RD Congo - Africom: du choc de idées jailliy la lumière

Publié le par Vieuxvan

 

RD Congo : Africom – du choc des idées jaillit la lumière

 

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Il y a des semaines que j’écris sur la nécessité de doter la RDC d’une armée forte et dissuasive. Je suis heureux de constater que d’autres personnes sont préoccupées par ce problème. À ce sujet, je viens de lire sur Le Potentiel un article écrit par Leny Ye Nkoy Ilondo qui s’intitule « L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée »

Je crois,, pour ma part, que le général Malu-Malu n’a pas tout à fait tort.  Tant que notre pays ne sera pas suffisamment protégé, les pilleurs de nos richesses continueront de se manifester. Il y a une quinzaine d’années que cette situation perdure. Moi, je ne crois ni aux voeux pieux ni à la bureaucratie. Je regarde peut-être trop de films mais j’ai souvent vu les militaires se moquer des bureaucrates qui analysent des situations à partir des données de leurs ordinateurs. L’expérience du terrain est ce qu’il y a de plus efficace en termes de renseignements. Les meilleurs agents sont pour la plupart des anciens soldats qui connaissent le maniement des armes et connaissent les subtilités de la guerre.

 

Si j’ai bien compris le général Malu-Malu, il n’a jamais préconisé que nous abandonnions la formation de notre armée aux Américains – cela peut être des Français, des Anglais ou des Allemands-  sans y avoir un droit de regard. Nos généraux et cadres supérieurs de l’armée doivent garder le contrôle de tout, cela va de soi, mais cela ne nous empêche pas d’avoir des conseillers militaires issus d’autres pays. Nous avons nous-mêmes des officiers formés au pays ou à l’étranger qui peuvent bien collaborer avec des techniciens et formateurs étrangers ?

 

Personnellement, il y a deux raisons principales qui me poussent à recourir à des formateurs étrangers.  En premier lieu, nous avons besoin d’équipements sophistiqués qui requièrent des gens d’expérience. J’ai vu des gars comme le capitaine Mbo piloter des avions de guerre. On ne les ramassait pas à la pelle ! À quoi sert-il de confier des avions et bateaux de guerre à des officiers congolais qui n’ont pas la pratique et l’expérience nécessaires ? J’ai vu – peut-être encore une fois de plus- trop des films sur la 2ème Guerre mondiale et d’autres. Ce n’était pas du gâteau ! Pour exercer un métier qui requiert des connaissances techniques, je puis vous dire qu’on se retrouve souvent devant de mauvaises surprises, à des cas non conformes, qui exigent les réflexes d’un professionnel. Je ne prétends pas que les civils devraient être exclus du processus. Mais rien non plus ne nous empêche de former des pédagogues, médecins, psychologues et analystes militaires ?

 

La deuxième raison majeure qui m’a poussé à choisir les Américains, c’est qu’ils sont déjà sur place, qu’ils ne sont pas un pays voisin -et donc ne peut faire volte face en cas de conflit-, ce sont des amis de longue date et je ne les vois pas s’engager dans une autre triste croisière après la mauvaise réputation qu’ils se sont faite au Koweit et en Irak. Qui plus est, Barack Obama n’étant pas George Bush Jr., je ne vois aucune raison pour que l’armée américaine attaque la RDC au vu et au su de l’O.N.U. et aux yeux du monde entier.

 

J’ai souvent eu des entretiens amicaux avec feu le général Mahele lorsqu’il était en stage de perfectionnement en France en 1983. Il venait souvent prendre un verre avec moi, chez-moi, pour passer le temps. À l’époque, il était colonel.  Avec ma curiosité habituelle, je lui ai posé des tas de questions. Il m’a notamment décrit la dernière guerre du Shaba dont il a été sacré un des héros. Il a été cité dans plusieurs livres et ouvrages des Français ! Néanmoins, il était modeste. Il n’a jamais été gêné de me dire que ce fut un travail d’équipe. Il avait à ses côtés un collègue français avec qui il s’entendait comme larrons en foire, mais c’est lui qui prenait les décisions. Il comptait aussi sur l’appui d’autres corps de l’armée et, sous ses ordres, il avait des collaborateurs compétents !

 

En conclusion, je dirai que le général Malu-Malu n’a pas tort de relier la prospérité du pays à sa sécurité. Un préalable, qui est du ressort de l’armée- et pas de n’importe laquelle - et que notre compatriote Leny Ye Nkoy Ilondo, lui aussi, a raison en ce qui a trait à la responsabilité de notre armée qui doit demeurer entre les mains et sous le contrôle de nos généraux à nous. De toute façon, certains de nos officiers peuvent aller entre-temps effectuer des stages à l’étranger, comme ce fut le cas jadis ?

 

Bref, les opinions de l’un et l’autre méritent d’être prises en considération. Ne dit-on pas, en effet, que « du choc des idées jaillit la lumière » ?

 

 

Merci de votre attention et à demain !

 

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