Le royaume interdit.

Publié le par Vieuxvan

Le royaume interdit

Je viens de regarder à la télévision le film « Le royaume interdit », une production américaine, réalisée par Rob Minkoff, mettant en scène entre autres Jackie Chan et Jet Li. C’est un des classiques chinois qui sont basés sur des mythes et légendes de la Chine antique. J’en ai déjà vu d’autres du genre auparavant, notamment Adieu ma concubine(1993 - Leslie Cheung, Zhang Fengyi), The Story of Qiu Ju (1993- Li Gong, Peigi Liu),  To Live (1994 – Ge You, Li Gong), Les Triades de Shangaï (1995- Gong Li, Baotian Li), L’Empereur et l’assassin ( 1999- Haifeng Ding, Li Gong), Tigre et Dragon (1999 – Chow Yun-fat, Zhang Ziyi, Chang Chen, Cheng Pei-Pei), Le maître d’armes (2006 – Jet Li, Sing Ngai, Shido Nakumura) La Cité interdite (2007- Gong Li, Chow Yun-Fat), etc.

Celui-ci n’est pas tellement différent des autres en ce qui a trait aux décors, costumes et combats de kung-fu et autres rataplan avec lesquels nous sommes déjà habitués. J’en ai lu plusieurs synopsis. Je vous ai toujours dit que, à partir d’une même histoire, on pouvait pondre des centaines de synopsis parce que chacun a sa façon de voir ou de traduire. Voici ma version à moi.

Synopsis

Jason Tripitika ( Michael Angarano) est un adolescent de Boston âgé de 17 ans, fanatique de kung-fu et du cinéma de Hong Kong, qui rêve souvent du Roi Singe. Un jour, il découvre dans la boutique du vieux Hop (Jackie Chan maquillé) dans Chinatown une longue canne, un "bo",  ornée d'un singe en bronze qui ressemble à celui du personnage de ses rêves. Quelques minutes plus tard, une bande de jeunes malfaiteurs oblige Jason à s'introduire dans la boutique pour la dévaliser. Au cours de l’altercation, Hop est abattu d'une balle, mais il a juste le temps de confier la canne à Jason et de lui faire promettre de la restituer à son propriétaire. Paniqué, le garçon s'enfuit et, serrant la canne contre lui, tombe du toit.

Quand il reprend connaissance, il se retrouve plongé dans la Chine ancienne, toujours en possession de la canne. Débute alors un périple qui les mènera lui et son bâton au milieu des montagnes où se côtoient arbres en fleurs, faune verdoyante et cultures paysannes. Cependant, c’est un coupe-gorge où des guerriers de Jade

 ( Sing Ngai), le Seigneur de la guerre, sèment la terreur. Ce dernier a même figé dans une pierre Le Roi Singe (également interprété par Jet Li).


Chemin faisant, Jason fait la connaissance du moine T'sa-Ho (Jackie Chan), un alcoolique surdoué dans les techniques de combat ainsi que de Golden Sparrow (Yifei Liu), une adolescente dont les parents ont été massacrés par le Seigneur de la guerre. Tous deux se joignent à lui lorsqu’il leur explique qu’il doit accomplir la prophétie en remettant le "bo" au Roi Singe. Sur la route qui les mène vers la montagne aux cinq éléments, le monde des immortels, un moine silencieux (Jet Li) parvient à dérober le bâton. Heureusement que l’autre moine ( Jackie Chan) intervient. Après s’être affrontés sans qu’il y ait un gagnant, les deux moines s’associent temporairement. Ils enseignent le kung-fu chacun à sa façon au jeune Jason.

Les voilà désormais quatre pour sauver le royaume. Sur leur route, ils rencontrent Ni Chang ( Bingbing Li), une fille au service de Jade. Celle-ci blesse T’sa-Ho d’une flèche dans le dos. Il risque de mourir si l’on ne lui trouve pas l’élixir de vie. Or, celui-ci se trouve entre les mains de Jade. Jason et  Ni Chang doivent se battre et l’élixir ira au gagnant. Mais, ce n’est qu’un mensonge. Jade n’a pas envie de céder l’élixir ni à l’un ni à l’autre. Suite à des combats sanglants et aidés par de jeunes moines qui amènent T’sa-Ho avec eux sur une civière, ce dernier boit enfin l’élixir et retrouve la santé et la forme. Hélas, Golden Sparrow, dont Jason est amoureux,  meurt au cours de cet affrontement. Après avoir vaincu Jade et ses guerriers, le quatuor réussit à parvenir au palais de du roi Singe et à le libérer conformément à la prophétie. De retour à Boston, là où il était tombé du toit, Jason peut désormais montrer ses talents de combattant face aux meurtriers de Hop (Jackie Chan), lequel a  survécu à sa blessure. En face de sa boutique, une jeune chinoise vient d’ouvrir une boutique. Elle ressemble étrangement à Golden Sparrow. L'enseigne de la boutique porte justement le nom chinois de  "le moineau doré", une traduction de Golden Sparrow.

