Wade - Mélgalomanie

Publié le par Vieuxvan

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Mercredi 1er février 2012

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L’événement du jour

Comme je vous l’ai dit précédemment, les liens que je vous propose ne fonctionnent pas après la publication de mes articles. C’est pourquoi, dans le cas de l’affaire Shafia, je me suis vu obligé de reproduire tout l’article afin de vous permettre de suivre le déroulement de cette affaire. Vous devez surement l’avoir appris, les trois co-accusés ont été reconnus coupables au premier degré et devront de ce fait purger la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Ils sont évidemment allés en appel.

Verdict de culpabilité des Shafia: un appel pour la mère et le fils?

(Source: Radio-Canada) Les avocats de la mère et du fils Shafia, reconnus coupables des meurtres prémédités de quatre membres de leur famille, à l'instar du père Mohammed Shafia, ont indiqué qu'ils étaient très déçus des verdicts et qu'ils songeaient à faire appel. On ignore toutefois pour l'instant quel serait le motif de ces appels, si, par exemple, ce serait pour une question de droit ou de procédure. Le juge Maranger a cependant été très méticuleux au cours du procès pour qu'il n'y ait pas de motifs d'appel basé sur les procédures. La Cour d'appel pourrait refuser d'entendre la cause. Mohammad Shafia, son épouse, Tooba Yahya, et leur fils Hamed ont été reconnus coupables des meurtres prémédités de trois des filles du couple, Zainab, Sahar et Geeti et de la première épouse de M. Shafia, Rona Amir Mohammad, au palais de justice de Kingston, dimanche. Ils sont automatiquement condamnés à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans. Ils faisaient face à 12 chefs d'accusation. Hassibulah Fazel, le cousin de Tooba Yahya, qui est aussi administrateur de la Maison afghane-canadienne de Montréal, accepte le verdict et insiste sur le fait que plusieurs personnes de la communauté afghane sont troublées par les crimes commis par les Shafia. « On ne veut pas que ce cas-là ternisse l'image de la communauté, parce que ça ne fait pas partie de nous. » Le juge a tenu des propos très durs à l'endroit des coupables. Les jurés ont rendu leur verdict dimanche au terme de 15 heures de délibérations, commencées samedi matin. Ils devaient choisir entre trois verdicts : coupables de meurtres prémédités, coupables de meurtres non prémédités ou non coupables. En rendant la sentence, le juge Robert Maranger a déclaré : « Il est difficile de concevoir un crime plus ignoble et plus haineux. La raison apparente de ces honteux meurtres commis de sang-froid est que ces quatre totalement innocentes victimes avaient outragé votre concept complètement tordu et malade de l'honneur, lequel n'a absolument pas sa place dans une société civilisée. » Après le verdict, les trois membres de la famille Shafia ont maintenu leur innocence. S'adressant au juge, Mohammad Shafia a déclaré que le verdict était « injuste » et qu'il n'était pas un criminel. Quant à Tooba Yahya, elle a aussi décrété « votre honorable justice est injuste ». Elle a ajouté qu'elle n'était pas une meurtrière mais une mère. Hamed a dit au juge qu'il n'avait pas noyé ses sœurs. Le procureur de la Couronne s'est dit très satisfait du verdict : « Il s'agit d'un beau jour pour la justice canadienne. Notre société démocratique est là pour protéger les droits de tous. C'est une journée très triste parce que le jury a déterminé que quatre personnes qui aimaient la liberté ont été assassinées par leur propre famille dans les circonstances les plus troublantes qui soient. Nous pensons à ces quatre femmes merveilleuses qui sont mortes d'une mort inutile. Ce verdict envoie un message très clair concernant les valeurs que nous chérissons au Canada », a déclaré Gerard Laarhuis. Le ministre de la Justice du Canada, Rob Nicholson, a aussi réagi au verdict. « Notre gouvernement s'est engagé à protéger les femmes et les autres personnes vulnérables contre toutes les formes de violence et à tenir les agresseurs responsables de leurs actes. Nous avons été clairs : ces meurtres, comme tous les autres, sont barbares et inacceptables au Canada », a déclaré le ministre Nicholson, dans un communiqué. Tout au long du procès, les avocats de la défense ont plaidé le simple accident. La Couronne soutenait plutôt qu'il s'agissait d'un meurtre prémédité commis pour laver l'honneur de la famille, et mis en scène pour faire croire à un accident. Le procès a duré près de quatre mois. Quelque 160 éléments de preuve, dont des centaines de photographies ainsi que des dizaines d'heures d'écoute électronique et d'interrogatoires, ont été présentés aux jurés. Cinquante-huit témoins, dont des enseignants, des adolescentes, des travailleurs sociaux, des policiers, des spécialistes des technologies, des professionnels médicaux, des membres de la famille Shafia ainsi que deux des accusés, ont aussi comparu.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jury n’a pas disposé de tous éléments de preuve de manière à établir hors de tout doute raisonnable la culpabilité des trois accusés. Y a-t-il eu erreur judiciaire ? Impossible de répondre à cette question. Le doute subsiste donc. Seul l’avenir nous fixera à ce sujet.


