Les trois shows des Quebecois

Publié le par Vieuxvan

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Dimanche 15 janvier 2012

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Les 3 shows des Québécois

L’été a fait ses valises au Québec. Qui part à la chasse perd sa place. L’hiver s’est abattu sur le Québec, tardivement, mais il est enfin là avec son lot de problèmes. On est déjà en 2012. On gèle de froid. Il faut s’habiller chaudement. Les rues sont ensevelies sous la neige. Nous avons sorti nos pelles pour balayer le balcon et la cour avant de nos résidences, la neige qui s’accumulée sur les vitres des voitures et les retient celles-ci prisonnières. Il faut les dégager et en chauffer le moteur avant de prendre la route. Les yeux en larmes, le nez coulant, chacun prend son mal en patience. Gare à la chaussée car il y a des jours où elle est glissante. Quand elle se présente ainsi, les accidents se comptent par dizaines soit parce que la visibilité n’est pas bonne, soit parce des conducteurs ont omis de s’acheter des pneus d’hiver. Cette fois ce n’est pas le cas, mais il y a eu quand même plus de 50 cm et ça n’en finit plus. Hier, avant de sortir de chez-nous, j’ai dû balayer la neige trois fois. Les flocons de neige tombaient toujours. La météo nous a prévenus la veille qu’il neigerait et qu’il y aurait accumulation pendant deux jours. C’est plutôt rare, mais l’on n’y peut rien. On garde quand même le moral.

Rejoindre le centre-ville relève de l’exploit avec tous ces embouteillages et ces camions de déménagement qui dégagent rues. Il faut garder les yeux bien rivés sur la conduite et surveiller les réactions des autres conducteurs et des piétons. Lorsqu’on est pris dans un embouteillage, il faut demeurer dans la file et prendre son mal en patience. On met le chauffage pour ne pas geler. On arrive au bureau en retard. Qui plus est, il faut parquer notre voiture, entrer au bureau, se débarrasser de sa casquette, de son foulard, de son manteau, de ses gants et de ses bottes. A la fin de la journée, c’est le processus inverse. Il faut de nouveau s’emmitoufler, retrouver sa voiture, la dégager et la délivrer de nouveau de la neige s’il y a eu d’autres tombées. Puis, on repart pour un autre calvaire sur les routes enneigées et embouteillées malgré le travail des camions de déneigement. Après trois quarts d’heures interminables voire même plus, on sort enfin du trafic pour retrouver sa rue. Heureux sont ceux qui ont leur parking personnel, sinon, il faut se trouver un endroit pour garer sa voiture sans risque de se faire coller une contravention pour mauvais stationnement.
Ouf ! Quel soulagement quand on rentre chez -soi et qu’on retrouve le décor chaud et douillet de son intérieur. Enfin, on peut se changer, mettre des tenues plus décontractées et prendre une tasse chaude de café ou de thé.

Voilà comment se déroule la journée d’un Montréalais les jours de tempête de neige, comme celui que nous avons connu hier.

Le soir, de retour chez-eux, les Québécois essaient de se consoler avec les programmes de la télé. Hélas ! A part Star Académie, une variété qui n’a rien d’extraordinaire, des humoristes et clowns qui n’ont pas la tête de l’emploi, des talk-shows endormants et ainsi que des téléromans insipides et fades, seules les nouvelles d’actualité et le hockey font encore écho. Pour les cinéphiles comme moi, il faut se reporter sur les chaines privées spécialisées, sinon c’est donc l’ennui qui s’installe.

Mais, pour les amateurs des sports d’hiver, c’est la grande fête. Les motoneigistes, skieurs, sauteurs, patineurs et autres s’en donnent à cœur joie. Les stations de ski font actuellement des affaires d’or. Pour ces gens-là, les flocons de neige ne sont pas une corvée mais une manne comme celle qui tomba du ciel au temps de Moïse.

Mais, pour la majorité des Québécois qui ne sont pas des mordus des sports d’hiver, il y en a trois grandes passions : la politique, le hockey et la bière.

Côté politique, en ce début d’année 2012, pour une fois, il n’y a aucun scandale à l’horizon, sauf cette dénonciation par l’opposition de l’engagement de  Nathalie Normandeau, ancienne vice-Premier ministre, par une firme de comptables.
La volte-face de Nathalie Normandeau | Carnet…

En attendant, l’enquête sur la corruption et les collusions dans le domaine de la construction continue. Le calme règne aussi du côté des sondages, lesquels indiquaient dernièrement une baisse considérable de la popularité du Parti Libéral du Québec. 

Par contre, son ennemi traditionnel, le Parti Québécois, ne peut malheureusement pas profiter de cette manne, car il continue d’éprouver des problèmes, le leadership de Pauline Marois étant contesté :
Pauline Marois sent la soupe chaude

Un autre député a fait ses valises avant-hier pour rejoindre la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), le parti de François Legault, transfuge du PQ, vraisemblablement et virtuellement le prochain Premier ministre du Québec. La réaction de Pauline Marois ne s’est pas fait attendre :
 L'opportunisme d'une «girouette» - Pauline Marois

Un deuxième autre gros morceau vient lui aussi de quitter le navire. Sa défection est presque passée inconnue :
Le président du PQ des Laurentides quitte ses fonctions

Un des députés du Parti Québécois, l’ancien journaliste de RDI  Bernard Drainville, l’un de ceux qui sont restés fidèles à Pauline Marois, s’est exprimé hier sur l’avenir du parti. Il ne cache pas son inquiétude :
Crise au PQ : Bernard Drainville craint le pire