Ce film a suscité beaucoup de critiques et commentaires. Je commence par vous livrer le point de vue des critiques de la presse.

Hubert Lizé - Le Parisien

Il suffit parfois de ne pas grand chose pour réussir un film d'action. Une canne de bronze aux vertus magiques, des paysages majestueux, des combats d'arts martiaux à tomber par terre et un soupçon d'humour.

Rurik Sallé - Mad Movies

Le Royaume Interdit, joli spectacle tout public sage et poli, mérite le déplacement.

La rédaction - 20 Minutes

Jackie Chan et Jet Li, (...) impressionneront les amateurs du genre. Leurs scènes communes sont les meilleurs moments d'un film au scénario un rien simpliste.

Le Monde - Jean-François Rauger (24 septembre 2008)
(.. .) En jouant la carte d'un humour prépubère qui rappelle malheureusement les nanars produits par la compagnie Cannon dans les années 1980, le film perd tout véritable potentiel et tout véritable intérêt.

Le Figaro Magazine - Arnaud Bordas (20 septembre 2008)
(.. .) Les auteurs limitent la casse et privilégient le référentiel respectueux au spectacle bas de plafond (.. .) Résultat : un film familial formaté et sans brio mais plutôt humble dans sa démarche.

Les Inrocks - Léo Soesanto (23 Septembre 2008)
Un film à l'esthétique fantasy plastoc sous-Narnia et sous-Zhang Yimou, où les deux stars sont à l'image de leur scène de duel : en service minimum. Grimé en singe ou urinant sur Chan, Li est le grand perdant de l’affaire.

Figaroscope (24 septembre 2008)
Un film d’aventures assez banal, dont le principal atout est le duo Jet Li/Jacky Chan.

Première - Alex Masson (Septembre 2008)
S'il utilise le principe du voyage dans le temps, ce film arrive bien trop tard pour avoir une once d'originalité.

Venons-en à présent aux points de vue des cinéphiles et amateurs. Comme vous pourrez le constater, la majorité sont des jeunes qui sont à peine dans la vingtaine mais qui sont déjà des critiques avertis. Comme d’habitude, de ce côté-là aussi, chacun à son point de vue.

Jet Li et Jacky Chan ensemble aurait dû donner de quoi d'époustouflant... mais non. Ils ont tellement repris des concepts de films de kung fu que ça en vient étourdissant. En plus de cela, j'ai trouvé que la sorcière aux cheveux blancs était de trop. On y croit plus tellement plein d'éléments arrivent sans avoir de sens. Côté technique, on dirait que le réalisateur a mis l'accent que sur les combats (qui sont d'ailleurs très bien réussis). Finalement, détail mineur, ils auraient dû trouver un nom au seigneur des guerres car l'appeler donnait un air conte pour enfant. Louez ce film, non... attendez qu'il passe à la télé, et ce s'il n'y a vraiment rien d'autre de bon à la télé. - Par Rocky6 Homme | 20 ans | Québec.

Scène époustouflante

La scène des cheveux est particulièrement prenante, les effets spéciaux sont époustouflants à ce moment là, la tension est à son comble, du jamais vu, une grande prouesse technique. On se rend compte de l'incroyable talent et génie du réalisateur ainsi que de cette jeune actrice qui a sa place dans le cinéma! Une grande carrière l'attend surtout pour cette prouesse acrobatique hors du commun! - Par webmichael - Homme | 23 ans | Montréal.

Jet Li et Jackie Chan, un super combat

Bon, pour commencer, ce film est un bon divertissement mais, si on veut pouvoir réfléchir et trouver un sens à sa vie à travers ce film, c'est raté. Beaucoup de clichés, de gestes posés qui font qu'on se demande pourquoi il est si con et prévisible. Le bien triomphe du mal, on le sait. Plusieurs petits éléments sont clichés, mais originaux en même temps. Les combats sont bien synchronisés, bien conçus, mais ils durent une véritable éternité parfois (c'est un film d'arts martiaux quand même!). Ça vaut le détour, mais peut-être plus au club vidéo qu'au cinéma. Et aussi, voir Jackie Chan avec ses super longs rastas... wow, ce n'était pas nécessaire. - Par phoenixgabe - Femme | 21 ans | Québec.

