RD Congo -A vaincre sans péril

Publié le par Vieuxvan

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Jeudi 21 avril 2011  

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

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L’événement du jour

Le séisme qui a frappe Fukushima a porté un dur coup à l’économie japonaise.

Séisme: Le tsunami de mars a porté un dur coup aux exportations japonaises

 

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L’article du jour

 

 

RD Congo – Àvaincre sans péril

 

Ils sortent de plus en plus de l’ombre ceux qui furent puissants et célèbres à l’époque de Mobutu Sese Seko. Catherine Nzuzi wa Mbombo est de ceux-là. La voici qui vient de livrer son grand témoignage au micro de Kelly Nkute de Radio Okapi.

Le Grand Témoin

Catherine Nzuzi wa Mbombo :  » Ma compétence et mon savoir-faire ont fait de moi ce que je suis « 

 

De prime abord, j’ai bien apprécie autant la verve que la maturité de madame Nzuzi. Celle-ci est une femme qui a su s’imposer en tant que leader politique et femme d’affaires.

 

Je partage son point de vue à propos de l’insalubrité chronique qui affecte les quartiers et rues de la ville de Kinshasa. Les immondices qui traînent ça et là, les caniveaux bouchés, vecteurs de nids d’insectes pouvant provoquer la malaria cérébrale et conduire à la mort, sont autant de plaies qui enlaidissent notre grande capitale.

 

J’appuie également son jugement sur ce que devrait être le visage de notre commerce au plan de ce qu’elle qualifie de « politique de non originaire ». La moyenne et petite entreprise devrait en effet être réservée aux seuls Congolais. J’ai soulevé la même question dans plusieurs de mes articles dont celui-ci :

L'Afrique face au péril jaunee

 

A vrai dire, elle a ranimé mes vieux souvenirs d’adolescent lorsqu’elle a parlé de la classe moyenne congolaise de jadis.

 

 

 

 

J’ai rencontré personnellement le citoyen Kisombe Kiaku Muisi à l’Hôtel de Ville où il m’avait invité et reçu en rapport avec le Théâtre de chez-nous. Mais, deux décennies auparavant, je l’ai connu de réputation quand je n’étais qu’un adolescent, c’est à dire avant l’indépendance. Il avait sa résidence et son siège social au quartier artisanal dans la commune de Dendale (Kasa-Vubu) derrière le bar Kimpwanza, devenu respectivement Chez-là -bas et Cubana, à l’angle des avenues de la Victoire et Assossa. J’étais un « ngembo » et je faisais souvent la navette entre ce club et l’autre bar-dancing « Au Petit Bois », passant souvent devant la porte métallique et verrouillée de son domaine. Plus tard, il a transporté ses pénates sur la rue Dima #1 avant de se lancer dans la politique.

 

Il y a eu, comme lui, des gens d’affaires émérites, qui ont fait leur réputation depuis l’époque coloniale. Parmi eux figuraient Congo-Bar, Dépôt-Bar, Siluvangi et autres bons gestionnaires. J’étais trop jeune pour savoir qu’ils avaient été financés par des banques. Cependant, les mauvaises langues affirment que, à l’avènement du président Mobutu, beaucoup d’entre eux, comme Mingiedi Mbala, Baron Manoka, Emile Zola, Kiese Boniface et autres, ont perdu leurs privilèges, ce qui les a acculés à la faillite. Vrai ou faux ? En tout cas, les nouveaux pachas de la classe moyenne sont devenus ceux qu’elle a cités, à savoir les Lusakivana, Mavuzi,  Kansebu, Moleka Liboke,  Mbemba Saolona,  Dokolo, Ndanguele Petrus, Kisombe, Tangi et frères, Kinduelo, Andre Motors et autres.

 

Certains dont ceux originaires du Bas-Congo étaient là depuis avant l’indépendance, mais d’autres se sont ajoutés et non des moindres. Quelques-uns même maquent à la liste dont Victor Nendaka, Jean-Marie Bomboko, Litho Boboti, Ignace Moleka, Maman Poto et autres. Beaucoup de ces nouveaux venus ont bénéficié des mannes de la zaïrianisation. On se souviendra du rapport de la Commission sur les biens mal acquis.

