RD Congo - Elections - Dura lex

Publié le par Vieuxvan

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Vendredi 16 décembre 2011

 

Grand Kalle - Independance Cha Cha - YouTube 

 

L’événement du jour

Jacques Chirac, premier chef d'Etat condamné de la République

 

L’article du jour

 

RD Congo – Elections - Dura lex

 

Dans mon avant-dernier article intitulé RD Congo - Elections- Dialogue de sourds, j’ai annoncé que je n’allais plus écrire des articles sur l’élection présidentielle de 2011 sauf pour de rares cas. Je viens d’écouter Radio Okapi qui a publié la décision de la Cour Suprême de Justice à propos du recours introduit par Vital Kamhere et l’UNC.

 

Dans le débat actuellement en cours, une question primordiale s’impose. Y a-t-il des preuves tangibles et irréfutables qui prouvent que la CENI a sciemment truqué les résultats de l’élection présidentielle ? Toutes irrégularités constatées visaient-elles à favoriser un seul candidat ou plutôt simplement à en perturber le processus ? Qui nous prouve que les perturbations en question n’ont pas été l’œuvre de quelque main criminelle décidée à saboter le processus pour créer l’impasse et crier ensuite au scandale ? Là encore, dispose-t-on de preuves ?

 

Nous avons des lois qui stipulent que pour porter des accusations quelconques en n’importe quelle circonstance, il faut des preuves. Il faut donc s’en tenir au respect de la loi. Dans le cas qui nous préoccupe, c’est la Cour Suprême de Justice qui est la seule habilitée à trancher. Elle exigera des preuves.

 

Je profite de l’occasion pour faire remarquer quatre choses importantes :

Primo, je suis contre l’ingérence des observateurs internationaux dans nos affaires internes. Je me demande pourquoi les Américains, les Canadiens, les Français, les Russes et autres ne font pas appel à des observateurs étrangers lors de leurs élections ? Qui a défrayé les frais de mission en RDC de tous ces observateurs ?  Sommes-nous vraiment un pays indépendant ?

Secundo, j’ai toujours fustigé l’intrusion des Eglises dans les affaires et dossiers politiques. Elles sont là pour le salut des âmes et non pour faire de la politique.  A la rigueur, elles peuvent s’impliquer dans des missions caritatives comme le fait Caritas Congo ou inviter la population au calme. Un point, c’est tout.

Tertio. La jeunesse et l’inexpérience des agents de la CENI ne disculpent celle-ci. On ne confie pas une responsabilité aussi importante à des néophytes. Pourquoi ne pas avoir fait appel à des agents expérimentés ? Nous n’en sommes quand même pas à nos premières élections puisqu’il y en a eu en 2006 ? Et ce sont les mêmes agents qui seront encore à l’œuvre lors des législatives ? Le bordel sera plus difficile à gérer en raison de l’étendue du pays et du nombre de candidats à la députation.

Quarto, le président Joseph Kabila a déclaré en anglais, dans une entrevue que j’ai suivie sur TV 5, qu’il n’y avait pas de crise en RDC. Les dernières déclarations et appels au calme des uns et des autres qui apparaissent dans les médias et diffusés notamment sur Radio Okapi, prouvent exactement le contraire. Kinshasa vit ces jours-ci dans la psychose de violences généralisées. Les gens ne circulent plus librement parce que les quartiers sont patrouillés et quadrillés par la police qui ne fait que son devoir. Les auteurs d’actes inciviques doivent être déférés devant la justice. S’il y a des preuves qu’ils ont été mandatés pour ce faire, ils doivent être confrontés à leurs commanditaires. Et, advenant des preuves d’implication de politiciens, la justice se doit de prendre ses responsabilités. Justice égale pour tous. Voyez ce qui vient de se passer en France. Qui l’eut cru ?

Jacques Chirac, premier chef d'Etat condamné

 

Je l’ai dit et je le répète. La CENI a disposé de trop peu de temps et d’outils pour accomplir efficacement sa mission. Voilà ce qui a compromis la sécurité du processus. Tout le reste, tout ce qui se dit de part et d’autre des deux blocs protagonistes, MP vs Opposition, n’est que du bla-bla. Laissons la CSJ trancher.

 

Il y a des fois où je me demande si nos élus et autorités, même des professeurs d’université, n’ont pas carrément perdu la raison au point de faire ou de déclarer n’importe quoi. Si nous ne croyons pas en nos propres institutions dont la plus haute Cour de justice, sommes-nous bien un pays de droit ?

 

Haro sur d’éventuels dialogues politiques ! Ce ne seraient que des dialogues de sourds. Nous avons une Constitution et des lois. Respectons-les ! Justice égale pour tous ! Dura lex sed lex.

 

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La pensée du jour

 

En politique, une absurdité n’est pas un obstacle

                                                   Napoléon Bonaparte

 

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Congo - Mbilia Bel - Naza

 

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