RD Congo: parlons du présent RD Congo - parlons du présent ! SACHA DISTEL & DALIDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE Nos détracteurs ont souvent qualifié la République Démocratique du Congo, notre

Publié le par Vieuxvan

 

RD Congo - parlons du présent !

 

 SACHA DISTEL& DALIDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

 

Nos détracteurs ont souvent qualifié la République Démocratique du Congo, notre pays, de géant aux pieds d’argile. Ils n’ont pas tout à fait tort eu égard aux immenses ressources naturelles dont dispose notre pays alors que le peuple croupit dans la misère.  Parlant de nos richesses, des fois, il m’arrive de m’adresser à l’Éternel, notre Dieu Tout-Puissant, en parodiant Simaro Masiya Lutumba : « Ebele ya ba pays etonda na mokili, Nzambe oponi kaka RDC mpo ezala scandale géologique ? » Le hasard n’existe pas, mes chers amis ! Ce n’est pas pour rien que Dieu nous a accordé ces faveurs. Mais qu’en avons-nous fait ?

On me dira tout ce qu’on voudra, mais, pour moi, le grand responsable de l’échec de la RDC est Mobutu Sese Seko. En 32 ans de pouvoir absolu, s’il avait voulu fortifier nos frontières, s’il avait voulu développer nos infrastructures, s’il avait voulu développer les régions du pays, s’il avait voulu industrialiser notre pays, il l’aurait fait.  Avec tout l’argent qu’il s’est tapé, Mobutu aurait pu remédier à cette situation. Hélas ! Il a surtout voulu se remplir les poches et affermir son pouvoir en distribuant quelques sous ici et là à ceux qui lui étaient fidèles ou espionnaient pour lui. Mais, quoi que nous fassions, le Léopard est mort de sa belle mort. Nous ne pouvons ni le ressusciter ni lui demander des comptes. De toute façon, il a demandé pardon à titre posthume !

 

Je lis souvent des articles sur notre pays. Je suis étonné de constater que d’aucuns reviennent toujours sur les mêmes personnages et événements du passé. Certes, nous avons un grand besoin de reconstituer notre histoire et je suis de ceux qui veulent que cela se fasse de façon plus rigoureuse de sorte que nous disposions d’archives nationales dignes de ce nom plutôt que de nous contenter de ces quelques bribes qui nous viennent d’ici et là de citoyens qui se sont constitué leurs archives personnelles. Moi-même, il m’arrive de sursauter en apprenant tel fait et geste que j’ignorais ou de faire preuve de nostalgie en pensant aux événements sportifs et à notre musique de la belle époque.  Néanmoins, je crois qu’il faut désormais tourner la page et vivre au présent. J’aime bien lire, rêvasser et me nourrir de culture. Mais, je me souviens de l’adage : « Ventre affamé n’a point d’oreille ! » J’aime ce qui est concret, palpable et visuel.

 

C’est dans cette optique que je considère la RDC d’aujourd’hui. Elle est en train de changer. Je n’ai pas besoin que quelqu’un m’explique. Une image ne vaut-il pas mille mots ? J’ai des yeux pour voir et ce que je vois me plaît !  Le pays est en train de s’engager résolument dans la voie du progrès.  En tout cas, sous la Deuxième République, je n’ai jamais vu autant de travaux et d’activités qu’il y en a présentement. Voyez cet autre exemple : le pétrole de Moanda était jadis envoyé à l’état brut aux États Unis pour y être raffiné par la famille Bush entre autres. Pourquoi ne le faisions-nous pas sur place ?

Forage pétrolier on-shore au Bas-Congo par la société SOCO : pari gagné de Joseph Kabila !

 

À ce sujet, j’ai bien aimé les propos de l’ambassadeur de Belgique en RDC qui nous exhorte à développer nos propres industries locales pour ne plus devoir importer des produits étrangers et même arriver à exporter les nôtres.

Dominique Struye de Swielande invite la RDC à augmenter la production intérieure

 

Il ne croyait pas si bien dire ! J’ai souvent encensé les Belges pour quelques réalisations qu’ils ont laissées notamment au niveau de l’enseignement. Mais, le reproche que j’ai à leur adresser, c’est qu’ils ont concentré la modernisation dans les grandes villes. Dans le cas des Cataractes au Bas-Congo, par exemple, les campagnes ont été abandonnées à part quelques îlots de camps de travailleurs comme à Kwilu Ngongo, à Lukala, Catier et d’autres localités où l’activité industrielle battait son plein. Cependant, ce ne fut pas suffisant. En effet, les liaisons par routes, l’éclairage public, les télécommunications, l’aménagement de l’habitat et autres laissaient encore à désirer. 

 

Je crois que l’heure est venue de créer des industries dans nos régions. Cela aiderait à créer des emplois, à moderniser nos campagnes, à motiver nos jeunes à s’investir dans l’activité économique. Nous n’avons pas besoin de viser uniquement la grosse production industrielle comme l’hydroélectricité, les mines, les hydrocarbures, la foresterie et autres. Nous pouvons développer l’industrie agroalimentaire de sorte que nous puissions exporter des produits de chez-nous vers les pays étrangers, tel que suggéré par l’ambassadeur belge. Ici à Montréal, dans les magasins tenus par les Chinois et Africains, on trouve du tout : du manioc, des fruits tropicaux et même des jus faits à partir de fruits : tomate, orange, mandarine, cœur de bœuf, noix de coco, mangue, fraise, banane, goyave, etc. Il y a du tout !

 

Avec ces immenses étendues de forêts et terres fertiles dont est pourvue la RDC, qu’est-ce qu’on ne pourrait pas mettre en boîtes ou en bouteilles pour exporter nos produits ? Bien sûr, cela suppose des plantations. Et alors ? Qu’est-ce qui nous empêche de planter des arbres à fruits ? Si vous écoutez la chanson « Inch Allah » de Salvatore Adamo, il est question des Israéliens qui ont planté dix millions d’arbres. Nous pourrions en faire autant sinon plus ? Des pays comme Cuba, la Martinique, Costa Rica et autres produisent du rhum et des boissons sucrées à partir des produits agricoles de leurs pays respectifs. Pourquoi pas nous ?

 

Dernièrement,  j’ai suggéré d’améliorer les voies de communications à travers notre grand pays. Le fleuve en constitue une des plus primordiales. Le trafic entre Kinshasa et Kisangani en est un qui permet de ravitailler certaines villes et grands centres. Je suis heureux de constater que là aussi il y a un vent de fraîcheur.

Un nouveau bateau de transport des marchandises pour le trafic Equateur-Kinshasa

 

Avec les 5 chantiers en cours et si l’on aménage nos routes tout en implantant des industries agroalimentaires dans nos régions, il n’ y a nul doute que le pays va continuer à aller de l’avant.

 

À tous ceux qui veulent nous ramener en arrière, je dis : « Parlons du présent ! » Mettons tous la main à la pâte et mettons nos bonnes initiatives au service du pays. Cette RDC-là, telle qu’elle est partie, fera. bientôt des jaloux chez bien de nos détracteurs et des heureux chez-nous ! Hier, nous étions considérés comme un pays en voie de développement ? Nous pouvons changer la donne et nous hisser désormais au niveau des pays industrialisés ! Il suffit d’y croire !

 

Merci de votre bonne attention et à demain !

 

Sacha Distel - Monsieur Cannibal



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