RD Congo - Les ondes carnivores

Publié le par Vieuxvan

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Dimanche 22 mai 2011

 

 

L’événement du jour

 

Hier, je vous ai parlé du jeune Franco-Congolais Blondin Miguel qui, à 13 ans, est l’une des vedettes du film « Le Havre », présenté en compétition officielle le 17 mai 2011 au 64ème Festival de Cannes. Voici la bande-annonce de ce film.

Voir la bande-annonce

L’article du jour

 

 

RD Congo – Les ondes carnivores

 

Je viens de lire cet article à propos de l’accident tragique qui a coûté la vie à toute une équipe de sportifs sur le Lac Tanganyika.

Encore un drame : des joueurs d’une équipe de football noyés dans le lac Tanganyika à Bukavu

Bukavu : les joueurs du FC Lubilo noyés dans le lac Tanganyika

 

Il y a quelques jours, une collision s’est produite sur le fleuve Congo entre une baleinière et un navire battant pavillon de la RP Congo.

Une baleinière et un bateau se heurtent sur le fleuve Congo: 11 morts

 

Ce n’est pas la première fois que de tels accidents se produisent. Pourtant, il y a des balises dans nos fleuves et lacs qui permettent aux capitaines de bateaux de ne pas s’écarter de leur route. Je les ai vues personnellement puisque j’ai remonté deux fois le fleuve de Kinshasa à Kisangani et que j’ai été une fois en tournage sur le lac Tanganyika à Kalemie où nous avons filme le quotidien d’un bateau de pêche. Qui plus est, les bateaux sont équipés de systèmes électroniques de guidage leur permettant de ne pas se tromper de route.

 

La RDC n’est pas le seul pays du monde où se produisent des naufrages meurtriers. Le phénomène fait des victimes dans bien des coins de la planète.

Les naufrages les plus meurtriers depuis 1987 dans le monde

 

Comme on a pu le constater, la RDC n’est pas citée. Mais cela ne veut rien dire. Ceux qui ont publié ces statistiques manquaient sûrement de données à ce sujet.  En tout cas, nous savons qu’il y en a eu des naufrages de bateaux dans notre pays.

Au moins 140 morts dans le naufrage d'un navire - RD CONGO - FRANCE 24

 

En dehors du fleuve, de grands affluents arrosent le bassin congolais dont le Kasai, le Kwango, le Kwilu et l’Oubangui sans oublier les lacs Tanganyika, Bukavu et Edouard. Des accidents mortels s’y sont souvent produits.

Digitalcongo.net 3.0

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Une chose est certaine, avec les carences en réseaux routier et ferroviaire, les cours d’eau navigables de la RDC connaissent beaucoup de trafic. Dans un pays comme le nôtre, plusieurs facteurs peuvent être à l’origine des naufrages.

Dans le cas du bateau, il pourrait y avoir eu une défaillance technique. On n’a pas cessé de le répéter, les bateaux vieillissent. Il faut les remplacer ou les réparer. Dans les deux cas, on a besoin d’argent. Il se peut aussi qu’il y ait eu des erreurs de guidage. Mais, dans cette dernière alternative, ce sont les facultés des capitaines de bateau qui pourraient être en cause. Avec la chaleur qu’il fait au pays et l’ambiance libertine qui règne sur les bateaux, Il coule bien de bières et de « lotoko » sur ces navires. Il se pourrait qu’un capitaine soit un peu éméché, mais je ne pense pas qu’il le soit au point de ne plus savoir reconnaître les signaux de repérage. Mais, sait-on jamais ?

 

En ce qui a trait aux baleinières, il faut aussi prendre en compte la surcharge. Un de ces engins peut trop bondé au point que son conducteur ne peut pas redresser la barre à temps sous le poids de la cargaison ? Il arrive, en effet, que des conducteurs de baleinières outrepassent la limite de poids permise pour se faire un peu plus de magot.

 

Dans les deux cas, il est urgent de prendre les dispositions adéquates pour éviter que cela ne se reproduise. Il faudrait, pour ce qui est des navires, s’assurer que les conditions techniques sont bien remplies ; dans le cas des baleinières, on doit veiller à sévir contre les conducteurs qui font de la surcharge.

 

N’oublions surtout pas que les capitaines de bateaux et baleinières sont les seuls maitres à bord et qu’ils font pratiquement tout ce qu’ils veulent.

 

Pour modérer leur ardeur, il est important d’instaurer, si ce n’est déjà fait,  des brigades de patrouilles qui sillonneront journellement les eaux du fleuve et ses affluents ainsi que celles des lacs et autres voies navigables pour veiller au respect des conditions d’une navigation sécuritaire.

 

Je me réjouis de voir le ministre intérimaire des transports et voies de communication prendre une première mesure visant la sécurité dans le fleuve Congo.

[lire +

 

Voilà qui va dans la bonne direction !

 

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La pensée du jour

Si vous croyez que la fin justifie les moyens

Hâtez-vous de consulter un psychothérapeute

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À demain !

Rose Laurens - AFRICA-

 

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