RD Congo - Kabanga - J'ai mon voyage!

Publié le par Vieuxvan

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Vendredi  22 avril 2011

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

L’événement du jour

Croyez-vous aux extraterrestres ? Voici un article qui mérite votre particulière attention.

Russie : Le corps d'un extraterrestre découvert ?· 

 

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L’article du jour

RD Congo – Kabanga- J’ai mon voyage !

Le peuple congolais n’est pas reconnu violent ni sadique. Certaines mauvaises langues nous traitent même de trouillards, comparés à d’autres peuples comme les Arabes par exemple.

 

Nous avons quand même chez-nous quelques tribus reconnues belliqueuses. Tel est le cas des Budja dont on dit qu’ils affectionnent de se battre même lors des fêtes de famille et des Bandibu reconnus pour leur tendance à dégainer rapidement le couteau.

 

Personnellement, j’ai vu quelques bagarres de personnes issues de ces tribus. C’est vrai qu’il y a eu quelques cas, mais, en règle générale, les Congolais ne s’assomment ou ne s’éventrent pas pour des bagatelles. J’ai toujours soutenu que les hommes se ressemblent, peu importent les continents et pays. Je refuse donc la généralisation qui étiquette des personnes. Des voleurs, assassins, menteurs, escrocs etc., on le trouve sous tous les cieux.

 

Par contre, le phénomène décrit par l’article ci-dessous me touche.

Un nouveau phénomène appelé “kabanga” (corde magique) fait des victimes au Sud-Kivu:

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J’ai connu des concitoyens du Kivu. À une époque du passé, on les comparait aux citoyens du Bas-Congo, réputés sages, respectueux et pacifiques. Qu’est-ce qui a pu les motiver pour qu’ils deviennent tout à coup violents et sadiques ? La guerre sans doute ? Je me souviens de la guerre de la rébellion de Kisangani, en 1964.

 

Je venais à peine de regagner Kinshasa après avoir été perdu dans un bureau territorial à Kasangulu où j’avais été agent territorial et secrétaire de territoire. J’étais désormais journaliste reporter au ministère de l’Information du Congo Central. La télévision n’existait pas encore chez-nous. Je suivais tout par la radio et les journaux.

 

A l’époque, je n’avais donc pas compris grand’ chose au drame des Boyomais de 1964. C’est plus tard, entre 1973 et 1976, que j’ai effectué deux missions officielles à Kisangani pour le compte de Télé-Zaïre, la première fois lorsque j’ai réalisé un documentaire sur la Régie des Voies fluviales ; la seconde lorsque j’ai accompagné des journalistes allemands qui réalisaient un film sur le parcours du grand fleuve Congo.

 

Kisangani était alors une ville très prisée par les chercheurs d’aventures d’un soir. Les filles là-bas se ramassaient à la pelle. Malheureusement, certaines d’entre elles sortaient avec des hommes violents qui n’hésitaient pas à vous casser la figure à vous et à la fille lorsqu’ils vous surprenaient en flagrant délit. Nous nous sommes donc informés du phénomène et des raisons qui rendaient ces hommes si brutaux.

 

Beaucoup de leurs proches et collègues avaient été décimés par la guerre.

Parallèlement, celle-ci avait fait en sorte que beaucoup de femmes s’étaient retrouvées veuves ou célibataires malgré elles. Ces problèmes ajoutés au chômage chronique avaient fait que certaines femmes n’avaient d’autre choix que de se prostituer et de subir la loi du plus fort de la part des hommes.

 

La situation qui prévaut au nord-est de notre pays me rappelle un peu cette triste réalité. Mais, nous ne sommes plus en 1964. La donne a changé. Si Kisangani a retrouvé sa dignité, il n’en est pas autant pour le Kivu qui vit l’une des plus grandes crises humanitaires de notre époque.

 

Il y a longtemps que nous déplorons cette situation. Maintes fois, nous avons demandé qu’on prenne des mesures salutaires pour sauver la vie des ces concitoyens.

RD Congo - R.I.P! (26/11/2010 )

RD Congo: le coupe-gorge (18/11/2010 )

 

Dans plusieurs articles aussi, nous avons suggéré que notre pays se dote d’une redoutable armée de dissuasion.

RD Congo : age quod agis ! (26/10/2010 )

Sud-Kivu burning... (11/02/2010 )

 

Au contraire, ce qui intéresse nos élus présentement, c’est la campagne électorale.

Le jour, ils se pavanent dans leur voitures rutilantes, graissent la patte de l’électorat potentiel et rivalisent en verve oratoire. La nuit venue, ils se mettent au chaud dans leurs résidences de luxe. On dit même qu’il y en a qui se présentent plus au Parlement, trop occupés à se préparer pour les prochaines élections.

Lire les signe

 

Pendant ce temps, des victimes de violence et tueries courent dans les forêts, les yeux hagards, terrassés par la soif et la faim, ne sachant à quel saint se vouer, abandonnés à leur propre sort, à la merci des hordes sauvages et sans pitié.

 

Ce qui se passe à Kabanga est un peu de la faute à tout le monde : nos autorités politiques, la Monuc, les ONG et autres. On aime se perdre en déclarations creuses mais, dans les faits, on n’est que des tonneaux vides. On ne cherche qu’à se remplir les poches.

 

Quand des citoyens continuellement en danger n’espèrent avoir du secours de personne, ils se transforment eux-mêmes en justiciers et tous les scénarios deviennent possibles, même les plus incongrus et déments.

 

Ce qui se passe à Kabanga est une atrocité qui exige des mesures d’urgence. Les autorités ont intérêt à faire vite d’autant que, dans cette histoire, la cruauté, le sadisme et la sorcellerie vont de pair.

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La pensée du jour

 

Les prédateurs et oiseaux de proie n’intéressent guère les chasseurs

Pas plus que les friands de bonne chair

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À demain!

Rose Laurens - AFRICA-

 

 

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