RD Congo - Clergé:rendons la politique à César

Publié le par Vieuxvan

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  Samedi 8 janvier 2011

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

 

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L’événement du jour

L’Algérie est au bord de la crise. Des manifestations contre la faim provoquent des émeutes de plus en plus grandissantes qui risquent de mettre le pays à feu et à sang. Voici quelques dépêches récoltées dans L’Actualité :

Nouveaux troubles à Alger et dans l'est du pays

Algérie: «Les manifestations sont plus spectaculaires car elles se déroulent dans les grandes métropoles»

Déploiement de policiers anti-émeutes à AlgerReuters –

 

Noire ou blanche, l’Afrique reste l’Afrique !

 

 

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L’article du jour

RD Congo – Clergé : rendons la politique à César

Qui recommande la nomination des cardinaux auprès du Saint Siège ? G’est une question que d’aucuns ne cessent de se poser. La dernière en date est celle de monseigneur Laurent Mosengwo Panya.

Mgr Laurent Mosengwo, Cardinal 

 

Les gens ne se poseraient peut-être pas trop de questions vu que c’est un prélat âgé, instruit et qui a fait ses preuves. Cependant la référence que le président Joseph Kabila a fait de cet événement lors de son dernier discours bilan donne lieu à certaines interrogations.

Joseph Kabila | Radio Okapi – RD Congo

 

Cependant, cette dualité entre le clergé et la politique dérange.

               Mgr Monsengwo

 

Je suis de ceux qui considèrent que la nomination du Cardinal revêt un caractère un tantinet ambigu. Pour commencer, je ne vois vraiment pas de rapport entre l’élévation du prélat au rang de cardinal. A-t-il été recommandé au pape par notre gouvernement et pourquoi lui ? À vrai dire, je n’ai jamais été chaud à l’idée de voir les membres du clergé s’ingérer dans les affaires de l’État. En effet, la Bible nous enseigne « Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »

 

 

Cette pratique a débuté à l’époque où le président Mobutu Sese Seko a proposé la nomination de monseigneur Malula au détriment de monseigneur Pierre Kimbondo. Je n’y reviendrai pas puisque nous avons lu comment cela est arrivé.

 

De son vivant, le président Mobutu, de son vivant, a été reçu, lui et sa famille par le pape à Rome. Je n’y vois pas d’inconvénient dans la mesure où il y est allé en tant que chrétien. On sait qu’il a été éduqué par des missionnaires de Mbandaka et qu’il pratiquait encore la foi catholique pendant qu’il était au pouvoir et ce, malgré toutes ses aventures extraconjugales et les meurtres politiques qu’on lui a attribués.

Je me demande si, pendant ses visites au Vatican, le souverain Pontife lui a demandé de se confesser.

 

Nous avons, nous aussi, fait partie de l’Église catholique. Nous savons donc pertinemment que, au confessionnal, le prêtre officiant nous demande toujours de promettre de ne plus pécher ou, du moins, de ne plus recommencer. Le lui a-t-on demandé à Mobutu ? J’en doute fort.

 

Nous avons appris, les rumeurs faisant foi, que les relations entre Mobutu et Malula avaient souvent viré au vinaigre. D’aucuns ont attribué cette situation au fait que le cardinal était outré par la politique anti-sociale de son vis-à-vis. D’autres, par contre, ont fait état du combat de coq qu’ils se livraient pour savoir lequel resterait le seul maître à bord de la gente féminine zaïroise (congolaise), distribuant à qui mieux-mieux des rejetons ici et là.

 

Comme prélat, le cardinal Malula a perdu beaucoup de ses plumes dans cette aventure. Beaucoup de chrétiens l’avaient désavoué et ont vu leur ferveur baisser, même s’ils ne le disaient pas ouvertement. Mobutu lui-même l’a compris et s’est empressé de lui substituer monseigneur Mosengwo.

 

Ce dernier a été désigné pour présider la Conférence nationale. Digitalcongo.net 3.0

Ça a donné quoi au juste ? Rien. Mobutu n’en faisait qu’à sa tête !

 

En bon chrétien, lui, tout comme Malula, aurait dû refuser en obéissance à la Parole qui enjoint aux chrétiens de ne pas s’ingérer dans la politique. Des régimes théocratiques, nous en connaissons. Mais la RDC n’en est pas un. Alors, pourquoi ces prélats-là ont-ils accepté les rôles qui leur étaient confiés ?

 

Je ne comprends pas la préoccupation de Mobutu de s’allier les chrétiens et les kimbanguistes qui disposent pour de millions d’adeptes au pays. Ailleurs, dans une vraie démocratie, cela lui aurait procuré des millions de voix pour se faire élire. Mais, au Zaïre de Mobutu, où nous naissions et mourions tous membres de droit du MPR, avait-il besoin de passer par ces élucubrations ?

 

Avec l’avènement de 3ème République,  monseigneur Mosengwo s’est un peu éclipsé et il a été remplacé par l’abbé Malu-Malu à la tête de la Conférence Électorale indépendante.

              MALU MALU ET LES ELECTIONS EN RD CONGO:DEMOCRATIE EN PERIL? - le ...

 

 

On dira peut-être que ce fut pour assurer la neutralité de la Commission. Il n’empêche qu’on l’embarquait, lui aussi, dans la politique. Et puis, c’est un pasteur qui devait lui succéder :

               RD Congo | Ceni : un pasteur pour remplacer l'abbé

 

Je trouve que les dirigeants de certaines Églises s’écartent de leur mission de prédication et d’évangélisation en se mêlant de politique. Bientôt. Il y aura des prêtres et pasteurs députés au sein de nos partis politiques et ils s’affronteront les uns les autres au Sénat et au Parlement.  Certains d’entre eux seront peut-être nommés au sein des conseils de ministres ?

 

 Non. La place des prélats chrétiens n’est pas en politique. Qu’un évêque ou un curé prie avec ses fidèles pour la Nation lors des assemblées, comme ce fut le cas dans le documentaire « Congo River - au-delà des ténèbres », c’est de bonne guerre. Que les prélats donnent leurs avis lorsqu’ils sont consultés par les instances politiques, je n’y vois pas d’inconvénient. Mais, qu’ils fassent de la politique active, cela ne sied pas du tout car ils s’écartent de leur mission de disciples du Christ.

 

Si Jésus-Christ était vivant et qu’on lui demande de devenir président de la République ou ministre d’un quelconque pays, quelle serait la réaction ? « Mon royaume n’est pas d’ici-bas » (Jean 18 :36)

 

Que nos évêques, curés et pasteurs laissent donc la politique aux politiciens et aillent plutôt mettre de l’ordre dans leur boutique qui est actuellement éclaboussée par tant de scandales à tous les niveaux de la hiérarchie !

 

Merci de votre attention et à demain !

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La pensée du jour

Les femmes sont souvent mal dans leur peau

Les Blanches veulent bronzer ; les Noires cherchent à blanchir

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Rose Laurens - AFRICA-

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