L’article du jour
Wade : Mégalomanie

Une autre saga africaine a vu le jour en Afrique, cette fois au Sénégal où le président sortant Abdoulaye Wade est engagé dans un interminable bras de fer avec l’opposition en briguant un 3ème mandat consécutif à la magistrature suprême avec la complicité de ses hommes de confiance siégeant au Conseil constitutionnel :
Présidentielle au Sénégal : Wade briguera bien un troisième mandat
AFP - Le Conseil constitutionnel du Sénégal a confirmé dans la nuit de dimanche à lundi la liste des candidats à la présidentielle de février qu'il avait publiée vendredi, sur laquelle figure le chef de l'État Abdoulaye Wade, ce qui avait provoqué des violences. Dans son arrêt, le Conseil stipule que les requêtes présentées par des opposants pour l'annulation de la candidature d'Abdoulaye Wade et celle de ce dernier contre trois de ces opposants sont "recevables", mais "non fondées". Le Conseil constitutionnel devait se prononcer sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept candidats d'opposition qui la jugeaient non conforme à la Constitution, affirmant qu'élu en 2000, réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, a épuisé ses deux mandats légaux. Le camp du chef de l'État récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le président sortant avait également saisi le Conseil pour obtenir l'invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d'anciens proches.

Abdoulaye Wade n’est plus jeune. Il a 85 ans. Dans 7 ans, il aura 92 ans ! La vive réaction de l’opposition ne s’est pas fait attendre, cependant non pas à cause de son âge avancé mais par rapport à la Constitution de son pays :

Sénégal. Candidature de Wade confirmée : colère de l ...
La validation par le Conseil constitutionnel de la candidature d'Abdoulaye Wade, chef de l'Etat sénégalais, à la présidentielle de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal, dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué. L'opposition a, pour sa part, appelé à "marcher sur le palais présidentiel dans les prochains jours", afin d'en "sortir Wade". Dès l'annonce de la validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle du chanteur Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures place de l'Obélisque, à Dakar, à l'appel de l'opposition, ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Armés de barres de fer, les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites se sont engagées. "Ils ont tué un policier", a déclaré Arona Sy, commissaire de police, sans donner les circonstances de cette mort qui s'est produite dans une rue du quartier de Colobane, près de la place de l'Obélisque.
"Marcher sur le palais"- Ce samedi, le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis politiques d'opposition et d'organisations de la société civile contestant la candidature du président Wade, a appelé les Sénégalais à "marcher sur le palais" présidentiel pour l'en "déloger". Abdoul Aziz Diop, l'un de ses responsables, a, en effet, exhorté les Sénégalais "à se joindre au Mouvement pour organiser la reprise du territoire occupé par Abdoulaye Wade et ses sbires. C'est la seule direction prise à partir de ce soir (ce vendredi soir, ndlr)", a-t-il dit à l'issue d'une réunion de la direction du M23 Abdoulaye Wade a, lui, demandé à ses opposants d'arrêter "les manifestations d'humeur qui ne conduisent à rien", les accusant de contester la validité de sa candidature "sur des bases légères". Enfin, Youssou Ndour a dénoncé un "coup de force" du président, ajoutant : "Je suis candidat et je le reste", et précisant qu'il avait "48 heures pour un recours" contre la décision du Conseil.
L'opposition appelle à "résister" à Abdoulaye Wade au Sénégal ...
par Diadie Ba- DAKAR (Reuters) - L'opposition sénégalaise a appelé samedi à la "résistance" contre le président Abdoulaye Wade après une nuit d'émeutes déclenchées par l'autorisation donnée au chef de l'Etat, âgé de 85 ans, de briguer un troisième mandat en février. Le ministère de l'Intérieur a confirmé samedi qu'un policier était mort durant ces émeutes, qui ont vu des manifestants jeter des pierres, renverser des voitures et brûler des pneus face à des forces de sécurité usant de gaz lacrymogènes.. Le calme est revenu samedi matin à Dakar, où le dispositif de sécurité a été renforcé autour du palais présidentiel. Armés de grenades lacrymogènes, des policiers en tenue anti-émeute patrouillaient à bord de camions dans la capitale, a rapporté un journaliste de Reuters. Un défenseur des droits de l'homme et adversaire déclaré de Wade, Alioune Tine, a fait savoir par SMS à Reuters qu'il avait été arrêté samedi après-midi par des hommes de la brigade criminelle. "Nous demandons à la population de rester vigilante et de résister à Abdoulaye Wade", a déclaré Abdoul Aziz Diop, porte-parole du M23, un front d'opposants au chef de l'Etat, interrogé au téléphone par Reuters. "Si Wade tente de s'imposer à nous (...) nous résisterons." Des dirigeants de l'opposition et des représentants de la société civile ont prévu de se rencontrer samedi pour se concerter sur la marche à suivre désormais, a-t-il ajouté. Le Conseil constitutionnel a validé vendredi soir la candidature d'Abdoulaye Wade et de 13 autres personnalités pour le premier tour de l'élection présidentielle prévu le 26 février, déclenchant la colère de l'opposition.

