RD Congo - le cri de Jeannot Bombenga

Publié le par Vieuxvan

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Dimanche 5 février 2012

 

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RD Congo – Le cri de Jeannot Bombenga

 

 J’ai connu Jeannot Bombenga en 1968, juste avant que je me marie. J’étais secrétaire communal de N’Djili à l’époque. C’était le temps des folies de jeunesse. Ses chansons qui me fascinaient étaient « Naluki yo trop Elodie », « Mobali ya ngelele » et « Bopesa ye liteya » Je les écoute très souvent aujourd’hui encore.

 

Hier, je l’ai entendu se plaindre sur Radio Okapi. Il a raconté comment il avait eu un accident de voiture en sortant d’un de ses concerts à Bandalungwa du fait de l’ivresse au volant de son chauffeur. Il a eu la jambe fracturée et a dû être hospitalisé pendant je ne sais combien de mois. L’artiste regrettait néanmoins de ne pas avoir reçu des visites de ses pairs pendant toute la période de son hospitalisation alors qu’il est l’un des pionniers de notre musique. Et il avait parfaitement raison.

 

J’ai mieux connu Jeannot Bombenga dans la même année 1968 lorsque, avec son orchestre Vox Africa, il animait des soirées au dancing club « Au Grillon », qui était situé derrière la rue de la Kethule non loin du des futurs complexes « Un Deux Trois » et de l’avenue Gambela, puis plus tard la boîte Mama Kulutu…C’était de la musique à tout casser avec le trio Jeannot Bombenga-Sam Mangwana- Dalienst Ntesa. Ces deux derniers étaient des transfuges des « Grands Maquisards » de Denis Ilosono, ex-secrétaire particulier du Marechal Mobutu. J’y allais souvent en après-midi. Mais, aussitôt marié en juin, je me suis rangé. Obali, tika ba coins. Plus tard, alors que je me retrouvai à Télé-Zaïre, le groupe et le club avaient disparu, mais je suis quand même retourné non loin de là pour rendre visite à l’un de mes vieux qui se nommait « Frontail » C’est un couturier qui habillait les grandes légumes de l’époque et qui m’aimait bien depuis que j’avais réalisé un reportage sur lui et son entreprise dans la cadre de l’émission « La Kinoise »

 

Jeannot Bombenga ne fut cependant pas qu’un chanteur d’orchestre. Il a composé de belles chansons plus tard et il a formé un duo du tonnerre avec le Grand Kallé dans Bébé 69 et Mado. Je me souviens encore des fanatiques de Daring-Imana qui chantaient pour provoquer leurs antagonistes de V.Club : Lubumbashi eh, Lubumbashi eh ! Vea kufua ! Vea kufua ! C’était tiré de la chanson Mado. On avait seulement remplacé le « mina| par le « Vea » Et les Moscovites de répliquer : « Nani mokonzi ya terrain. Vea »…Bombenga Wewando a chanté aussi quelques chansons patriotiques dont Emery.

 

Il s’était quelque peu efface pendant mes années passées à Télé-Zaïre. J’ai heureux d’apprendre qu’il a pu fait renaître « Vox Africa » de ses cendres et qu’il se dispose de sortir un nouvel album dans un proche avenir.

 

Un de ces jours, je reviendrai sur ses œuvres qui ont laissé une grande marque sur notre culture.

 

J’invite cependant nos jeunes musiciens à se montrer plus solidaires entre eux et de témoigner de l’admiration ainsi que de la reconnaissance envers nos vieilles gloires.

Je vous ai déjà parlé du sort de Rochereau Tabu Ley et de Youlou Mabiala qui se retrouvent dans la même situation et dont le sort est encore pire.

 

Le cas de Bombenga est d’ailleurs particulier puisqu’il est, avec Simaro Masiya Lutumba et Sam Mangwana Muana Ndjoku, l’un des vestiges encore actifs de la génération de Grand Kallé et Franco Luambo Makiadi. C’était notre génération à nous qui -moi à 19 ans- avons été débuté nos vies professionnelles deux ou trois ans après l’indépendance du pays.

 

 

Je lui souhaite personnellement une bonne convalescence et bien des années encore à vivre.

 

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