Le sexe dans tous ses états.

Publié le par Célestin S. Mansévani

LE SEXE DANS TOUS SES ÉTATS.

Connaissez-vous Sacha Distel ? Il a chanté "Monsieur Cannibale" et "Scandale dans la famille". Dans ces deux chansons, il est très comique. Dans la première, c’est un journaliste qui se fait capturer en Afrique par un peuple « soi-disant » cannibale. Emprisonné et enfermé dans une case, il se retrouve en face d’une flopée de femmes africaines affamées de sexe qui lui en mettent plein la vue. À la fin, lorsque le chef du village vient le faire sortir et lui demande de retourner chez-lui en Europe, notre journaliste refuse de repartir.

En le voyant sortir de son camion
Chasser les papillons d'Afrique
Les cannibales en le traitant d'espion
L'arrêtèrent sans façon de suite
Il essaya de leur parler Anglais
Espagnol, Portugais, Chinois
Mais en voyant leurs mâchoires
Qui s'ouvraient
Il se mit à hurler d'effroi

Oh, Monsieur Cannibale,
Je neveux pas mourir
Monsieur Cannibale
Laissez-moi partir

Il leur montra son briquet, son stylo
Sa montre et les photos de sa femme
Il leur chanta un grand air de Gounod
Des chansons d'Adamo, que dalle !
Il leur fit voir des journaux de Paris
Personne ne réagit, non plus
Désespéré il sortit des revues
Remplies de filles toutes nues, et dit :

(Refrain)

Quand le grand chef aperçut ces revues
Qu'il vit toutes ces filles nues, il rit !
Mais dans sa tête une idée saugrenue
Une idée farfelue surgit
Dans une case où était son harem
Il entraîna lui-même le gars
Qui en voyant les femmes se ruer sur lui
Avec tant d'appétit, hurla :

(Refrain)

Pendant huit jours, il resta enfermé
Et dut se partager, en vain
Et comme déjà il n'était pas bien gros
Il perdit vingt kilos, au moins
Quand arriva l'instant où le grand chef
Lui fit comprendre par geste, Allez !
Prends ton camion et retourne chez toi
Le pauvre homme s'écria : Jamais !

Monsieur Cannibale, je ne veux plus partir
Monsieur Cannibale, j'aime mieux mourir !

Dans la seconde, c’est un vieux garçon qui veut se marier et qui va trouver à chaque fois son père pour lui dire « Je me suis trouvé une fiancée » Son père lui répond à chaque fois « Tu ne peux pas parce que cette fille est ta sœur mais ta mère ne le sait pas» En fait, le père a fait des enfants avec toutes les filles du village et du village d’à côté. Un vrai lapin !

A Trinidad, tout là-bas aux Antilles
A Trinidad, vivait une famille
Y avait la Mama et le Papa
Et le grand fils aîné
Qui, à quarante ans
N'était toujours pas marié

Un jour il trouva, la fille qu'il voulait
Et dit à son père :
" Je voudrais l'épouser. "
Hélas mon garçon, hélas tu ne peux pas
Car cette fille est ta sœur
Et ta mère ne le sait pas

[Répétition] :
Oh Papa, quel malheur
Quel grand malheur pour moi
Oh Papa, quel scandale
Si Maman savait ça

Deux ans passèrent et le garçon, un soir,
vint trouver son père et lui dit, plein d'espoir:
" La maîtresse d'école veut bien m'épouser "
Mais le pauvre père prit un air accablé:
Mon fils tu ne peux pas
tu ne peux pas faire ça
Car cette fille est ta sœur
Et ta mère ne le sait pas !

[Répétition]

Dix ans après, il revint tout ému
Et dit à son père,
" Devine ce que j'ai vu ! "
Dans la plantation,
On vient d'embaucher
Plus de cinquante filles
Du village d'à côté

Hélas mon pauvre enfant
Les Dieux sont contre toi
Toutes ces filles sont tes sœurs
Et ta mère ne le sait pas

A bout de patience,
Il s'en fut écœuré
Raconter à sa mère toute la vérité
Sa mère se mit à rire
Et lui dit : "Ne t'en fais pas
Ton père n'est pas ton père
Et ton père ne le sait pas"

Oh Mama, quel bonheur
Quel grand bonheur pour moi
Oh Mama, quel scandale
Si Papa savait ça

Ce que les deux chansons ont en commun, c’est le fait que les femmes y sont pratiquement à la disposition des hommes qui en font pratiquement ce qu’ils veulent. Dans la première, le mari infidèle a couché volontairement avec toutes les femmes de son voisinage à qui il a fait des enfants. Dans la seconde, le pauvre journaliste occidental est obligé de se partager entre une multitude de filles malgré lui. Il n’empêche qu’il y prend plaisir Et comment donc !

De tous temps, les relations sexuelles constituent un tabou. Il m’arrive des fois de me poser bien des questions. Nous marions-nous par simple élan du cœur ou aussi pour le sexe ? Un couple peut-il vivre en harmonie sans avoir des rapports sexuels ? Combien de gens, couples mariés, conjoints de fait et maris ou épouses infidèles s’accouplent quotidiennement ? Si le nombre d’enfants se mesurait au nombre de fréquences de relations sexuelles, le monde aurait-il assez de place pour contenir toute l’humanité ? Combien d’hommes et de femmes  croupissent derrière les barreaux d’une prison ou encore reposent à jamais sous une tombe, victimes du sexe ?

Les rapports maritaux ou simplement sexuels entre l’homme et la femme n’ont pas fini de susciter des points d’interrogations. Ils ont donné naissance à plusieurs concepts : La polygamie, l’infidélité conjugale, l’amour de raison, le mariage forcé, les maladies transmises sexuellement, les drames familiaux et d’autres considérations qui divisent souvent les opinions des uns et des autres dépendamment des continents, pays et cultures.

Dans les jours à venir, nous allons essayer de décortiquer ensemble ce que les gens pensent de certains de ces différents concepts et confronter leurs visions à nos propres points de vues dictés par nos valeurs africaines et surtout congolaises.

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