RD Congo - crimes d'honneur

Publié le par Vieuxvan

RD Congo - crimes d’honneur

 

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Savez-vos ce qu’on appelle des crimes d’honneur ? C’est lorsqu’un individu ou un groupe de personnes commet un crime pour venger leur réputation souillée. Ici, au Canada, une ou deux familles originaires d’Asie se sont rendues coupables de ce genre de crime.  La première est une famille afghane.

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Pour mieux appréhender ce phénomène, je vous invite à lire l’article ci-dessous sous la plume d’Anja Wehler qui s’est penchée sur la question.

Anja Wehler-Schöck : Parlons des crimes d'honneur

 

Les statistiques démontrent sans l’ombre d’aucun doute que cette pratique est courante dans le monde et que de nombreuses femmes en sont victimes.

PopulationData.net : droits Humains - Crimes d'honneur : massacre de 5 ...

 

Du point de vue nord-américain, les crimes d’honneur ont existé jadis, notamment à l’époque des westerns. Qu’en était-il au juste et que pense un observateur avisé de cette situation ?

Crimes d'honneur: une affaire de famille - Point de BASCULE

 

L’article ci-dessous nous explique pourquoi des familles en arrivent à haïr une de leurs filles qui les a déshonorées. Lorsqu’une famille se retrouve dans une telle situation, elle est obligée de le faire sinon c’est elle, la famille, qui va en payer le prix, ce qui signifie, pour elle, être à jamais bannie de la société.

Amnesty International: 4.6. Les crimes d’honneur.

 

Dernièrement, un autre crime d’honneur a été commis sur une fille de 16 ans. Cela a  soulevé tout un débat à la Chambre des Communes .

Crimes d'honneur»: Rona Ambrose se serait trop avancée | Dominique ...

 

En tout cas, le Canada  entend définir. Dans les jours qui viennent, ce qu’il faut définir comme crime d’honneur.

Canada : Justice Canada veut définir "crime d'honneur" dans le Code ...

 

Si j’ai choisi de vous parler de ce sujet, c’est parce que, nous, les Congolais, sommes concernés par ce phénomène. Je me contenterai de deux cas les plus fréquents, à savoir d’une part les femmes infidèles et d’autre part les filles qui ont des rapports sexuels avec une personne non autorisée avant le mariage.

 

Quand j’étais jeune et que je me retrouvais en vacances au village de mon père, les femmes coupables d’adultère se faisaient mettre en chanson et se voyaient répudiées sans façon. Il leur était par la suite pratiquement impossible de se trouver un autre mari. Cette pratique n’était pas seulement courante chez-nous puisqu’on la retrouve dans la Bible ( Marc 10 : 6-12) L’homme qui commettait un adultère était aussi très mal vu. S’il était marié. Il devait payer une forte amende à la famille de sa femme cocufiée. S’il ne l’était pas, en plus de l’amende, il aurait du mal à se trouver une fiancée dans le village.  En tout cas,  l’infidélité conjugale était très mal vue et faisait perdre la face à quiconque en était convaincu.  Je peux vous dire une chose en tout cas. J’ai connu des hommes jaloux qui ne permettaient pas qu’un homme  de ce genre de s’approcher de leurs femmes et surtout de leur serrer la pince. C’est comme s’il était devenu une sorte de brebis galeuse.

 

Dans le cas des filles qui se faisaient séduire avant leur mariage, elles n’avaient plus aucune chance de se marier. J’en ai vu quitter le village pour aller se prostituer ailleurs. Celles qui voulaient reprendre à zéro revenaient au village présenter leur fiancé. Cependant, à cette époque-là, personne ne voulait marier sa fille à personne venue d’ailleurs. Qui plus est, la gêne subsistait au sein de la famille et des gens du village, à telle enseigne que la démarche s’avérait infructueuse. Voilà pourquoi beaucoup de filles de chez-nous se mariaient vierges. Les Baluba traditionnels ne sont pas fous, eux qui marient précocement leurs filles.

 

Comment nous, de l’ère moderne, devons-nous considérer ce phénomène ? Si dans nos campagnes la situation n’a presque pas changé, en ville, par contre, les choses changent de plus en plus. Les cas d’infidélité conjugale sont légion. Ce sont les tribunaux qui s’en chargent. Cependant, à cause de la pluralité des ethnies, des femmes adultères peuvent reprendre une vie normale avec un nouveau mari.

Il y en a qui s’en dénichent un qui s’en fout du passé de leur blonde ; d’autres femmes « bannies »  acceptent facilement d’assumer le rôle de deuxième bureau. Pour ce qui est des filles qui déshonorent leur famille avant le mariage, la tolérance est désormais de mise. Je crois que le christianisme a aussi joué un rôle important dans le changement des mentalités et comportements auprès des gens.

 

Néanmoins, la tolérance devient carrément du libertinage lorsque des familles immigrent en Occident. Nous avons souvent tendance à vouloir copier les Blancs, contrairement aux Asiatiques qui, eux, demeurent mordicus sur leurs positions. Même s’ils sont décriés comme des traditionalistes rétrogrades, ces gens-là n’en ont cure. C’est la société d’accueil qui finit par se lasser, se taire et les laisser vivre selon leurs coutumes.

 

Le problème de nos filles à nous, de celles qui défient nos coutumes et traditions, c’est qu’elles placent l’argent par-dessus tout. Pour échapper à la pauvreté, certaines filles passent outre nos valeurs, encouragées tacitement par  leurs parents. C’est rare d’apprendre qu’une famille congolaise a commis un crime d’honneur.

 

En ce qui concerne ma position, vous savez que je suis un révolutionnaire. Je pense que l’amour n’a pas de frontières. Si les gens veulent épouser quelqu’un venu d’ailleurs, je ne suis pas contre. Je souhaite seulement qu’on le fasse dans le respect de la loi et, dans le cas des chrétiens, en conformité avec la Bible. Même si celle-ci prône le pardon des péchés, nous devons cependant savoir qu’un péché reste un péché.

 

En guise de conclusion, je dirai que les crimes d’honneur sont rares dans nos communautés à nous.  Cependant, faisons en sorte que nos valeurs ne se voient pas foulées aux pieds. Je crois qu’il y a moyen de concilier modernisme et traditions. Voilà pourquoi, les sociologues préfèrent le terme « intégration » à celui d’ « assimilation »  Dans le monde entier, il existe des « Chinatown » Les Chinois y mènent leur vie à leur façon.  Ils ont des lieux communs, à savoir des commerces, banques, boutiques. Cinémas, rues et trottoirs et autres qu’ils partagent avec tout le monde, mais, en ce qui a trait à la face cachée de la médaille, je veux dire à leur mode de vie, il reste tabou. Je ne suis pas toujours d’accord avec eux. Mais, que voulez-vous ?

 

Quant à nous, Congolais « dans la paix retrouvée », sachons que le crime ne paie pas. Pour le reste, nous n’avons à copier ni le mode occidental ni celui des Chinois et Hindous.  Prenons ce qui fait notre affaire tout en rejetant le libertinage.

 

Faisons tout pour conserver notre fierté et notre identité !

 

Je vous remercie !

 

À demain !

 

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

 

 

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