Côte d'Ivoire: un fauteuil pour deux
Côte d’Ivoire: un fauteuil pour deux
La présente semaine s’avère très critique pour la démocratie dans les pays africains et en Haïti. En Égypte, l’opposition a boudé les élections législatives ; au Burkina Faso, le la réélection de Blaise Compaoré a été qualifiée d’illégale; en Haïti, le peuple demande l’annulation des résultats du dernier scrutin présidentiel avant même que le vainqueur soit connu. Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, vite, appelez les pompiers ! Ce pays brûle littéralement avec la confusion qui y règne depuis la fin des élections présidentielles, lesquelles, on le sait, ont tourné au vinaigre, comme cet article, paru hier, nous le confirmait.
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Il y a trois jours, nous avons parlé de l’imbroglio qui paralysait ce pays et avons analysé les déclarations contradictoires annonçant réciproquement la victoire de l’un et l’autre candidats Laurent Gbagbo et Alassane Quattara. Les journaux et organes de presse ne dérougissaient pas hier.
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D’autres réactions se sont fait écho ici et là à travers le monde pour protester contre le volte-face et l’entêtement du président Gbagbo qui a refusé le verdict populaire du second tour et a pris carrément le pays en otage « manu militari »
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Comme pour en ajouter à la confusion, le président sortant a prêté immédiatement, défiant sciemment et outrageusement l’O.N.U ainsi que les présidents Barack Obama et Nicolas Sarkozy qui avaient entériné officiellement les résultats du 2ème tour des élections présidentielles.
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Devant cette impasse, quelle sera la réaction de la population ivoirienne ? Avec la position de chacun des deux camps, il y a fort à parier que des affrontements sanglants risquent d’éclater d’un moment à l’autre, plongeant le pays dans un brasier infernal total.
D’où viendra le salut ? L’O.N.U. est-elle habilitée à intervenir dans une telle situation ?
Peut-on parler d’un fauteuil pour deux alors qu’en fait Laurent Gbagbo se fout carrément du verdict populaire et se comporte en vrai dictateur ? Depuis hier, Jacob Juma, le président sud-africain séjourne en Côte d’Ivoire pour tenter de dénouer cette impasse. Invité à se conformer au verdict populaire, Laurent Gbagbo refuse de céder son poste.
Il est inconcevable que, en plein 21ème siècle, nous puissions encore assister à de telles situations qui semblent étayer mes propos d’il y a deux jours, à savoir que certains présidents africains aimeraient se retrouver dans les souliers d’un monarque. Pourtant, l’histoire nous apprend que les pays gouvernés par des rois le sont depuis des siècles. C’est d’ailleurs une espèce en voie d’extinction.
L’Afrique est-elle en train de marcher à reculons pour nous ramener plusieurs siècles en arrière ? Pour commencer, de quelle famille royale est issu Laurent Gbagbo pour qu’il ose se s’autoproclamer maître absolu du peuple ivoirien et seul après Dieu ?
Le monde entier retient son souffle et a hâte de savoir comment va se dénouer cette impasse. Les Ivoiriens, en tout cas, ne doivent pas la trouver drôle et n’ont pas vu le bout du tunnel !
Il faut y mettre fin tout de suite, sinon on va créer un précédent car pareille idée saugrenue pourrait effleurer le ciboulot de certains autres hommes africains au pouvoir.
Comment faut-il procéder pour que nos dirigeants africains apprennent à respecter le verdict populaire ? L’Afrique tout entière qui risque d’être un jour plongée dans des guerres sanglantes pour la course au pouvoir. Nos populations ont besoin de vivre dans la paix et ne doivent pas être livrées aux humeurs et ambitions farfelues de dirigeants égocentriques et sanguinaires. Je dis bien « sanguinaires » car ceux qui s’obstinent à se maintenir au pouvoir par la force savent pertinemment qu’ils risquent de provoquer des émeutes et effusions de sang. Mais ils s’en « crissent » (foutent)
On peut couper une pomme en deux ; mais un fauteuil présidentiel pour deux, ça n’a jamais existé ! Il faudrait peut-être invoquer feu le sage roi Salomon qui, lui, a pu trouver une solution pour épargner la vie du bébé que se disputaient deux femmes de son royaume !
Je vous remercie de votre bonne attention.
À demain !
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