RD Congo - Les routes assassines

Publié le par Vieuxvan

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Mardi 22 avril 2011  

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

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L’événement du jour

Les ennuis du colonel Mouammar Kadhafi ne sont pas terminés. Il devra se chercher un bunker imprenable s’il veut demeurer en vie.

 

Mouammar Kadhafi sain et sauf après un raid sur son QG à Tripoli

 

L’article du jour

 

 

RD Congo – Les routes assassines

 

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on signale un accident de la circulation mortel ou spectaculaire en RDC. D’après l’article ci-dessous, l’une des raisons, c’est la modernisation de nos infrastructures, un phénomène auquel nos concitoyens ne sont pas encore habitués.

 Boulevards-mouroirs

 

Dans la même veine, une autre étude semblerait démontrer sans l’ombre d’un doute que la signalisation routière non respectée ou mal interprétée est l’une des innovations qui peuvent s’avérer meurtrière.

Digitalcongo.net 3.0 

 

Une autre cause des accidents, c’est l’excès de vitesse provoqué par l’ivresse au volant. Ici, en Occident, ce sont les jeunes qui battent ce record. Chez-nous, au pays, c’est tout le mode qui boit. Dans une ville comme Kinshasa où les « nganda » fonctionnent à plein régime pratiquement 24 heures par jour, il n’est pas étonnant que des conducteurs éméchés provoquent des accidents. 

Des accidents de route foisonnent à Kinshasa

 

Dans le cas des transports sur des routes nationales, c’est surtout la surcharge qui est en cause. Les routes de Bandundu et du Bas-Congo sont célèbres à ce sujet. Mais elles ne sont pas les seules.

RD Congo.  58 morts dans un accident de camion tombé dans le Lac

 

Dans mon adolescence, quand je me rendais en vacances au village de mes parents, je descendais souvent à la gare de chemin de fer de Kimpese d’où je prenais un camion. Nous y étions entasses comme des sardines, mais personne ne s’en plaignait. Et pourtant, les « bukula » et « kimalu-malu » ne sont pas conçus pour le transport des personnes.

 

Lors de la création des gouvernements provinciaux, dans les années 60, le siège des institutions provinciales du Kongo Central avait d’abord été installé à Matadi-Mayo. La plupart des fonctionnaires résidaient à Kinshasa. Pour se rendre à leurs lieux de travail, ils montaient dans ces grands véhicules verts baptises « bukula » (renverse), tirés à quatre épingles. Cela faisait vraiment pitié. Mais ils n’avaient pas le choix. Une ou deux fois, les véhicules se sont renversés sur la route du Bas-Zaïre et il y a eu des accidentés graves. Les fidèles kimbanguistes se rendant à Gombe Matadi ont eu droit à la même médecine. Et je vous ai déjà conté l’histoire de Tshibangu Njila Mule, un collègue de la RTNC qui a tragiquement péri sur la route du Ba-Zaïre en revenant d’un mariage à Ngeba. C’est lui qui animait l’émission « Place aux vedettes » avant Emile Lukezo Luansi

Beaucoup d’autres personnes on perdu la vie dans les mêmes conditions. Nul n’ignore le spectacle de ces véhicules qui desservent Kinshasa en partant du Bas-Congo dans lesquels les passagers voyagent dans des conditions incroyables en compagnie de bêtes de somme et diverses marchandises dont les sacs de fufu. (cossettes de manioc)

Mais, il y a aussi les accidents dus aux mauvaises conditions des routes. Les autorités ont leur part de responsabilités ces situations. Nous en avons déjà parlé. Dans le cas du Bas-Congo, notamment, il y a des nids de poule et autres bris de la chaussée qui font des ravages.

Bas-Congo : la mauvaise gestion de l’argent du péage ruine la ...

 

En réalité, je l’ai déjà souligné, des campagnes de prévention routière s’imposent pour les usagers de la route. Cela devrait se faire par le biais de la publicité tant dans les journaux qu’à la radio et à la télévision. Evidemment, cela suppose des moyens financiers.

 

Pour ce qui est de l’entretien des routes, là encore, c’est le nerf de la guerre qui est en cause. Dans l’article ci-dessus, il est question de l’argent du péage. Qu’en est-il au juste ?

 

En tous les cas, il est de la responsabilité des autorités établies de trouver les solutions qui s’imposent.

 

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La pensée du jour

Pour certaines personnes, il vaut mieux mourir

Que d’être persécuté toute sa vie

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À demain!

Rose Laurens - AFRICA-

 

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