des supériorités numériques, le public était suspendu à ses patins et réclamait un but. Le gars ne décevait pas. Et le reporter Pierre Houde de RDS (Réseau des Sports) d’apprécier :

 

- Et… le but…! Quel lancer frappé !

 

Mais, désormais l’équipe disposait de deux joueurs spécialistes en tirs frappés. Au plan de la masse salariale, cela coûterait cher. Il fallut choisir entre Marc-André Bergeron vieillissant et le jeune et talentueux P.K. Subban, un gars de 20 ans, de race noire, originaire de Toronto. Le club opta pour la jeunesse.

 

Au fil du temps, on se rendit compte que le jeune homme avait du cœur au ventre et du talent à revendre. C’était l’oiseau rare dont l’équipe avait besoin. Du coup le public, les journalistes, l’entraîneur, tout le monde vanta ses succès. En tout cas, l’équipe lui dut une fière chandelle durant ces deux dernières saisons puisqu’il fut l’un des artisans de son accession aux deux séries d’après-saisons.  Son tir foudroyant faisait des ravages et les chroniqueurs écrivaient ou s’exclamaient :

 

- Ah ! Ce P.K ! (Lisez Piqué) Quel lancer frappé !

 

Le jeune homme devint du coup la coqueluche du club et la bête noire des équipes adverses. Son arrogance, ses acrobaties et ses pas de danse après avoir inscrit un but – les gens de race noire sont réputés en la matière - lui attirèrent l’antipathie des rivaux du Canadien dont les Bruins de Boston et les Fyers de Philadelphie, deux équipes qui se disputent l’hégémonie du hockey dans la Conférence de l’est au sein de laquelle évolue le Canadien.

 

Puis, voilà que l’équipe accéda aux séries éliminatoires de 2010 ! P.K. Subban y fut   encore une fois pour quelque chose. Au cours de cette série, les joueurs de Boston l’eurent à l’ œil ; le public bostonnais le hua. Malgré tout, il se distingua encore une fois, défiant les huées des dizaines de milliers de spectateurs du TD Garden. Une perle pour Montréal ; une peste pour Boston !

 

Enfin, lors de la première ronde de cette année, P.K. remit ça. Si la série devint égale ( 3-3), il en fut l’un des artisans. Le Canadien excella à faire prendre des pénalités à l’adversaire qui lui, ne généra rien en 22 attaques massives. Lors du 6ème match, les deux buts de l’équipe furent ainsi marqués lors d’avantages numérique de deux hommes (5 contre 3) P.K. Subban ne se fit pas prier pour inscrire encore une fois son nom au pointage et arracher des exclamations des commentateurs de hockey :

 

- Et…le but… ! Quel lancer frappé !

 

Lors du 7ème match contre Boston, le même scenario se produisit. Mené 2-0 en début de match, le Canadien put combler son déficit et  arracher de justesse un nul de 3-3 grâce, encore une fois, à un avantage numérique et à un tir canon de P.K. Subban qui se logea dans la lucarne. Ce fut tout un missile !

 

- Et…le but… ! De s’écrier le reporter. Quel lancer frappé !

 

Tout devait se jouer en prolongation. Malheureusement, tous les jours ne sont pas des dimanches. Le vent changea de direction. C’est Nathan Horton qui mit fin au débat et aux hostilités grâce à un tir foudroyant en plein dans le mille, qui jeta une douche froide et la consternation chez les fanatiques du Canadien ; ceux des Bruins de Boston, eux, jubilaient. Ce fut plus qu’un missile ! Ce fut une fusée, vu l’étendue des dégâts : Montréal 3 - Boston 4. L’euphorie embrasa tout le TD Garden et la ville de Boston !

 

- Goal…! what a shot ! s’écria le commentateur bostonnais.

 

Le reporter Pierre Houde de RDS, lui, réprimant une larme, la gorge serrée, n’en croyant pas ses yeux, se contenta de dire

 

- Nathan Horton tire… et marque. Le Canadien est éliminé !

 

Le public du TD Garden de Boston entonna l’hallali des vaincus qui se répercuta en écho sur toute la ville et parvint jusqu'à Philadelphie, le désormais prochain adversaire des Bruins.

 

- La, la…La, la, la, la…Hé … Hé… Hé…Good bye ! (Adieu veaux, vaches)

 

 A travers tout le Québec, ce fut un silence de mort !  A cause d’un seul lancer frappé, tout venait de s’écrouler pour le Canadien, ses fans, Montréal et tout le Québec !

Canadien 3 - Bruins 4 (P): Le CH élimin

 

Désormais, tout est à recommencer ! Aujourd’hui, les dirigeants de l’équipe ont fait leur « post-mortem ». C’est sûr que la formation de l’an prochain aura un tout autre visage. Mais P.K. Subban, qui va avoir 22 ans dans un mois, sera toujours là, encore plus adulé. Jamais un joueur de race noire n’aura eu autant d’impact et de supporters que lui au Québec.

 

Entre-temps, privé de son passe-temps préféré, Montréal ressemble à une ville morte. Bien qu’il y ait des élections fédérales attendues pour le lundi 2 mai 2011,

les Montréalais semblent avoir l’esprit ailleurs. La flamme à l’intérieur d’eux s’est éteinte. Vivement que l’été arrive avec ses festivals à tout casser ! Mais, le goût amer de l’élimination demeure. Tout cela à cause d’un seul « tabarnac » de « crisse » de tir frappé signé Nathan Horton !

 

« Mau-ta-dit » de « christi » de lancer frappé !

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La pensée du jour

Qui veut épouser un prince

Doit apprendre à devenir princesse

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À demain!

Rose Laurens - AFRICA-

 

 

 

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