"MANIFESTATIONS D'HUMEUR"- Les adversaires du chef de l'Etat ne lui reconnaissent pas le droit de se représenter et renvoient à la Constitution, qui interdit d'effectuer plus de deux mandats présidentiels consécutifs. Le M23 a estimé samedi dans un communiqué que la décision de la Cour était un putsch constitutionnel, et le prélude à ce qui sera un "putsch électoral". Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir en 2000 puis réélu en 2007, leur répond que son premier mandat ne compte pas, car il a été entamé avant l'introduction de cet amendement constitutionnel, en 2001. Le président est intervenu tard vendredi soir à la télévision publique pour lancer un appel au calme, en promettant un scrutin libre et juste. "Arrêtez ces manifestations d'humeur qui ne conduisent à rien", a-t-il dit. "La campagne électorale sera ouverte, il n'y aura pas de restrictions à la liberté." Le Conseil constitutionnel a en revanche écarté la candidature de Youssou N'Dour au motif que cette vedette internationale de la chanson n'avait pas recueilli les 10.000 signatures nécessaires. L'institution a indiqué que 4.000 des 12.000 soutiens revendiqués par l'artiste n'avaient pu être vérifiés. En réaction, Youssou N'Dour a appelé ses partisans à s'opposer à la tenue du scrutin. "Nous n'autoriserons jamais Abdoulaye Wade à participer à cette élection", a-t-il affirmé à l'antenne de sa chaîne de télévision, TFM. "La décision de me tenir à l'écart n'a rien à voir avec le droit. C'est une décision politique, à laquelle nous répondrons par une décision politique", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