J’ai capoté

J'ai tellement trouvé ça bon. C'était une excellente idée de mettre dans le même film les deux plus grands acteurs d'arts martiaux: Jackie Chan et Jet Li. J'ai tellement capoté, j'étais curieuse de savoir comment ils allaient faire le film et c'est une réussite. - Par 33sunny3 - Femme | 19 ans | Laurentides.

Super, non-stop, du début à la fin

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C'est un film d'une grande beauté visuelle autant dans les chorégraphies de combats que par la direction photo et les endroits tout aussi majestueux les uns que les autres. J'ai adoré ce film avec mes deux garçons qui essayaient tant bien que mal d'imiter les mouvements tellement rapides! Ce sont vraiment les meilleurs acteurs pour ce style! Il y a tellement d'action que je ne voulais même pas aller chercher des breuvages en plein milieu! Je me suis quand même résignée mais en courant! Ha!

C'était génial. - Par jozz - Femme | 44 ans | Montérégie.

 

Jackie Chan et Jet Li = combats = super

Un mélange de tous les films d'arts martiaux... de Karate Kids à Tigre et dragon. J'ai aimé les combats, plutôt les chorégraphies archi-synchronisées. Ça m'impressionnera toujours. J'ai un parti pris, j'aime bien Jackie Chan et Jet Li. Un film à voir avant les gros blockbusters de l'été.

Par tchico - Homme | 37 ans | Québec.

Au moins c’était drôle.

Vraiment, il s'agit du film le plus cliché que j'ai vu de toute ma vie! On dirait que le réalisateur à voulu prendre toutes les pires mauvaises passes des films d'arts martiaux pour les mettre dans celui-là. C'était kitch à un point tel que j'ai ri tout le long. Vraiment, ceux qui aiment le n'importe quoi vont être servis. - Par bobelbob - Homme | 20 ans | Québec.

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Le pire film d’arts martiaux de Jet Li et Jackie Chan

En regardant la bande-annonce, je m'attendais à un film formidable, égal avec le film « Tigre et dragon », mais lorsque je suis allé le voir... horreur! N'importe quoi! C'est un film sans but, trop enfantin. Et je crois que le personnage de Jason est un des faits (car il y en a plusieurs) qui ont gâché le film. C'est un personnage dont ont peut très bien se passer. Par ailleurs, des mouvements de combats inutiles sont montrés dans ce film. Bref, « Le royaume interdit » est un film de kung fu trop raté qui ne mérite même pas d'être vu en DVD. Par Barry - Homme | 16 ans | Montréal

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Li versus Chan

Wow! Pas trop chinois, pas trop américain. Bon mélange. Le combat de Jet Li contre Jackie Chan vaut vraiment le déplacement. L'histoire d'amour est effectivement très quétaine et la morale qui va avec le film aussi, mais les amateurs d'arts martiaux apprécieront la qualité des combats.

Par defrost - Homme | 18 ans | Québec

Voici l’opinion d’un chroniqueur d’une revue spécialisée, habitué à faire des critiques de films.

  le 23 Septembre 2008 par Guillaume Monier.

Enfin un film où se trouvent réunies les deux grandes stars des arts martiaux : Jackie Chan et Jet Li. Rien que le casting semble être le gage d’un bon moment de divertissement kung-fuesque. Si tous deux exercent dans des registres très différents, leur amour pour le combat suffit à rendre leur association intéressante, association qui suscite quelques interrogations. 'Le Royaume interdit' ressemblera-t-il à un film léger où se mêleront cascades impressionnantes et loufoqueries sans nom, à la sauce Jackie Chan ? Ou au contraire, sera-t-on confronté à une histoire plus sérieuse, apanage du grave Jet Li ? Au final, l'univers proposé est aux confluents de 'L'Histoire sans fin', 'Il était une fois en Chine' et de 'Karaté Kid'. La synergie entre les deux comédiens est plutôt réussie, chacun évoluant librement, sans étouffer l'autre. Les combats ont été orchestrés par Yuen Wo, l'homme s'étant fait remarquer dans l'excellent 'Maître d'armes' - dans lequel jouait d'ailleurs Jet Li. Visuellement, le film a donc de quoi satisfaire.Imprégné d'une sagesse chinoise omniprésente, il semble néanmoins qu'un vieil adage ait été oublié : "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". 'Le Royaume interdit' se veut un film grand public, tentant de plaire aux enfants comme aux adultes, moins sensibles à ce style de cinéma. Cette volonté de contenter le plus grand nombre impose malheureusement un carcan dont le film a bien du mal à se défaire. Trop consensuelle, la production de Rob Minkoff perd en spontanéité et ne satisfera pas pleinement les aficionados du genre. Il s'agit de ne pas être trop dur toutefois ; les scènes de combat sont fantastiques et compensent les faiblesses d'un scénario trop aseptisé.

