Peau noire, coeur noir.

Publié le par Vieuxvan

Peau noire, cœur noir.

Comme nous sommes en fin de semaine, j’ai décidé de vous amuser un peu à la fin de cet article. Ne soyez pas impatients !

Hier, je recevais un commentaire de Jean-Pierre Lubaya, aujourd’hui c’est un autre lecteur,  Régis-Crispin Lukoki qui réagit à un autre de mes articles intitulé « Eh ! Non. Vous n’êtes pas les seuls au monde »..

Un commentaire vient d'être posté par Crispin-Régis Lukoki sur l'article Eh! Non. On n'est pas les seuls au monde., sur votre blog vieuxvan.

« Je n´arrive pas à trouver le terme convenable pour qualifier ce genre d´actes. Je suis certain que parmi ces crétins il y aura de ces réfugiés que nous Congolais, avions reçu à bras ouverts et traité comme des frères. Permettez-moi de souligner que le peuple africain en général a perdu le peu de civilisation qu´on lui avait inculquée durant la colonisation. Quand je vois la barbarie et sauvagerie des armées régulières des pays africains, que je croyais être commandées par des éléments qui ont été formés dans des prestigieuses académies militaires, j´arrive à la conclusion ci-après: aucun dirigeant africain est à la hauteur de sa tâche. Nos armées semblent être le refuge officiel des indésirables. Il me semble qu´elles préfèrent le désordre au lieu de l´ordre. »

Qu’il s’agisse de la police ou de l’armée, les forces de l’ordre de nos pays ne sont pas là pour protéger les citoyens mais pour foutre le bordel partout grâce à la loi du plus fort. Chaque fois qu’il y a un problème d’anarchie dénoncé quelque part, ne

cherchez pas loin. J’en ai souvent fait état dans beaucoup de mes articles.

Tombe la neige... (21/12/2009 )

Arrestations et couvre-feux (14/12/2009 )

Que ce soit à Haïti, en RDC, en Angola ou ailleurs en Afrique, partout où les militaires et les policiers s’amènent avec leurs grosses bottes, ils y laissent leurs traces. Je l’ai déjà souligné. Depuis que je vis au Canada, je n’ai jamais été interpellé par les forces de l’ordre pour fournir mes pièces d’identité. Les militaires d’ici restent bien tranquillement dans leurs casernes et n’en sortent que pour aller combattre soit les talibans en Afghanistan soit la misère en Haïti ou ailleurs où leur intervention est requise.La semaine verte

« Le pays connaît son plus important déploiement de soldats canadiens jamais vu en temps de paix. ... La pire tempête de verglas de l'histoire canadienne

Après quelques jours, on fait appel à l'armée. Le pays connaît son plus important déploiement de soldats canadiens jamais vu en temps de paix. Ils sont 16 000.”

À Propos des Forces canadienne | Défense nationale et les Forces ...

Les membres des Forces canadiennes (FC) servent le Canada avec fierté en défendant ses valeurs, ses intérêts et sa souveraineté au pays et à l’étranger.Le Chef d’état-major de la Défense (CEMD) est le Général Walter Natynczyk. Il est chargé du déroulement des opérations militaires et de l’état de préparation des FC en ce qui a trait à l’exécution des tâches que le Parlement attribue par l’entremise du Ministre. Les pouvoirs du CEMD s’appliquent à la Marine, à l’Armée de terre et à la Force aérienne, de même qu’aux quatre commandements.

L’indiscipline n’est pas le seul apanage des pays africains ou en voie de développement. Partout, dans le monde, on a enregistré ici et là quelques cas isolés.

Casque bleu accusé de viol en RDC: enquête classée | RTBF INFO

Selon le soldat accusé de viol En Irak «tuer c'est comme écraser ...

Conte de fée : Un soldat canadien est accusé de meurtre non

La différence entre nos forces de l’ordre et celles des pays industrialisés, c’est que, dans le second cas, les coupables d’actes barbares sont poursuivis en justice et reçoivent des peines exemplaires.

Centre d'Études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES)

USA: six mois de prison pour un soldat accusé de "cruauté" | RTBF INFO

Des soldats de l'armée britannique vont passer devant une cour ...

Kolda: le soldat accusé de viol d'une gamine de 9 ans jugé mercredi

Le problème de nos pays, c’est l’impunité devant les actes d’abus physiques ou sexuels perpétrés par les soldats et policiers. Certains dirigeants semblent même vouloir se porter à la défense des fautifs, comme cette déclaration de Paul Kagame.

Soldats + Viols

Dans un de mes articles, j’ai noté que les Africains n’ont pas mentalement évolué. La saga entre les présidents Denis Sassou Nguesso et feu son homologue Omar Bongo anacletbang@hiotmail.com pour de nébuleuses intrigues en rapport avec le sexe, l’argent et la magie, qui se sont  livré à un ballet diabolique digne des films d’épouvante, n’a pas cessé de me faire frémir. Nos leaders se foutent bien de la gueule et des besoins du peuple.

