Affaires internesAffaires internes Sacha Distel - Monsieur Cannibal Le Québec est en ébullition. Les allégations de corruption et d’intimidation dans le domaine de la construction divisent le g

Publié le par Vieuxvan

Affaires internes

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

Le Québec est en ébullition. Les allégations de corruption et d’intimidation dans le domaine de la construction divisent le gouvernement et l’opposition. Celle-ci réclame une enquête publique, ce que le gouvernement récuse.

Ce conflit demeure pour nous, immigrants, une affaire interne. Et pour cause ! Ce domaine-là et tous ceux qui génèrent de gros revenus sont la chasse gardée des Québécois de souche. Pendant que les antagonistes refusent d’accorder leurs violons, voici qu’une autre révélation vient de mettre le feu aux poudres. Cette fois-ci, il s’agit de conflits d’intérêts. Il a été démontré que l’embauche était devenue une affaire familiale.   

Les responsables ont beau vouloir se justifier, la réalité est là. Des hauts dirigeants cont facilité l’embauche de membres de leurs familles au détriment d’autres Québécois. Inutile de vous dire que les immigrants ne font même pas partie de ce dernier groupe. L’embauche dans les métiers qui paient de gros salaire favorise ceux qu’on appelle communément les « tricotés serrés » Ainsi fonctionne le Québec, une société qui se prétend pluraliste et qui fait des discriminations notoires au plan de l’embauche.

 Les difficultés d'insertion en emploi des immigrants du Maghreb au .

La semaine dernière a eu lieu la Soirée des Jutra, l’équivalent québécois des Oscars ou des Césars. ont eu

Là aussi, tout se déroule en vase clos, dans un cadre strictement familial. Alors qu’ailleurs les minorités dites visibles font de plus en plus partie de la distribution, ici c’est le statu quo.


LeBuzz.info
Jutra 2010: consécration de Xavier Dolan‎ -

Le cinéma d’ici est fait de sketches filmés. La caméra reste braquée sur un malade qui reçoit tour à tour ses enfants disséminés à travers d’autres pays (Les Invasions barbares) ou une mère impossible qui répond insolemment aux gens au téléphone (J’ai tué ma mère). Ces deux films-là auraient bien pu se jouer sur une scène théâtrale et non dans un film. La vie ne se déroule pas en un seul endroit. Les gens se promènent, s’en vont travailler, vont manger au restaurant, vont au cinéma, à la plage, etc. Non. Ici ils sont soudés suer leur siège ou leur lit. Et ils parlent leur patois québécois fait de sacres pour amuser ceux qui pensent ainsi protéger leur langue et culture. Entre-temps, de l’autre côté de la frontière, le cinéma se porte à merveille et y va d’un succès à l’autre.

En fait, l’accueil fait aux immigrants et le pluralisme québécois sont des leurres. Je l’ai déjà souligné dans l’un de mes articles précédents intitulé « Je dénonce » Comme je l’ai fait remarquer, le gouvernement multiplie les initiatives pour apporter des changements à la situation. Effectivement, il y a de plus en plus d’embauches de personnes issues de minorités visibles dans l’administration. Mais à quel prix ? Beaucoup d’entre eux en arrachent parce que des collègues de travail les prennent pour des voleurs d’emplois. Et pour cause ! Dans la plupart des cas, ils sont plus scolarisés que leurs collègues qui sentent ainsi la couverture leur glisser sous les pieds. Le climat de travail pour ces immigrants devient un véritable calvaire ; il y en a qui développent des stress. Pour ce qui est des employeurs privés, le gouvernement ne peut pas leur dicter quoi faire. Ainsi, ceux qui sont xénophobes continuent des discriminer les personnes dites de couleur. D’autres, qui sont plus tolérants, les acceptent mais, dès que survient une vague de licenciement, ils sont les premiers à écoper.

 Voilà la réalité de la société québécoise. Les gros contrats et les emplois bien rémunérés sont une affaire de famille ou mieux « des affaires internes »

À demain !

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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