RD Congo - Vision vs action

Publié le par Vieuxvan

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Mercredi 18 janvier 2012

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RD Congo – Vision vs action


Je suis désormais tous les jours les émissions de Radio-Okapi. Ce fut donc pour moi un grand plaisir d’entendre des auditeurs donner leur appréciation de nos deux martyrs et héros que sont respectivement Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Ainsi en est-il de cet article de l’éditorialiste du journal « Le Potentiel »
Ni Lumumbiste, ni Kabiliste

J’étais encore sur le banc de l’école à l’époque où Lumumba devint Premier ministre. Je retiens cependant de lui que, sans lui, Joseph Kasa-Vubu ne serait jamais devenu président de la République. Ce fut une erreur fatale pour Lumumba. Il est mort sans devenir lui-même président, trahi pas ses propres compatriotes. Je crois que nous l’aurions mieux connu s’il avait lui-même occupé le fauteuil de la magistrature suprême et avait vécu assez de temps pour affronter les crises internes d’une part et faire face aux pressions extérieures d’autre part.

On se souviendra des belles promesses de Mobutu lorsqu’il a pris le pouvoir. On sait comment cela a fini avec son ego et le culte de la personnalité qu’il a instauré. Un autre exemple nous vient d’Abdoulaye Wade en qui bien des Sénégalais avaient fondé leur espoir. D’être demeurés longtemps au pouvoir les a corrompus.

Lumumba a été assassiné dans des conditions qui n’ont pas permis aux Congolais de le pleurer comme cela aurait dû se faire. Mais, nous avons quand même pu nous racheter en reconnaissant en lui un martyr et héros de notre indépendance.

Je n’étais plus en RDC 35 ans plus tard quand Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir. Il faut d’abord reconnaître que, contrairement à Patrice Lumumba, il a eu du sang sur les mains qui relevait des dommages collatéraux puisqu’il a dû se frayer un chemin où il y avait des barrières humaines qu’il ne pouvait pas simplement enjamber.




Human Rights lui en a voulu, mais il a continué à lui faire le pied de nez. On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs. Cette histoire a quand même quelque peu terni son image, mais nous ne pouvons pas trop lui tenir rigueur. Voilà une des raisons pour lesquelles je ne deviendrai jamais politicien, une profession, hélas, où la fin justifie parfois les moyens.

J’ai appris bien de bonnes choses de lui, notamment le fait qu’il ait sévi contre la corruption, allant jusqu'à couper les mains prises dans le sac, et qu’il ait des actions sociales qui l’ont fait monter dans l’estime du peuple. Les membres du Groupe Salongo notamment se souviennent de sa prodigalité. Mobutu l’a fait avant lui et cela a même coûté la vie à Tshitenge Nsana, mais après combien d’années ? Et pourtant, il ne leur a jamais rien demandé en retour. Ils ne sont pas les seuls à avoir profité de ses largesses. Il donnait pour motiver les bons citoyens jadis exploités et soulager la misère, sans tambour ni trompette. Qui plus est, il a fait preuve de beaucoup de courage en remettant en cause les accords qu’on dit qu’il avait signés avec ceux qui l’ont aidé à chasser Mobutu du pouvoir ainsi que ceux avec les Israéliens pour l’exploitation de nos minerais. Il ne faut pas non plus oublier qu’il a demandé aux Rwandais de plier bagages et de retourner dans leur pays. Ce gars-là a eu l’occasion de poser des actes concrets et il n’a pas hésité à le faire. Il ne demeure pas moins vrai que, lui aussi, on aurait pu le juger encore davantage s’il avait pu rester plus longtemps au pouvoir comme le fut Mobutu et l’est Joseph Kabila. En tout cas, c’est le seul de nos deux anciens chefs d’Etat pour qui le peuple a versé de vraies larmes lors de son décès. Il n’a pas battu le record à ce chapitre, lequel revient aux Coréens du Nord. Mais, au moins, dans son cas, ce furent des larmes ni hypocrites ni arrachées de force. C’est lui mon héros préféré parmi tous nos martyrs.

En tout cas, personnellement, j’aurais été curieux de savoir comment Patrice Lumumba et Mzee Kabila se seraient démarqués des autres leaders africains qui n’hésitent pas à lécher les mains – si pas le c…- de nos partenaires traditionnels une fois demeurés longtemps au pouvoir. L’appétit vient en mangeant, dit un dicton. Si les éloges que nous leur dédions correspondent au profil qu’ils auraient eu, et ce, même devant l’appât du gain, ils n’auraient assurément pas fait de vieux os.

Vous me connaissez. Je ne mâche jamais mes mots et j’ai horreur que les Occidentaux nous prennent pour des nonos. C’est pourquoi, j’ai peur de la tournure que prennent actuellement nos relations diplomatiques.
RD Congo - Diplomatie changeante
Organisation à Kinshasa de la première fête d’amitié «sino-congolaise»

J’appréhende qu’elles débouchent sur une suite de complots sournois et  machiavéliques en guise de représailles.

Seul l’avenir nous le dira !




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