RD Congo: meurtre de Chebeya: le chaïnon manquant

Publié le par Vieuxvan

RD Congo : le chaînon manquant

 

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Hier, je suivais distraitement un épisode de la télésérie « Le vagabond », mettant en scène un chien qui rend d’appréciables services aux enquêteurs.  Je me suis alors mis à me poser certaines questions sur la manière dont les enquêtes sur meurtres se déroulent chez-nous en RDC.

 

Cela va faire trois mois depuis le meurtre sordide de Floribert Chebeya.  Malgré tout le tapage médiatique qui s’en est suivi, on semble encore au point mort. Tout au plus détient-on des suspects.  Je viens de lire l’article ci-dessous. Je dois cependant vous avouer que je n’en suis pas plus avancé.

Editorial

Justice jusqu’au bout

 

Si j’en crois un autre article sur cette même affaire, le rapport d’autopsie qui a été pondu par les experts hollandais reste évasif.  Je me demande pourquoi on a fait appel à des experts hollandais. Depuis quand la les Pays-Bas sont-ils reconnus spécialistes en la matière ? Dans quelle affaire les médecins légistes de ce pays se sont-ils déjà surpassé ?

 

Si leur rapport reste évasif, à quoi cela a-t-il servi de faire appel à eux ? Du gaspillage de temps et d’argent !

 

J’ai assez lu de livres sur l’espionnage dont Gérard de Villiers (SAS), James Hadley Chase,  Frédécic Darc (Sab Antonio), Jean Bruce (OSS 117) et autres ainsi qu’une foule d’articles sur des meurtres non élucidés pour réitérer ce que j’avais déjà soulevé dans un de mes articles à l’effet que le meurtre de Chebeya est l’œuvre d’une grande organisation. Plus on va gagner du temps, plus les auteurs de cet assassinat vont s’organiser pour effacer toute trace pouvant conduire au meurtrier du directeur de VSF. Si la police congolaise avait disposé de chiens dépisteurs, c’est par là qu’on aurait dû commencer. Le cadavre et la voiture du défunt auraient peut-être permis à un chien bien dressé de conduire à toutes personnes s’étant trouvées dans la voiture ou ayant touché à son corps. Je me demande si cette démarche a eu lieu. Ça n’aurait peut-être rien donné, c’est vrai mais ne dit-on pas que « qui ne risque rien n’a rien ? En tout cas, si Chebeya a été torturé dans les locaux de la police, grâce à un chien renifleur, on aurait été en mesure de savoir dans quel local son supplice a eu lieu.

 

Si cette précaution n’a pas été prise, il faut suivre une autre piste. Laquelle ? Celle du chauffeur toujours porté disparu. C’est là que l’affaire se corse car, apparemment, les meurtriers l’ont fait disparaître à jamais car c’est le seul témoin oculaire qui a assisté aux dernières heures de Floribert Chebeya. C’est un procédé vieux depuis les plus grands assassinats politiques les plus connus. C’est le même topo qui a suivi l’assassinat de John Kennedy. Lee Harvey Oswald s’est fait estourbir par Jack Ruby qui lui-même ne savait rien. Le scénario fut le même pour Martin Luther King Jr.  Son assassin James Earl Ray s’est rétracté plus tard ! Qui ont ordonné de tuer Laurent Désiré Kabila et  Marien Ngouabi ? Nul ne le sait. Les enquêtes sur ces meurtres ont fini par se noyer dans le grand fleuve Congo, rattrapées par l’usure du temps ! Les  auteurs commanditaires de leurs assassinats, eux,  courent toujours.

 

En matière de justice, nous n’avons pas encore entrevu le bout du tunnel ! Mais, il ne faut pas baisser les bras pour autant. Peut-être faudrait-il inventer la profession de détective privé chez-nous ? Et encore ! La clé de l’énigme, c’est l’instauration d’une véritable démocratie. Depuis le temps qu’on en parle ! Pourtant, dans ce grand pays, les matières grises sont légion !

 

Quoi qu’il en soit, il faut parer au plus pressé. Le cas Chebeya est un boulet au pied de notre régime actuel.

La lumière doit être faite sur son assassinat pour mettre fin aux rumeurs et spéculations. Pour ce, il est impératif de découvrir où se terre ou est enterré son chauffeur. Voilà le chaînon manquant!

 

À demain !

 

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