Encore une fois, comme je l’ai déjà prédit, tôt ou tard il va falloir que Pauline renonce à son rêve de devenir Premier ministre du Québec. En attendant, elle continue de se défendre :
 À Charest, à Legault, à Rebello et à Harper -…

Quant à Jean Charest, n’ayant rien à se reprocher - il en a fini avec les grèves de tous genres et son projet de Plan Nord a le vent en poupe - têtu comme une mule et fort de sa majorité absolue en Chambre- il a déjà survécu à deux motions exigeant sa démission - il n’entend céder ni aux sondages ni à la pression populaire de citoyens dont il connaît bien le profil et la musique – ce sont d’éternels « chialeux »  (en Québécois), « bébés lala » (en créole haïtien), pleurnichards (en français)

D’ailleurs, le sourire aux lèvres, il a promis de solliciter un quatrième mandat, du jamais vu dans cette province où les Premiers ministres et leurs gouvernements ne font jamais plus de deux mandats consécutifs. Il est bon de noter qu’ici il n’existe pas de limite de nombres de mandats comme c’est le cas aux USA et en Haïti. A chacun sa Constitution !
Jean Charest: «j’y serai!» (en rappel)

Les vacances de Noël finies, les parlementaires vont se retrouver bientôt en chambre. On s’attend à de nouvelles empoignades. Il faut les voir s’invectiver à la limite des injures. Et il y en a déjà eu !

Entre-temps, au hockey sur glace, les fanatiques du Canadien de Montréal continuent de broyer du noir.  Après avoir congédié l’entraîneur Jacques Martin, Pierre Gauthier, le directeur général, vient d’échanger un des meilleurs francs-tireurs de l’équipe :
Le CH échange Cammalleri à Calgary - RDS.ca
Cammalleri se doutait qu'il allait être échangé

Le vis-à-vis de Camallieri impliqué dans la transaction, René Bourque, qui vient de Calgary et n’a de francophone que le nom. Il a rejoint Montréal hier :
Rene Bourque était un passager attendu à l'Aéroport Montréal-Trudeau vendredi soir suite à la transaction l'amenant à Montréal

Entre-temps, la présence d’un entraîneur anglophone unilingue continue d’alimenter les conversations.
Les Molson doivent se le dire, ça ne passera pas»

Pendant ce temps, la descente aux enfers du Canadien de Montréal se poursuit…Il vient d’encaisser sa 5ème défaite en 6 matchs alors que la saison en est à sa moitié et que désormais les équipes vont toutes sortir leurs griffes pour terminer parmi les 8 premières de leurs conférences respectives pour espérer accéder aux Séries éliminatoires.
Si le Canadien ne parvient pas à faire tourner le vent bientôt, il devra renoncer à son objectif principal de participer aux séries éliminatoires



Le Canadien comptait 3 blessés de taille dans ses rangs avant le retour de Scott Gomez ce soir.  Voici ce que disent les journalistes et chroniqueurs spécialistes à propos de ces éclopés :
        Andrei Markov :  Le retour au jeu de Markov attendra
              Brian Gionta (capitaine) Reverra-t-on Brian Gionta cette saison?
        Scott Gomez, Hockey | Canadiens - Gomez: un retour au jeu cette semaine ?

Le match qui a opposé le Canadien aux Sénateurs d’Ottawa ce soir s’est soldé par une autre défaite, cette fois en prolongation. Scott Gomez est demeuré discret, à mon avis.

Mais, que le Canadien perde ou gagne, les amateurs, eux, tiennent autant à leur équipe qu’à leur bière. Ils la boivent au goulot sur les gradins du Centre Molson, à la maison, dans les pubs et disco-bars tout en regardant les matchs sur écran géant. Bon an, mal an, les fanatiques restent fidèles à leur club. La bière leur permet à la fois de s’éclater en cas de victoire et de refréner leurs frustration et larmes quand survient la défaite. Chez-nous, on célèbre les victoires en dansant ; ici, ce sont la bière et les cris qui sont les signes de manifestation de joie. En cette moitié de saison, l’heure n’est malheureusement pas aux réjouissances, mais la bière et les amis demeurent les deux compagnons fidèles comme la cigarette et la bière dans la chanson « Trahison » de Simaro Lutumba. Les fans sont outrés d’avoir perdu un autre match hier soir, mais ils sont toujours prêts à tout oublier et à supporter leur club bien aimé lors de son prochain match. Un public fidèle comme celui-là, ça ne court pas les boulevards, rues et gradins de la planète. Mais, c’est bien le cas de le dire, on gagne ou on perd dans la discipline. Pas de violence, pas de casse !

L’équipe du Canadien appartient aux frères Molson, propriétaires de la brasserie du même nom, établie au Canada depuis plus de 4 siècles.
Molson - Wikipédia

Celle-ci ne lésine pas en matière de production brassicole. Ainsi, elle fait d’une pierre deux coups, amassant davantage de sous d’une part, faisant le bonheur des consommateurs et fanatiques du Canadien d’autre part.

Voilà comment la vie se déroule en cette saison comme à toutes les autres saisons d’hiver québécois et particulièrement montréalais. 


                  N.B. Si vous désirez lire les liens évoqués, veuillez vous reporter sur “le blog de celestin mansevani”
                  Pour les images, demeurez ou allez sur « vieuxvan.skyrock.com »


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clovis simard 18/04/2012 17:41

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