Violence conjugale.

Publié le par Vieuxvan

Violence conjugale

Dans un article publié dernièrement sur Afrique en ligne, nous lisons ceci :

RD Congo: Stratégie de lutte contre les violences basées sur le Genre

Société - Les femmes de la République démocratique du Congo (RDC) venues des différentes provinces du pays ont présenté officiellement, mercredi à Kinshasa, le document de stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le Genre, en marge du lancement de la campagne internationale sur les "16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes".

Nous avons déjà parlé des agressions sexuelles et du viol. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur la violence conjugale. Avant toute chose, je dois vous préciser qu’il s’agit là d’un phénomène qui a cours partout à travers le monde. Je vais commencer par vous présenter quatre cas qui se sont produits parmi les stars d’Hollywood.

Charlie Sheen passe Noël en prison pour violence conjugale ...

Les Experts Miami : un des acteurs arrêté pour violence conjugale

Chris Brown sous enquête pour violence conjugale: Rihanna ne ...

Jonathan Togo accusé de violences conjugales - soirmag.be

Avant de poursuivre, je dois apporter une précision. Au Canada et aux États Unis, les couples n’ont pas besoin d’être mariés officiellement pour être reconnus comme tels. Du moment qu’ils vivent assez longtemps ensemble, on parle de conjoints de fait et, à ce titre, ils sont régis par la même législation que les couples mariés. Dans les cas de Chris Brown et Jonathan Togo donc, même s’il s’agit de leurs petites amies, elles sont considérées comme des conjoints de fait.

La violence conjugale se manifeste principalement en Afrique noire, dans les pays musulmans, en Asie et en Inde.

Maroc : Un moyen de soutenir la lutte contre la violence conjugale

Partout à travers le monde, des voix s’élèvent pour décrier ce fléau qu’est la violence conjugale. Si vous aimez la lecture, je vous laisse jeter un coup d’œil sur l’article ci-dessous qui décrit la façon dont des organisations combattent ce fléau par des marches de protestation, des articles et des vidéos.

Femmes de la francophonie: Violence conjugale

Je vous ai sélectionné deux articles fort intéressants dont l’un nous amène sur l’île de Madagascar et l’autre nous fait découvrir une curieuse association de femmes hindoues du district de Banda dans l’État de l’Utta¸ lesquelles en font voir de toutes les couleurs aux maris violents. Je vous jure qu’elles ne badinent pas.

Madagascar, "zone rouge" de la violence envers les femmes

Les justicières roses font respecter les droits des femmes

Il existe des pays où les autorités ont déjà légiféré pour protéger les femmes contre la violence conjugale. Ceci se passe en Suisse dans le canton de Saint-Gall.

Haro sur les maris violents

Revenons à présent chez-nous, en RDC, pour voit l’état de la situation actuelle. Il est vrai que, depuis toujours, nous avons assisté à des scènes de ménage. Il ne faut pas se le cacher, nos ancêtres battaient leurs femmes. Et pour cause ! À l’époque, l’égalité entre l’homme et la femme était un concept inconnu. Le mari, qui avait payé une dot pour épouser sa femme, considérait qu’il avait tous les droits sur elle et que, à ce titre, elle devait lui rester soumise. D’aucuns, comme Rochereau Tabu Ley (Sorozo), ont même jusqu’à croire dur comme fer que l’échange de coups est un signe de grand amour(sic) Personne ne s’en offusque parce que les hommes ont toujours battu leurs femmes sans que procès s’ensuive à moins d’un décès accidentel.  La chanson « Misele » de Franco Luambo Makiadi nous sert de preuve : « Nzotu ekoma tache na tache, lokola ngai nabundaka na nkoi » Celles qui utilisent des produits éclaircissants sont  davantage les plus à risque comme dans Mario: « Ba produits ngai napakolaka, nzotu ekoma sembe-sembe ; okobeta ngai na elongi, nazua maladie ya cancer » De nos jours encore la situation n’a pas beaucoup changé malgré un demi-siècle d’indépendance.

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Une Congolaise sur huit est victime de violences conjugales. Kinshasa, RD Congo (PANA) -

D’aucuns croient que ce sont seulement les femmes qui sont victimes de violence conjugale.  Détrompez-vous. Quand j’ai commencé à travailler à la RTNC, j’ai connu un collègue assistant à la réalisation, originaire de Kisangani, qui résidait au quartier Adoula à Bandalungwa.  Ce citoyen découchait très souvent. Lorsqu’il rentrait chez-lui à la levée du jour pour aller se changer, il se heurtait à sa femme. Elle était costaude et lui était petit de taille et plutôt fluet. Il nous est souvent arrivé, lorsque nous passions le chercher dans la voiture de service, de le trouver en pleine scène de ménage. Il se faisait proprement tabasser par son épouse en présence des badauds qui avaient pris l’habitude d’assister à ces rixes où notre ami se retrouvait en très mauvaise posture, écrasé sous le poids de sa femme, en train de se faire étrangler et rouer de coups. C’était pathétique et nous avions honte pour notre collègue ! Au vu de ces scènes, beaucoup de ceux d’entre nous, qui étaient célibataires, s’étaient juré d’y regarder deux fois avant d’épouser une femme ayant une imposante carrure.  En tout cas, il a quitté la RTNC sans crier gare. Je l’ai

pratiquement oublié !

Notre ami n’est pas le seul à avoir vu des étincelles entre les mains d’une femme. D’autres citoyens n’ont pas eu besoin d’une femme colosse pour se faire maltraiter. Quoi qu’on en dise, la violence conjugale faite aux hommes existe bel et bien.

Des préjugés à briser: la vérité sur les violences conjugales ...

Quand on parle de violence, on fait tout de suite allusion à la violence physique. On oublie très souvent qu’il existe d’autres formes de violence. Il y en a une notamment qui est verbale . Certains femmes ont une langue de vipère et le tour de mettre leurs maris dans tous leurs états. Certains vont même jusqu’à traiter leurs hommes de lâches juste pour les provoquer davantage. L’inverse est aussi valable. J’ai vu des hommes traiter leurs femmes de putes, de bonnes à rien, etc. C’est insensé ! L’article qui suit nous en dit long, particulièrement dans sa partie sous la plume d’Elisabeth Badinter, Philosophe et Féministe.

La violence des femmes : aussi importante que celle des hommes?

De ce que mon expérience m’a appris des hommes africains, ceux qui deviennent violents sont majoritairement ceux qui se saoulent, consomment de la drogue ou sont désespérés. Par contre, il existe des hommes et femmes sado-machistes sans se l’avouer. Ces personnes-là n’éprouvent du plaisir que si elles subissent de la violence. Ce phénomène est rare chez-nous mais, dans les pays occidentaux, il est  courant. Il y en a qui jouissent rien qu’au contact des lanières d’une cravache en cuir. Quand la chair a le dessus sur la raison, il faut s’attendre au pire. Nous n’allons pas nous attarder.

Que conclure de tout ça ? En notre qualité d’être pensants,  nous devons apprendre à nous maîtriser. La violence, peu importe son visage, ne résout jamais les problèmes. Au contraire, elle les aggrave. Beaucoup d’hommes et femmes croupissent dans les prisons juste pour un mot ou une injure de trop qui a tout déclenché. Après, ils regrettent leur geste et se mordent d’avoir bousillé leur vie pour de la broutille.

Prenons garde et, peu importe les circonstances, disons-nous que nous ne différons des animaux que parce que nous sommes des êtres raisonnables !

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