RÉSERVES- Epargné par les coups d'Etat depuis la fin de l'ère coloniale, le Sénégal s'avance vers l'élection présidentielle dans un climat de plus en plus tendu. Ses détracteurs reprochent à Abdoulaye Wade, opposant pendant 26 ans, de ne pas avoir suffisamment lutté contre la pauvreté et la corruption au cours de ses 12 années au pouvoir. Le camp présidentiel met en revanche en avant les dépenses dans l'éducation et dans les infrastructures engagées sous Abdoulaye Wade comme le signe de sa volonté de modernisation du pays. Candidate à la présidentielle, Amsatou Sow Sidibé a invité Abdoulaye Wade à se retirer de lui-même. "La paix et la tranquillité du Sénégal en dépendent", a-t-elle dit à Reuters. "Wade n'a aucun droit d'effectuer un troisième mandat, et le peuple saura résister", a assuré Moustapha Niasse, un ancien Premier ministre de l'actuel président, désormais candidat face à lui. La volonté du chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir suscite aussi des réserves à l'étranger. Interrogé sur RFI, l'Américain William Fitzgerald, vice-secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires africaines, a jugé la candidature d'Abdoulaye Wade "un peu regrettable". Dans la nuit de vendredi à samedi, un commissariat de la ville de Kaolack, dans le centre, a été mis à sac, selon un témoin, et la radio publique a par ailleurs rapporté que l'antenne locale du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation de Wade, avait été détruite par les flammes. On a également signalé des manifestations dans les localités de Thies et de Mbour. Parmi les treize autres candidatures validées par le Conseil constitutionnel, on trouve le chef de fil du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, et deux autres ex-Premier ministres en plus de Moustapha Niasse: Idrissa Seck et Macky Sall. Bertrand Boucey et Eric Faye pour le service français

Des violences ont éclaté après cette annonce dans plusieurs villes du pays. Elles ont été rapidement mâtées, mais il y a eu des dégâts ainsi des morts.

Saint-Louis : un policier grièvement blessé lors d’une manifestation

Saint-Louis, 30 jan (APS) - Un policier a été grièvement blessé lundi à Saint-Louis (nord), lors d’une manifestation d’élèves réclamant la fin de la grève des enseignants, a constaté l’APS.
Louga : rassemblement de protestation contre la candidature de Wade
Louga, 30 jan (APS) – Des militants du M23 (Mouvement du 23 juin) ont organisé, lundi à Louga, un rassemblement de protestation contre la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février.


Comme d’habitude, lorsqu’il s’agit d’un conflit affectant un pays africain, les USA et la France ont immédiatement réagi. Hier, la station de TV LCN indiquait que les USA enjoignaient à Abdoulaye Wade de quitter immédiatement le pouvoir (sic) Auparavant, ils s’étaient juste contente d’émettre leurs préoccupations. Voici un article d’Afrik.com :

Abdoulaye Wade et le Sénégal préoccupent la France et les USA ...
Après la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février 2012, avec celles de treize autres postulants mais pas le chanteur Youssou Ndour, la tension reste vive à Dakar et dans les grandes villes du Sénégal. La France et les États-Unis ont fait part de leurs inquiétudes. Le monde entier a les yeux braqués vers le Sénégal. Notamment la France et les Etats-Unis, particulièrement préoccupés par la situation. Après les grandes manifestations de ce week-end (Lire l’article : La candidature de Wade embrase le Sénégal), c’est surtout l’arrestation, samedi, d’Alioune Tine, coordonnateur du mouvement d’opposition du 23 juin (M23), qui inquiète Paris et Washington. Le ministère des Affaires étrangères français a assuré être "extrêmement préoccupé par la mise en garde à vue des membres du M23 et notamment celle de son porte-parole, M. Alioune Tine, également président de la Rencontre africaine pour les droits de l’Homme (RADDHO) survenue samedi 28 janvier. Face aux multiples arrestations, la France rappelle son attachement au respect des procédures judiciaires et des droits de la défense. Nous condamnons, par principe, toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques". De son côté, William Burns, secrétaire d’Etat adjoint américain a déclaré : "Nous sommes préoccupés par le fait que la décision du président Wade de solliciter un troisième mandat (…) pourrait mettre en péril la démocratie, le développement démocratique et la stabilité politique que le Sénégal a bâtis sur le continent au cours des décennies", rapporte Le Monde.

Youssou Ndour, le célèbre chanteur dont la candidature a été invalidé par le Conseil Constitutionnel appelle quant à lui à se révolter contre cette situation : "J’appelle, donc, toutes les forces vives de ce pays, nos frères africains, la communauté internationale a exprimé son désaccord face à ce coup d’Etat institutionnel et constitutionnel. Le combat continue, parce que Dieu est avec les justes", a-t-il déclaré.