Le cancer des pays africains, c’est l’absence d’une véritable démocratie. Ici, au Canada,  aux USA et en Europe (Jacques Chirac et Dominique de Villepin en France dernièrement),  des ministres sont interpellés pour les actes commis jugés illégaux, même s’ils sont commis par d’autres citoyens. Dans certains cas, ils risquent même de le payer de leur avenir politique. Dans des pays à démocratie réelle, les policiers d’Angola auraient eu des comptes à rendre à leur gouvernement.

Bienvenu Mputu Mondondo a raison de se plaindre. Cependant, ne perdons pas de vue que Tintin au Congo  été écrit en 1930-1931. Depuis lors, qu’est-ce qui a changé ? Hervé avait vu juste! (28/07/2009 ) Si, moi, j’avais à ré-écrire cette célèbre bande dessinée, voici comment je procéderais. Primo,  je garderais sa «  christi » bouille au Négro, maintes fois et  à raison décriée. Secundo, je mettrais en scène deux généraux, le général Gbogbo,  Congolais, et le général Firmin, Haïtien, tous deux éméchés « au boute », ivres morts « en maudit » (la rage me fait sacrer en joual québécois)  Ils jouent aux dames. Chacun dissimule mal une statuette dans sa poche: le premier une pende, le second une vaudoue. Sur la table trônent deux bouteilles, une de « lotoko » et une autre  de rhum. 

Général Firmin: Quand je pense que j’ai tout perdu dans le séisme !

Général Gbogbo : Tu es mon invité. Tu peux rester ici autant que tu voudras !

Général Firmin : Mon boulot m’attend !

Général Gbogbo : Laisse les Américains s’en occuper. Repose-toi et amuse-toi ! 

Il se sert une rasade de « lotoko , pose son verre et brandit son poing:

Général Gbogbo: Ah ! Ces Angolais ingrats ! Œil pour œil, dent pour dent !

Général Firmin: Tu en as déjà fait violer et massacrer une centaine aujourd’hui ?

Général Gbogbo : Ça leur apprendra ! Cent fois, sur le métier, remettez votre

              ouvrage !

Soudain, précédés du major Katende, six PM entrent, trimballant, couchés sur des civières, trois cadavres. Ils posent les civières par terre. Les deux généraux s’approchent. Gbogbo se tourne vers son major :

Général Gbogbo : - Alors, major ?

Major Katende :    - Tout va bien, mon général ! Ce sont les trois dernières !

                                Motindo se motindo !

Il se retourne et lui désigne six soldats costauds derrière lui.

Major Katende:    - Ils se sont bien amusés, mon général ! Tous les six.

                               mon général ! Moi aussi !

Le général s’approche des trois cadavres et découvre les visages de trois femmes : une vieille, une mère et une fille. Il écarquille les yeux, se tient la tête puis se tourne vers le soldat :

Général Gbogbo :Imbéciles ! Vous avez violé et tué ma mère, ma femme et ma fille !

Le major écarquille les yeux et ouvre la bouche, pris d’un tremblement:

Major Katende: Hein ! Mon Dieu ! Nzambi, il y a eu erreur sur la personne ?

Effondré, le général se tourne vers son homologue haïtien.

Général Gbogbo : Mon frère ! As-tu vu ce que ces fils de putes ont fait ?

Le général haïtien dégaine son sabre et le tend à son homologue planté devant le major, lequel s’est mis à genoux et tremble comme une feuille, imité par les autres soldats derrière lui:

Général Firmin :  Coupé main, coupé, tête!

Général Gbogbo : À quoi bon ? Ça ne me rendra pas ma famille ?

Général Firmin : Peu importe ! Mieux vaut tard que jamais ! Coupé zizi, coupé tout !

Le général congolais ouvre la bouche, ses yeux se révulsent et il tombe sur son dos, évanoui. Les soldats en profitent. Ils se relèvent et se bousculent à qui mieux mieux vers la porte de sortie, certains abandonnant bottes et casquettes dans la fuite.

Le général haïtien attend qu’ils soient tous sortis. Il remet le sabre dans son étui et va se rasseoir. Il regarde à gauche puis à droite pour s’assurer que personne ne l’observe. Il sort ensuite de son autre poche un petit sachet en cuir, l’ouvre et renverse son contenu sur la table. Il s’agit de petits diamants. Il esquisse un sourire malicieux, remet tout en place, se sert un autre verre de rhum, l’avale d’un trait et s’essuie la bouche :

Général Firmin : Fin quatrième round ! RDC-Angola, c’est pas fini !

En fond sonore, on entend la chanson de Johnny Halliday avec la voix de celui-ci:

   « Noir c’est noir ; il n’y plus d’espoir… »

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