 

C’est clair comme de l’eau de source qu’il y a eu du favoritisme quelque part. Je me demande si, à chaque changement de garde - je veux dire – de président de la République, cette pratique se répète. En proverbe kikongo, cela s’appelle « Kua vita yaya, koko mu kinzu »

 

Pour revenir au grand témoignage de Maman Catherine Nzuzi, beaucoup de Congolais sont demeurés sur leur faim du fait que certaines questions qu’ils se posent au sujet d’elle sont restées sans réponses.

 

Nous avons appris entre autres que Mme Mpinga, Mme Atembina et elle-même auraient reçu des sommes fabuleuses de la part de Mobutu. Est-ce vrai ou faux ? Qu’en est-il au juste ?

Je n’enlève rien à ses qualités de leader et femme d’affaires, mais quand on a gagné et mis de côté des millions de dollars, on peut bien se frotter les mains et voir venir.  « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! » En plus de ces « on dit », beaucoup de concitoyens affirment qu’elle gravi les échelons qualifiés par Kelly Nkute de « comme une fusée » grâce à ses affinités personnelles avec le président Mobutu avec lequel elle aurait eu deux ou trois enfants.

Or, dans une mise au point faite précédemment, dans laquelle elle nous a présenté sa biographie et parlait notamment de sa « dignité », on peut lire ceci :

Correctifs de maman Nzuzi wa Mbombo à sa biographie - Le blog de

 

Kombo na ngai ya jeune fille ezali Nzuzi Catherine Marthe, naye kobala mr Madimba Symphorien, nakomi mama Madimba Nzuzi. Tango Président Mobutu asali politique ya Authentcicite', ngai moko nakomi mokanda mpo nakoloba que, makambo ya kozwa kombo ya mobali ezali ya mindele, ngai grand mère na ngai babengakiye mokolo moko na kombo ya koko ya mobali te. Yango wana nalongoli kombo ya papa Madimba

 

Qu’est devenu papa Madimba Symphorien ? Est-il en vie ou non ? Si oui, sont-ils toujours mariés ou non ? Si non, que fait-il actuellement ? Ses enfants avec Mobutu les a-t-elle eus pendant ou après son mariage avec Symphorien Madimba ?

 

Voici un autre article ainsi qu’un de ses extraits vante les mérites et le parcours de Mme Catherine Nzuzi wa Mbombo et qui sonne un peu faux à nos oreilles.

Congoindependant.com - Hebdomadaire d'informations  générales

 

C’est en 1967, que Cathérine Nzuzi débute une carrière dans l’administration. C’est l’époque où les femmes sont mises à l’honneur par le nouveau régime. Leur militantisme plait au président Mobutu qui décrète : « Otumoli Mobutu, otumoli ba mama». Traduction littérale: «Touchez à Mobutu revient à braver les mamans». C’est aussi l’époque où des femmes émergeaient dans le monde des affaires.

 

Nous avons appris ce que cachait le slogan « Otumoli Mobutu, otumoli ba mama». En tout cas, selon feu « Dodo » Dominique Sakombi Inongo, dans une interview qui est passée à l’histoire, le citoyen président était un vrai Dom Juan, qui se tapait à satiété les femmes de ses collaborateurs pour mieux espionner leurs maris. A-t-il eu avec toutes ces femmes infidèles quelques enfants ignorés du grand public ?

 

Auparavant, il y a eu aussi d’autres échos de la radiotrottoir. Il paraît que Sophie Lihau Kanza fut la pomme de discorde entre Mobutu et Marcel Lihau, alors premier président de la Cour suprême de Justice ; elle aurait refusé ses avances. Il aurait récidivé avec Wivine Nzeza Landu, épouse de Nguz-a-Karl-I-Bond. Qu’est-il arrivé avec Symphorien Madimba ?

 

Madame Catherine Nzuzi wa Mbombo se doit de confirmer ou d’infirmer toutes ces rumeurs et allégations qui la montrent sous un mauvais jour, celui de milliers de femmes africaines pour qui la fin justifie les moyens. Si non, nous croirons ceux qui disent qu’elle ne fut pas un modèle de vertu.

 

Le malheur des célébrités, c’est le fait qu’elles doivent surveiller leurs allées et venues. Leur vie privée est souvent scrutée à la loupe. Nous n’y pouvons rien. Ainsi donc, si j’étais elle, je me débarrasserais d’abord de ce boulet qu’elle traîne au pied.

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La pensée du jour

Tous les animaux ne se chassent pas avec des fusils de même calibre

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À demain!

Rose Laurens - AFRICA-

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