RD Congo - La violence, qu'en savez-vous?

Publié le par Vieuxvan

                   Vieuxvan.overblog.com

Dimanche 6 novembre 2011

 

Grand Kalle - Independance Cha Cha - YouTube 

 

L’événement du jour

Le chef des Farc tué par l'armée colombienne

 

L’Article du jour

 

RD Congo - La violence : qu’en savez-vous ?  

 

Nos jeunes actuels, surtout ceux originaires d’Afrique, confondent souvent usage d’armes à feu et violence. Dernièrement, deux jeunes gens de notre communauté ont failli en venir aux mains à propos du film amateur Z. Mafia qui parlait du phénomène des gangs de rues. Je vous avouerai que je n’ai pas visionné ce film,

étant déjà passé par là et en connaissant l’ingratitude.

 

Je dois cependant me porter  à  la défense de ces jeunes gens lorsqu’ils sont injustement jugés alors qu’ils font preuve de bonne volonté et de courage pour produire ce film dans des conditions difficiles : certains sont obligés d’hypothéquer leur salaire ou de s’endetter pour parvenir à leurs fins. Je ne leur en veux pas. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

 

J’ai cependant décidé de reprendre ceux qui ont cherché à torpiller ce film pour une raison tirée par les cheveux : la violence.  On ne peut pas aborder ce thème sans en arriver aux armes à feu surtout celles dites de poing qui sont d’usage dans le milieu. Nos jeunes Congolais, victimes d’intimidation à l’école et de discrimination dans l’accès aux emplois, font face à ces phénomènes nord-américains. Ils sont victimes de ce système. Ils ne peuvent donc pas les éluder lorsqu’ils réalisent un film qui traite de ces sujets qui font partie de leur réalité quotidienne.

 

C’est tout de même inadmissible que des gens se permettent de s’en prendre à ces jeunes gens, lesquels ne bénéficient d’aucun soutien de leur communauté et se débrouillent du mieux qu’ils peuvent.

 

Rappelez-vous ce que je vous ai dit à propos de la classification dans le domaine du cinéma dit professionnel où le terme « amateur » n’est pas à confondre avec le nôtre : 

Cinéastes vs vidéastes.:

 

 

 

 

Aux Etats-Unis, à part les «  pur-sang » anglo-saxons, ce sont les Italiens, les Afro-Américains et les Latinos Américains qui sont les plus représentés . Cela n’a pourtant pas été facile. Cela fait des siècles qu’ils sont Américains. Il a fallu cependant que ceux appartenant aux deux dernières catégories se regroupent. A force de patience, ils ont fini pas développer leur propre réseau de cinéma parallèlement au réseau professionnel. Ainsi, beaucoup de nouveaux comédiens ont pu se faire connaître et ainsi voir les portes hollywoodiennes s’ouvrir devant eux. Spike Lee en est un a qui les Afro-Américains doivent une fière chandelle.

 

Le cas des immigrants établis au Québec est différent. D’abord, ils sont récemment établis et sont toujours considérés comme des étrangers voleurs de jobs ; ensuite le cinéma québécois lui-même est une affaire de copains et bat de l’aile ; enfin, les structures de la communauté africaine ne disposent d’aucune forme de soutien ou d’aide aux jeunes gens qui voudraient prendre leur place. Cela est valable pour tous les domaines professionnels.

 

Dernièrement, a-t-on appris, le gouvernement québécois aurait consenti une forte somme d’argent pour venir en aide à notre communauté. Au lieu de créer des emplois, ceux qui ont reçu le gros cheque en question auraient préféré acheter un cimetière pour enterrer leurs compatriotes qui meurent ici et dont ils ne peuvent rapatrier les dépouilles en RDC. Ce ne sont que des rumeurs bien sur !

 

Revenons, si vous le voulez bien au concept défini du mot violence.

Violence - Wikipédia

 

Ceux qui prétendent que la violence ne fait pas partie de nos mœurs sont des menteurs. Dans mon jeune âge, j’ai assisté à quelques combats à l’arme blanche dus à des conflits fonciers entre deux villages voisins. N’oublions pas que je suis un « Mundibu », surnom dont on a gratifié les Maghrébins tenanciers de tabagies ou tabac en Europe occidentale particulièrement.

 

Ce n’est pas tout. L’histoire même de notre pays est émaillée de meurtres politiques qui ont été perpétrés avec des armes à feu. Si quelqu’un voulait réaliser des films sur ces crimes, il n’aurait pas d’autre choix que de montrer des scènes de crimes incluant des armes qui ont fait de certains de nos compatriotes des martyrs et de leurs épouses des veuves prématurées.

 

Il est très important de noter que la violence ne se limite pas à l’usage des armes de feu, blanches, potence ou que sais-je encore. Chaque fois qu’on prive quelqu’un de ses droits et libertés, on lui fait violence.

 

Dans de nombreux articles, j’ai traité de la violence dans le hockey. C’est un sport que j’aime suivre, mais des fois je suis choque par les bagarres et les coups vicieux gratuits qui s’y administrent, faisant des blessés :

Revoici le hockey ! 

 

Il faut écouter nos musiciens chanter notre vie quotidienne pour se rendre compte que la violence conjugale est une de nos réalités en RDC :

Archives TP OK JAZZ: Misele (Franco) - Franco & L'O.K. Jazz 1964

 

Je n’ai pas besoin de vous rappeler tous les échanges d’injures qui ont lieu entre nos musiciens qui sont, dit-on, devenus champions dans ce domaine. Je ne veux pas attiser le feu, mais vous vous souviendrez du portrait que j’ai fait du grand maitre Franco Luambo Makiadi. Si les personnages de Mario, Mamou, Eleini et autres étaient réels et si Franco avait été un musicien américain ou canadien, il aurait fait plus de séjours en prison qu’il n’en a faits dans sa vie.

RD Congo: Franco, le misogyne - Le blog de Célestin S. Mansévani

 

La violence revêt divers autres visages. Celui des affameurs du peuple en est aussi un. Vous avez observé ce qui se passe actuellement dans le monde, notamment avec le Printemps arabe et les manifestations contre la pauvreté et les discriminations de tous ordres à travers le monde :

L'automne occidental 

Les pauvres en colère

 

Bref, chers amis, arrêtons de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas. J’ai souvent reproché à tant de nos jeunes de ne pas avoir complété leurs études secondaires. Singerie de la société d’accueil oblige, beaucoup de nos adolescents ont opté pour la maturité précoce, hypothéquant leurs études et par le fait même leur avenir professionnel. Ils se sont vite vautrés dans la débauche : boissons, femmes, « tskoko », drogue, « coop » etc. s’enfonçant jusqu’au cou. Pourtant, ce ne sont pas les ressources qui leur manquaient pour aller plus loin.

 

De façon générale, les parents congolais se débrouillent plutôt bien, occupant des emplois parfois bien rémunérés, acceptant de suivre des cours appropries quand c’est nécessaire, comme le font les Québécois de souche. Le problème, c’est la relève. Les parents étant trop occupés à bosser dur et à payer des factures qui n’en finissent plus, les enfants en profitent pour s’égarer.

 

Je ne le dirai jamais assez à nos jeunes : profitez des écoles pour adultes pour parachever votre instruction et arrêtez de vous faire passer pour des érudits aptes à débattre de n’importe quel sujet alors que n’en possédez pas les pré-requis.

 

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

La pensée du jour

 

La souris qui veut se faire plus grosse qu’un buffle

Finit par éclater en mille morceaux

 

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````

Congo - Mbilia Bel - Naza

Commenter cet article