Violence au hockey - L'examen de conscience

Publié le par Vieuxvan

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Vendredi 11mars 2011  

 

             Congo - Mbilia Bel - Naza

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L’événement du jour

Une autre catastrophe naturelle vient de faire des victimes, cette fois en Chine.

 

 

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Mille maisons détruites en Chine: 25 morts

 

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L’article du jour

 

 

Violence dans le hockey- L’examen de conscience

 

Les Québécois sont furieux, particulièrement les fanatiques du club de hockey Le Canadien de Montréal. Et pour cause ! Il y a trois jours, un des jeunes espoirs de l’équipe, Max Pacioretty, a été victime d’une commotion cérébrale doublée d’une fracture de la vertèbre cervicale, suite à une rude mis e en échec que lui a servie le robuste défenseur des Bruins de Boston, Zedno Chara.

 

On a craint pour la vie du jeune hockeyeur qui ne bougeait pratiquement plus lorsqu’il a été évacue de la patinoire sur une civière. Les fanatiques du Canadien ont retenu leur souffle. Heureusement, il y a plus de peur que de mal.

État de santé de Pacioretty

 

Ces jours-ci, les journaux, la radio et la télévision ne parlent que de ça. D’aucuns auraient souhaité que Zedno Chara fût puni sévèrement pour son geste. Hélas ! Ils ont été déçus.

Le verdict vient de tomber

 

Les amateurs de hockey et les chroniqueurs sont dans tous leurs états. Plusieurs spécialistes de tous bords ont été invités à commenter cet incident sans compter les supporters et fanatiques de l’équipe.  L’émotion s’en est mêlée.

 

À vrai dire, et tous sont unanimes là-dessus, la mise en échec en question, de l’avis même des meilleurs connaisseurs, était tout à fait légale.

«Je ne savais pas que c'était Pacioretty» - Zdeno Chara

 

La violence au hockey n’en est pas à sa première victime. Des joueurs talentueux ont vu leur carrière prématurément brisée. Voici juste quelques cas parmi tant d’autres :

Marc Savard pourrait rater le reste de la saison

Canoë - Sports - Dupuis inquiet pour Crosby

 

Le phénomène n’est pas nouveau. Il a tant de fois été décrié. Voici d’ailleurs l’avis de Mathias Brunet, chroniqueur averti qui couvre le sport depuis de longues années.

       La commotion cérébrale inquiète davantage que…

 

Il n’est pas le seul à s’interroger à  ce sujet. Voici un autre point de vue, celui d’Yves Boisvert qui, lui aussi, est un journaliste spécialise dans les sports notamment le hockey depuis des années.

La justice et le hockey

 

Il y a bien d’autres athlètes qui n’ont plus été les mêmes après avoir subi une blessure infligée au hockey. Peter Forsberg de l’Avalanche du Colorado a ete victime de plusieurs commotions cérébrales  ainsi qu’une ablation des la rate et une blessure à la jambe. Il faut voir comment il se faisait rudoyer par ses adversaires lors des maths, surtout lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Les amateurs semblaient apprécier le spectacle. Le malheureux est demeuré longtemps sur la touche.  On sait qu’il a essayé dernièrement de revenir au jeu, sans succès. Les amateurs et chroniqueurs semblent avoir oublié toutes les blessures qui lui ont été sciemment infligées au cours de sa carrière. Oui, j’ai bien dit « sciemment » car on voulait l’écarter du jeu parce qu’il leur en faisait voir de toutes es couleurs en matière de dribles et de feintes.

 

Les mises en échec ont la côte dans le hockey professionnel et ce sont elles qui font la beauté du spectacle. Il faut écouter comment les descripteurs et analystes des matchs commentent ce qu’ils appellent de « solides » mises en échec. Et les spectateurs applaudissent. Il y a même des sélections des meilleures mises en échec qui sont diffusées comme le sont les publicités, tout cela pour « vendre » le hockey !

 

Eric Lindros des Flyers de Philadelphie et Steve Moore de l’Avalanche du Colorado, pour ne citer que ces deux-là, ont vu leur carrière compromise définitivement, victimes l’un d,une mise en échec, l’autre d’une agression par derrière suivie de plusieurs coups de poing alors qu’il gisait au sol. Son bourreau, Todd Bertuzzi, court et joue toujours !

 

Les mises en échec font partie intégrale du hockey. Il y a même des joueurs qui en ont fait leur marque de commerce. Et le Canadien de Montréal en a eu en son sein. C’est le cas de Guillaume Latendresse et de Maxim Lapierre notamment

 

Il n’y a pas que les mises en échec qui sont ovationnées. Les bagarres le sont davantage. Pourtant, des études ont pourtant suggere qu’elles soient à jamais bannies.

      Une étude suggère la fin des bagarres

 

Il y a quelques semaines, les deux équipes Montréal et Boston, ont livré un match de fous, ponctue de nombreuses bagarres !  Et pourtant, le Canadien de Montréal n’a plus ses hommes forts comme Donald Brashaer et Georges Laraque ! Lorsqu’ils étaient de la formation au cours des années passées, n’ont-ils pas soulevé les foules lorsqu’ils renversaient ou blessaient leurs adversaires ?

 

Revenons-en à l’incident de Max Pacioretty.

 

 

 

Ce qui a ranimé le débat, ce n’est pas tellement l’illégalité du geste mais l’intention de blesser qui aurait habité le joueur assaillant. Comme si les amateurs pouvaient entrer dans la tête de Zedno Chara au moment de l’action qui s’est déroulée en une fraction de seconde !

 

Les joueurs, qui appliquent des mises en échec, ne font pas dans la dentelle, que je sache ? Ne font-ils pas tout pour que la mise en échec soit la plus solide possible ? Ne savent-ils pas qu’ils risquent de blesser l’adversaire ? Allons donc !

 

La mise au point la plus logique, véridique et cinglante n’est-elle pas venue  de Gary Bettman ? Qui d’autre que le plus haut dirigeant de ce sport en Amérique du nord pour donner son avis.

«La blessure est horrible, mais elle fait partie du hockey» - Gary Bettman

 

Incroyable ! Des fois, je me demande si les êtres humains ne sont pas tout simplement des sadiques. Certains soirs, on se croirait à l’époque des gladiateurs qui combattaient dans les arènes de la Rome antique, faisant ainsi les délices d’empereurs fous comme Caligula et de la foule qui était maniaque de « panem et circences ». Homo homini lupus ! Ce n’est pas étonnant qu’une ville comme celle-là ait ainsi précipité sa propre chute. Requiescat in pace !

 

Eh ! Oui ! Le hockey est un sport violent pour des amateurs  qui en salivent et en redemandent,  d’une part, et pour des dirigeants qui ne pensent qu’aux profits et aux billets vendus, d’autre part. C’est aussi simple que ça ! Et quand ça tourne au vinaigre, et surtout quand c’est un des leurs qui est la victime, les fanatiques, toutes classes sociales confondues,  sont les premiers à vociférer, à rouspéter et à verser des larmes de crocodile. Ö, fanatisme, quand tu nous tiens ! Il faut juste bannir les bagarres et les mises en échec.

 

Je doute cependant que les amateurs de hockey approuvent de telles mesures !

 

 Un jour, quelqu’un mourra sur une patinoire !

 

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La pensée du jour

Tous les fruits mûrs n’ont pas la même couleur

Il y en a même qui restent verts en mûrissent

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Rose Laurens - AFRICA-

 

 

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