RD Congo - Gnothi seauton

Publié le par Vieuxvan

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Samedi 4 juin 2011

 

L’événement du jour

Voici un jeune Chinois qui accorde plus d’importance à la haute technologie plutôt qu’à son propre corps !

Insolite : il vend un rein pour s'acheter un iPad 2

 

L’article du jour

 

 

RD Congo – Gnothi seauton

 

Je viens de clavarder avec Lita Bembo pendant une demi-heure alors que ça faisait des années qu’il cherchait mon adresse. Vous ne pouvez savoir combien cela me fait plaisir. Il est l’un de ceux qui m’ont cité dans leurs chansons : Gida (Lita Bembo), Marie Nella (Sangana) et Mazina (Kanda Bongo-Man) A cette époque-là, l’épidémie des « mabanga » ne s’était pas encore déclarée. En tout cas, leurs œuvres témoignent de leurs talents.

 

Hier, j’ai reçu un message d’André Mengy, un ressortissant de Mbanza-Ngungu vivant en France, qui m’a affirmé avoir été mon fanatique depuis l’époque de Télé-Zaïre. Aujourd’hui, il a grandi et il est âgé de 53 ans. Ce gars-là m’a fait rire. Et pour cause ! Lui et ses amis m’avaient collé un sobriquet issu de mon nom au complet qui, à l’époque, était Mansevani Sesevi Seva, pour me conformer à la politique du recours à l’authenticité au même titre que tous les Congolais. Ce faisant, mon prénom de naissance, en l’occurrence Célestin, fut jeté aux oubliettes sauf pour ma famille, mes amis d’enfance, d’écoles et de jeux ainsi que quelques vieux collègues de partout où j’avais roulé ma bosse. Figurez-vous qu’ils m’appelaient « Seveleeeh » pour dire « il a éclaté de rire » en réponse à Mansevani (Rira bien qui rira le dernier », Sesevi (Ris) et Seva (Vas-y donc, ne te gêne surtout pas) Incroyable comment André et ses amis s’intéressaient à moi, à mon insu et sans que je les connaisse,  au point de me coller un pseudonyme aussi approprié que celui-là !

 

Tout cela pour vous dire qu’il faut toujours se dire que nous sommes souvent observes sans nous en rendre compte par d’autres et que nous devons par conséquent bien nous comporter en tout temps de peur de baisser dans l’estime de ceux pour qui nous sommes des modèles. C’est vrai que, dans la vie, chacun de nous a ses points forts et son talon d’Achille, ses qualités, ses défauts et ses opinions. Mais, pour nos fanatiques, surtout les plus jeunes, nous sommes des héros. Alors, évitons de les décevoir !

 

Depuis que je figure parmi les utilisateurs de facebook, je me suis rendu compte que beaucoup de gens ignorent leurs propres limites.

 

 

Je vous ai déjà dit combien de fois des parents ou amis m’ont attribué des sobriquets :

 

- Ma mère m’avait surnommé « Nkolai » pour Nicolas (prénom de son oncle)

- A l’école primaire de Mbanza-Ngungu, les profs m’avaient surnommé

  « Microbe » parce que j’étais chétif au point qu’ils avaient peur de me frapper :

- Mes amis de quartier du quartier Kauka m’appelaient « Célé »

- Au Collège de Mbansa-Mboma, mes condisciples me désignaient par

   « Mansévo » ou « Nsèvo » à cause de mes (faux) plongeons de gardien des buts.

- A Ndjili j’étais Second, gracieuseté de Philippe Masengo

- Ma première fiancée Emilie du quartier du 20-Mai m’appelait « Mémé Lamartine »

- Mon cousin Kuyena Muzita me désignait par « Célio »

- A Télé-Zaïre, Fabien Yane m’a surnommé « Pape » ; Sylvain Kondji wa Nzale, lui,

  m’appelait « Monument »

- Les amies de mes sœurs à Limete m’appelaient « Casque rouge »

- Julienne, une copine à ma petite-sœur Marie Claire (décédée) m’appelait « Sese »

- Bokoul Papa Wemba est celui qui m’a affublé de mon sobriquet préféré « Vieux

  Van »

 

Ces 12 surnoms n’ont rien changé en moi sinon que je me suis attiré de l’envie ou de la haine de ceux qui voulaient se rendre célèbres mais n’y arrivaient pas. Tout cela pour vous dire que je ne comprends rien aux personnes qui s’autoproclament ceci ou cela ou qui veulent de se donner de l’importance. Ma mère me répétait inlassablement un adage des Bakongo : Bena ye nsanga, malaka nkatu ; bena ye malaka, bakondelo nsanga » (Celles qui possèdent des colliers n’ont pas de  (beaux coups) ; celles qui n’ont pas de beaux cous ont des colliers) On ne peut pas tout avoir dans la vie. Un professeur d’université, qui ne me portait pas dans son cœur, m’a déjà répété le même refrain : « Tu ne peux pas être callé dans toutes les branches ! » (sic)

 

Sur facebook, il y a plein de ces gens qui se disent nos amis mais qui, dans les faits, se comportent comme des goujats.

 

Moi, j’ai appris à respecter les gens, à commencer par nos autorités, du fait que « toute autorité vient de Dieu ». Je respecte aussi tout le monde, en priorité les femmes, galanterie oblige. Jamais je ne me permets de faire la cour à des femmes que ce soit sur Internet ou dans la rue. Celles qui tentent de me séduire, je les décourage gentiment. Pour ce qui est des hommes, je les respecte tous. Cependant, avec tous les messages de groupes qui n’hésitent pas à se servir de facebook pour régler leurs comptes avec des autorités ou entre eux, j’ai pris l’habitude de vérifier l’identité de ceux qui me font des demandes d’amitié. La première chose que je vérifie, c’est leur visage ; la seconde, les infos sur eux.

 

En dehors des gens qui sollicitent mon amitié, jamais je ne vais fouiller dans le profil d’autrui ni intervenir dans une conversation ou un échange de messages qui ne m’est pas destiné.

 

Dans la vie pratique, je recherche des gens qui ont de la classe. Ils sont faciles à reconnaître du fait qu’ils sont honnêtes, instruits, cultivés, galants, ont du goût, de la retenue, etc. Cela, tout comme la renommée, ne s’achète pas.

 

Hier, j’ai eu du mal à me débarrasser de 145 messages qui m’ont été envoyés par des individus qui se passaient le même message dans lequel figuraient des centaines de noms de personnes inconnues. Les noms des expéditeurs variaient mais le message était le même. J’ai dû effacer 2 fois ces messages, d’abord de ma boite de réception ; ensuite de celle du courrier supprimé. Quelle perte de temps ! J’ai même eu peur que mon ordi attrape quelque virus. Franchement, ça ce n’est pas gentil !

Très Impoli - Franco & le TPOK Jazz 1984

 

Je l’ai déjà dit et répété : je n’aime pas être associé à quelque groupe politique ou d’opinion que ce soit. Je suis cinéaste et non politicien ni économiste. Mes idées et opinions sont personnelles ; elles sont basées sur mes propres observations de ce qui passe à travers le Monde.  Si je me goure quelque part, je préfère en assumer seul toute la responsabilité.

 

Chers amis, c’est bien beau qu’on devienne des amis, mais, de grâce, n’importunez pas les autres et ne leur imposez pas vos points de vue.

 

Nosce te ipsum. Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse!

 

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La pensée du jour

Si tous les jours se ressemblaient

Il n’y aurait pas plusieurs saisons

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À demain!

Rose Laurens - AFRICA-

 

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