RD Congo - rendre aux Ndjilois...

Publié le par Vieuxvan

      RD Congo : Rendre aux Ndjilois…

 

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J’ai reçu ce soir un message provenant de Richard Luemba, l’un des fils de feu le bourgmestre Georges Luemba, dont voici un extrait :

« Je suis le fils avant dernier j'habite en Belgique, un tous grand merci pour ce temoignage sur mon papa »

Auparavant, j’avais pu échanger avec sa sœur cadette, Hortense qui, elle aussi, habite à Paris :

« Bonjour grand frère, je suis LUEMBA Hortense fille de Georges LUEMBA »

Hortense est à la tête d’une organisation, composée de Ndjilois, qui se charge d’aider à résoudre certains problèmes des résidents de Ndjili. Parmi les projets dont elle m’a parlé, il y a celui qui consiste à envoyer à Kinshasa un autobus qui, le matin,  irait déposer les étudiants fréquentant, et, le soir, les ramènerait dans leur commune.

Quelle belle initiative ! Tel père, telle fille !

Étrangement, le message de Richard coïncide avec cet article que je viens juste de lire, annonçant la fin des travaux de réfection du boulevard Luemba.

Commune de N’Djili : le boulevard Luemba remis en l’état

 

Dans ma biographie personnelle ainsi que dans des articles consacrés à Georges Gerts Luemba, je vous ai parlé en long et en large de ce qu’il fut pour moi et des actions concrètes que cet homme a posées, lesquelles font de lui un héros incontesté.

Je fus secrétaire communal de Ndjili de 1965 à 1968. Je me considère comme un Ndjilois d’autant que j’étais dans la vingtaine, âge où l’on fait quelques folies et que je me suis fait tant d’amis des deux sexes et aussi quelques jaloux, cela va de soi. Je vous ai décrit la rivalité entre les clubs de vedettes des jeunes de l’époque.

J’ai aussi été président du FC Ndjili et j’ai fait monter cette équipe en division d’honneur de l’Afkin de l’époque.

Les Ndjilois sont très reconnaissants et très solidaires. À chacun de mes longs séjours à Paris pour des raisons de formation ou de perfectionnement professionnel, je n’ai pu éviter le contact avec les Ndjilois parisiens. Je puis vous affirmer une chose : je ne me suis jamais ennuyé à Paris ! Cela fait des années que je n’ai pas remis les pieds au pays, mais les échos qui me parviennent font état des investissements que les Ndjilois d’Europe occidentale (France, Belgique, Suisse, etc) ont fait dans leur commune.  Je leur lève mon chapeau !

 

Il est tout à fait logique qu’on fasse honneur aux  bâtisseurs anciens et nouveaux de cette commune. J’ai connu des échevins, conseillers, gens d’affaires et sportifs qui ont également contribué à l’essor de Ndjili, tels Luneko Adolphe (motel Cocorico), Sono Paul (bar Air-Ndili), Kiese Boniface, Zuzu Jean (Télévision bar), Lucky Kanza, Malongo, Deca (Cinéma et Meubles), Luc Ebumba (Lions) , Kilasu (Léopards) et autres. Ils sont très nombreux.  J’aurais aimé voir ces gens-là et d’autres bâtisseurs que je n’ai pas cités voir leurs noms être attribués à des rues de la commune.

Je ne suis pas contre le fait d’avoir dédié une avenue  à Mama Antoinette Mobutu.  Quant à Georges Luemba, il a beaucoup fait pour la modernisation, pour la lutte au banditisme et pour l’électrification de la commune ; il a posé des gestes humanitaires concrets que personne d’autre n’a posés. Il a fait injustement la prison du fait que les Ndiilois avaient refusé de voter majoritairement pour Mobutu en 1967. Il mérite qu’on lui rende un vibrant hommage.

À part lui, je propose qu’on baptise des rues aux noms d’autres dignes fils de Ndjili  qui ont fait la fierté de la commune. Albert Mayama alias Braine, joueur de l’A.S. Vita-Club et des Lions et premier Ndjilois à avoir évolué en Europe (Union St-Gilloise), en serait un bel exemple ?

À demain!

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

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