RD Congo - Deux poids, deux mesures

Publié le par Vieuxvan

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Mardi 21 juin  2011

 

L’événement du jour

Tunisie: Ben Ali et son épouse condamnés à 35 ans de prison

 

    L’article du jour

 

 

 RD Congo – Deux poids, deux mesures

 

Décidemment., au Canada, les choses ne se passent pas comme eu Europe. Alors que Vital Kamerhe a failli se faire lyncher à Montréal, il y a environ un mois, Werrason n’a pas eu droit au même traitement. Contrairement à l’embargo qui le visait sur le terrain d’Europe occidental, ici ce ne fut pas le cas

 

Quelques jours auparavant, des tracts ont été distribués qui appelaient au boycott du   concert montréalais prévu en date du samedi 18 juin 2011. Deux soirées plus tard, le bar-dancing du promoteur Nguatsuma aurait vu son établissement incendié par une main criminelle inconnue. Le concert a quand même eu lieu dans un autre lieu. Il parait que des ressortissants de Bandundu étaient sur place, veillant au grain. On dit même qu’il y avait sur les lieux des policiers qui ont empêché tout acte de violence. Ceci étant, le concert a eu quand même lieu. Le billet coutait 60$ et la salle devait contenir plus de 200 personnes. Je vous rappelle mon article a propos de la bataille électorale de Kinshasa. Ce ne sont ni les programmes des candidats ni l’argent qui décideront. C’est l’ethnicité. Kinshasa appartient aux BBDois et aux Bakongo.  Tant que ce phénomène subsistera, beaucoup de nos politiciens risquent d’avoir des surprises aux prochaines élections.

 

Pour en revenir à la fameuse soirée du 18 juin 2011, les jeunes, qui étaient supposés empêcher cet événement de se produire, sont allés se défouler ailleurs. J’ai rencontre quelqu’un qui les a vus déambulant ici et la, frustres et en furie. Ils avaient l’air de voyous et de drogués, autant les garçons que les filles, tous dans la vingtaine. Certains clamaient ouvertement qu’ils se foutaient de la police car ils ont l’habitude de visiter la prison. Leur langage en était un d’orduriers.

Les parents de cette bande de mal aimés de la société canadienne sont vraiment à plaindre. A quoi bon avoir parrainé sa famille et ses enfants si, ceux-ci, se sentant rejetés, versent dans la violence et les actes inciviques en terre d’accueil ?

 

Voilà un des aspects les plus sombres de la société québécoise. Les enfants des nouveaux immigrants se font difficilement accepter et sont tellement discriminés au plan de l’emploi et l’intégration socio-économique qu’ils se retrouvent dans des gangs de rue ou en prison. On peut comprendre leur frustration.

Une question s’impose. Pourquoi les autres musiciens sont-ils interdits de séjour en Occident alors que Werrason, lui, peut encore s’y produire ?

Ne pourrait-on pas en conclure qu’il y a là deux poids, deux mesures ?

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La pensée du jour

La monotonie et l’ennui tuent

Trop de bureaucratie aussi

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À demain !

Rose Laurens - AFRICA-

 

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