Une manifestation à haut risque
De son côté, le Mouvement citoyen sénégalais M23 avait déjà déclaré en octobre 2011 que le pays pourrait basculer dans la violence si Abdoulaye Wade maintenait sa candidature (lire l’article Le Sénégal au bord de l’explosion ?) et les médias locaux, comme Le Quotidien, affirment : "Quelle que soit la suite des événements, Wade ne pourra plus présider aux destinées de ce pays que par le fusil et la baïonnette.". Une situation d’autant plus tendue qu’une dizaine de sites d’information sénégalais sont inaccessibles depuis ce week-end. L’Association des professionnels de la presse en Ligne (Appel) "soupçonne des manœuvres ou attaques des serveurs des hébergeurs de ces sites d’information pour empêcher la presse en ligne très suivie (...) de relayer convenablement les informations relatives au contexte très tendu que vit actuellement au Sénégal".
Le M23 a appelé à un grand rassemblement mardi 31 janvier à 15 heures, place de l’Obélisque, à Dakar, pour exiger le retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade. Une manifestation qui va se dérouler dans une tension extrême.

L’an dernier, j’ai personnellement abordé la situation de la succession d’Abdoulaye Wade. On alléguait alors qu’il voulait se faire remplacer par son fils. Vous pouvez retrouver ces deux articles sur Internet :
 Le Sénégal: un volcan qui gronde - Le blog de Célestin S ...
 Francophonie et cacophonie - Le blog de Célestin S. Mansévani

L’une des raisons pour lesquelles je voue de l’admiration à Nelson Mandela, c’est cette humilité et ce bon sens qui le caractérisent. Voilà un homme qui a passé une grande partie de sa vie en prison pour la cause de ses frères sud-africains. Il aurait eu là une raison de vouloir se maintenir au pouvoir. Et pourtant, il a cédé sa place à plus jeune que lui.

Cette histoire d’Abdoulaye Wade me rappelle certains autres de mes derniers articles. Dans l’un de ceux-ci, je fustigeais nos élus à nous, en RDC, qui ont tendance à changer la Constitution au gré des humeurs et intérêts personnels.
RD Congo - Verba volant...

Je me suis déjà demandé aussi si l’on peut, à part Nelson Mandela, trouver des exceptions, à savoir des leaders africains honnêtes et intègres. Ainsi, tout dernièrement, à l’occasion de l’anniversaire de la fête dédiée à nos deux héros nationaux Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila, je me suis posé la question de savoir si, eux, à leur tour, s’ils étaient demeurés longtemps au pouvoir, auraient résisté à la tentation et s’ils n’auraient pas été tentés de se faire graisser la patte par les Occidentaux qui sont passés maîtres en la matière. A ce propos, justement, j’ai cité en exemple Abdoulaye Wade. Ce leader fut un agneau avant son élection. Le peuple ne jurait que par lui. Hélas! Il se transforma en loup aussitôt qu’il eût goûté aux délices et à l’ivresse du pouvoir.
Blogue de Vieuxvan - Blog de Vieuxvan - Skyrock.com

Aux dernières nouvelles, Wade aurait finalement obtenu son feu vert pour briguer un 3ème mandat consécutif. Ça sent l’arnaque et la corruption à plein gaz !
Cependant, il n’est pas pour autant sorti de l’auberge. Et pour cause !
Frustré par des promesses non tenues : Le mouvement Barça-Barsaq veut noyer Wade aux élections
Six ans après leur rapatriement, les émigrés clandestins ruminent toujours leur colère. Aujourd’hui, ils œuvrent pour le départ de Abdoulaye Wade et de son gouvernement du pouvoir qu’ils tiennent responsables de leurs malheurs.

Ceux qui espèrent un changement de mentalités chez les Africains devront déchanter. Ce n’est pas demain la veille. Je l’ai du reste souligné dans l’un de mes derniers articles intitulé : RD Congo - Les péchés capitaux

S’agissant des tricheurs, faussaires, imposteurs et autres, j’ai aussi dernièrement évoqué la kleptomanie : RD Congo - Kleptomanes

Dans le cas des assoiffés du pouvoir comme le président Abdoulaye, qui refuse catégoriquement de céder sa place sauf à son fils, il n’y a pas meilleur terme pour qualifier son attitude : mégalomanie !

Nous avons beau vouloir proposer des solutions à nos dirigeants africains. Nous avons malheureusement l’impression de prêcher dans le désert, car, comme on le dit très souvent – c’est d’ailleurs un dicton célèbre – « Qui a bu boira »

Ainsi va l’Afrique !

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