Ce que j’apprécie du monde occidental, c’est cette liberté dont dispose tout individu d’émettre son pont de vue sur n’importe quel sujet. Nous n’avons pas, tous, la même perception des choses. Quand vous dites, faites ou réalisez quelque chose, attendez-vous à des critiques de tous genres.

Moi, ce qui me fascine chez les Chinois, c’est d’avoir réussi à nous vendre leur culture. Le monde est plein de quartiers chinois alias Chinatown. Et que dire des  buffets et restaurants chinois dont Le Mandarin où des gourmets affluent, toutes races confondues. C’est la même rengaine avec leur cinéma. Parmi les critiques dont je viens de vous livrer les impressions ne figure aucun Chinois. En tout cas, j’admire ce génie qu’ils ont de convertir leurs mythes et légendes en des films modernes très prisés. En outre, ils sont spécialistes dans le choix des décors, costumes, maquillages et effets spéciaux. Tout cela ne relève pas de l’effet du hasard. Ils travaillent bien leurs scénarios et choisissent les meilleurs réalisateurs, techniciens et comédiens pour arriver à leurs fins.

En tant qu’Africain, je reste pensif et soucieux. Je m’interroge en fait sur ce qui fait que notre cinéma à nous donne encore l’impression d’être à un stade expérimental. Les contes et légendes de chez-nous pourraient donner lieu à des films fantastiques, épiques ou d’aventures. Je sais que des festivals comme Vues d’Afrique et FESPACO font de leur mieux pour promouvoir le cinéma africain mais je n’ai pas l’impression que nous avons vraiment progressé. Il n’existe aucune commune mesure entre les productions chinoises et les nôtres. D’aucuns vont encore brandir le prétexte des coûts de production. Je suis bien d’accord mais depuis combien de temps le cinéma existe-t-il ?

Nous n’avons pas besoin de décors intérieurs somptueux ? Nos ancêtres créchaient dans des cases. Cependant, au plan des décors extérieurs, l’Afrique sub-saharienne regorge de forêts, lacs, fleuves, faune et flore qui n’ont rien à envier aux autres continents. Les mythes, contes et légendes, n’en parlons même pas. Et que dire de ces histoires de sorciers qui volent de nuit, se transforment en léopards et crocodiles, qui se partagent la chair des morts et autres pratiques sataniques ? S’agissant de notre culture et de fiction je ne pense pas que Dieu nous reprochera de pondre   d’excellents scénarios originaux et bien travaillés inspirés de ces mythes ? Personne ne me convaincra que, en Afrique, les personnes physiques ou morales capables de s’associer pour produire un grand film n’existent pas. Si je parcours des yeux la distribution du film « Le royaume interdit », je me rends compte qu’il a été produit grâce au partenariat d’une brochette de producteurs et co-producteurs. Les mises de fonds dans les co-productions ne sont ni des dons ni des subventions. Ce sont des investissements qui procurent des bénéfices, des dividendes. « Le royaume interdit », dont le budget de production a été estimé à 55.000.000 $, a amassé des recettes de l’ordre de 127.906.624 $,  soit un bénéfice de 72. 906.624 dollars. Ce n’est rien comparé à Avatar : « Mercredi, «Avatar» a dépassé la barre des 1,12 milliard US$ de recettes au box-office mondial- «Titanic», un long-métrage réalisé par James Cameron tout comme «Avatar», reste toujours le film le lucratif de l'histoire. En 1997-98, il avait récolté 1,84 milliard $ à l'échelle mondiale. (Source: Hollywood Reporter – 07 janvier 1010)  

Dans nos pays, nous avons des compagnies aériennes, des sociétés d’assurances, des compagnies fluviales et chemins de fer, des brasseries, des sociétés minières, des entreprises de télécommunications, des banques, des pétrolières et autres, des chaînes hôtelières, sans compter les gouvernements.  Et pourquoi des producteurs de plusieurs pays ne s’associeraient-ils pas comme font les  autres ? De nos jours, les États Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Australie, etc. s’associent des fois autour d’une méga production. Pourquoi des pays africains ne le feraient-ils pas ? 

         

 
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