Côte d'Ivoire : la loi du plus sage

Publié le par Vieuxvan

Côte d’Ivoire : la loi plus sage
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L’autre jour, en lisant Afrik.com, je me suis rendu compte d’une chose, c’est que les enjeux qui se déroulent présentement en Côte d’Ivoire ne son nullement de nature démocratique. La haute finance internationale est derrière tout cet imbroglio. Tout d’abord, il y a le gagnant Alassane Quattara, un docteur en économie, formé à la moule du FMI et chouchou des pays et  organismes financiers internationaux.
Mais, en lisant ces deux autres articles, on se rend vite comte que l’entêtement de Gbagbo à vouloir s’accrocher au pouvoir n’est pas survenu suite à un coup de tête de l’ancien président. Il a des appuis et non les moins solides : la Chine et la Russie.

 

La prétendue neutralité de la Chine et de la Russie est un leurre, au mieux il s’agit d’un appui non avoué à Gbagbo. Quand on sait la force que constitue actuellement la Chine, on est en droit de se poser des tas de questions. La toute première qui me vient à l’esprit, c’est celle de savoir si le président déchu n’a pas conclu un quelconque traité avec la Chine qui lui aurait promis de le soutenir quoi qu’il advienne peu importe le suffrage des électeurs qui se sont exprimés en toute démocratie. L’autre point d’interrogation est celui-ci : la Chine peut-elle fouler aux pieds la notion de non-ingérence dans les affaires internes d’un État souverain jusqu’à outrepasser les règles de la démocratie ? Nous savons que la Russie et la Chine, respectivement berceaux du communisme et du socialisme, pratiquent une démocratie différente de celle des pays capitalistes. Est-ce ce système-là que ces deux grands pays veulent instaurer en Côte d’Ivoire ? En tout cas, à ce rythme-là, il y a lieu de se poser de vraies questions sur l’authenticité de la démocratie africaine.

 

Peut-on parler d’une impasse ? Il est clair que non. Peu importe la puissance de la Chine, elle ne peut pas s’ingérer dans les affaires internes d’un pays indépendant et imposer un dirigeant déchu démocratiquement. Ce serait un très fâcheux précédent et ce serait l’image même de la Chine qui serait ternie. Quelqu’un vient de proposer une autre solution : un régime parlementaire. Mais est-ce une solution plus sage ?
Je ne crois personnellement pas qu’il faille en arriver jusque là. La Côte d’Ivoire dispose d’une constitution qui en fait un régime présidentiel. Le peuple ivoirien s’est prononcé en faveur d’un des candidats. Pourquoi vouloir tergiverser ?

 

Les puissances occidentales et les pays africains doivent coûte que coûte raisonner Gbagbo et ses commanditaires de se plier à la démocratie. Il faut qu’il cède sa place au vainqueur des élections, à Alassane Quattara.

 

Le hic, c’est que l’économie mondiale est présentement malade et que c’est la Chine qui est à son chevet. La haute finance internationale est dans un respirateur artificiel maintenu en place pas la Chine.
La Chine ne devrait cependant pas profiter de sa position de force pour abuser de sa suprématie sur l’économie mondiale et s’aliéner la haute finance internationale. Dans la vie, il ne faut jamais jurer de rien. Si la Chine et la Russie veulent signer de nouveaux accords de coopération, ils n’ont qu’à le faire avec le nouveau président élu démocratiquement, en l’occurrence Alassane Quattara.

 

Il est temps de clarifier cette situation de toute urgence, sans quoi elle risque de se propager à d’autres pays africains. Le cas de l’Égypte devrait nous mettre la puce à l’oreille.

 

Sans commentaire ! En tout cas, la Chine et la Russie n’ont pas à se mêler de ce qui ne les regarde pas, sinon, un jour ou l’autre, cela pourrait se retourner contre elles.

 

Qui trop embrasse mal étreint !  Il ne faut jamais l’oublier !

 

À demain !

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

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