RD Congo - le bunga bunga

Publié le par Vieuxvan

      RD Congo : le bunga bunga

 

      YouTube - Indépendance cha cha

 

Chez-nous, en DR Congo, lorsque, sous le coup de la colère, on dit à quelqu’un « bunga », cela signifie qu’il faut qu’il débarrasse le plancher au plus sacrant. Le terme le plus facile en français, c’est « Va-t-en »

En Italie, on a doublé le mot pour en faire « bunga bunga ». Mais, rassurez-vous, le sens n’est pas le même. Ici, il s’agit plutôt d’un jeu érotique. J’ai eu du mal à le chercher ici et là pour finalement en trouver la bonne définition, fournie par l’une des actrices de l’intrigue, Ruby. Retenez-bien ce prénom car c’est d’elle entre autres qu’il va s’agir.

Selon Ruby, le "bunga bunga" est une expression décrivant un jeu érotique enseigné à Berlusconi par le colonel Kadhafi, qui le pratique avec son "harem africain".

Pour vous introduire dans ce dossier-mystère, je vous invite à lire l’article ci-dessous :

              ENQUÊTE : Les jeux érotiques de Silvio Berlusconi scandalisent

 

On se rappellera incident au cours duquel le président italien reçut un coup de poing sur la figure administré par un inconnu. Qui sait la raison exacte de cet acte ? Ne pouvait-il pas s’agir d’un geste de vengeance d’un jeune homme trahi par sa blonde ? En tout cas, tout donne à penser que le président Berlusconi en fait voir des vertes aux jeunes amoureux de son pays à cause de sa passion pour la chair fraîche.

Sexus Belusconus
Elles ont tapé dans l'oeil de Berlusconi.

          Qu’est-ce qui peut pousser un président de la République à se livrer à ce genre de jeu ? Nous en avons connu des prédateurs sexuels : Mobutu, Tiger Wood, Jesse James et autres, mais qui pouvait se douter de retrouver dans le lot le président italien et son homologue libyen de qui il a appris la leçon ? Qui, surtout, aurait cru qu’ils affectionneraient le sexe de jeunes mineures ? Moi, depuis que j’ai choisi de vivre en Occident, j’ai appris à me méfier de ces gens dont on dit qu’ils sont au-dessus de tout soupçon.

           Dans notre jeunesse, on rêvait d’épouser une épouse vierge. Je sais que des tribus comme les Baluba tiennent mordicus au tshibawu, allant jusqu’à marier leur fille encore pubère pour leur éviter des ennuis à leur première nuit de noces. En effet, cette-nuit-là, au plumard, le mari vérifie la virginité de la nouvelle épouse. S’il en est satisfait, O.K ; sinon, c’est le scandale et la pagaille du genre : «  Bokamata kilawu na bino ; Bozongisela biso mbongo na biso » ! Je ne sais pas s’il en existe encore des filles majeures non mariées en RDC, qui peuvent se vanter  de conserver leur virginité. Ici, en Occident, libertinage oblige,  les parents s’en foutent ; les maris aussi. Une fille qui est vierge ferait traiter de conne. C’est comme si elle n’était pas assez belle pour plaire aux hommes.

           Tout cela a un lien avec le courant des Québécois qui voulaient se débarrasser de tous les interdits de l’Église catholique,  laquelle est encore associée de nos jours aux Anglophones qui ont fait suer les Canadiens d’expression française.  Ces derniers ont été longtemps victimes de discrimination et de préjugés. Il n’y a pas longtemps encore certains joueurs francophones ont été traités de « frenchie » par leurs homologues hockeyeurs anglophones et ça a fait des vagues :

               Coyotes : Doan poursuit Coderre | Hockey | Radio-Canada.ca

           Revenons plutôt à nos moutons ! En parcourant la vie des célébrités, on se rend compte combien le sexe féminin est devenu libéral. Chose rarissime chez-nous, du moins à notre époque, où une femme qui collectionne des maris ou amants n’est jamais bien vue. Parlez-en à Simaro Lutumba  qui a composé « Ma Hélé »

           Les Arabes, les Hindous et les Pakistanais vous tueraient d’avoir osé violé leur fille de 14 ans. Les Italiens, eux, tolèrent ! Les Libyens sûrement pas non plus. Mais qui va oser toucher à un cheveu de Kadhafi ?

           On a souvent traité les Africains de coureurs de jupons ; on a maintes fois pointé du doigt des dignitaires, ministres, cadres militaires et autres qui profitent de leur pouvoir pour fricoter avec des midinettes désireuse de se faire un peu de sous ou de conserver leur emploi. Il faut se rendre de plus en plus à l’évidence que les humains restent les mêmes, peu importe leur race. « Homo homini lupus »

           On devrait punir tous ces sadiques-là ! J’ai lu, un jour, un « San-Antonio » où des filles avaient délibérément été injectées pour qu’elles contractassent la syphilis avant d’être offertes à des dignitaires d’un pays ennemi qui en gardèrent des séquelles. Avec l’avènement du sida, ce serait peut-être une façon de donner la leçon à tous les maniaques qui se livrent à ce genre de jeu sur des filles mineures. Qu’en dites-vous ?

            J’espère que le peuple italien n’endurera pas davantage un président aussi pourri !

           Si cela s’était passé du temps de Cicéron ou de Jules César, le premier se serait sûrement contenté de dire à Berlusconi, euphémisme oblige,   « Quosque tandem abutere patietia nostra » ? Le second n’aurait certainement pas été plus tendre: « Tu quoque, presidente ! » Un prêtre exorciste, lui, comme il en foisonne au Vatican,  aurait été plus direct : « Vade retro !», autrement dit : « Tika ebonga ! Bunga » !

À demain!

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

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