La fille du président

Publié le par Vieuxvan

                   Vieuxvan.overblog.com

Mardi 6 septembre  2011

 

           KASSAV - NEW VIDEO - DOUBOUT PIKAN

 

L’événement du jour   

 

Libye: Les rebelles piétinent, Kadhafi serait toujours dans le pays

L’article du jour

 

La fille du président

 

Quand j’écoute les dernières chansons de feu Madilu lorsqu’il était le chanteur vedette du T.P. Jazz ou de son propre orchestre, je me rends compte que Brazzaville a grugé peu à peu le monopole des « mécènes » bénéficiaires des « mabanga » de nos artistes : Des noms comme « Maison Blanche » et « Babi Productions » (excusez-moi si c’est mal écrit) reviennent souvent.

 

Avec le temps, c’est une belle femme qui a raflé tous ces honneurs. Elle est Brazzavilloise et elle est la fille de DSN – entendez Denis Sassou Nguesso – le président de la République du Congo. Claudia Sassou Nguesso, est devenue très célèbre au point qu’elle est devenue à la fois la muse et le mécène des musiciens congolais.

 

Voici quelques preuves de la fulgurante ascension de Claudia dans l’estime ou plutôt celui de l’influence de son gousset auprès des musiciens congolais :

 

Comme s’il en pleuvait !

 

Mais Claudia Sassou Nguesso n’est pas seulement la fille du président. Elle est aussi à la fois une fonctionnaire compétente et une femme d’affaires émérite :

 

Ce n’est pas tout. Elle a son propre site dont la présentation me paraît bien professionnelle. En tout cas, elle à la tête bien sur ses épaules :
Site officiel de Claudia Sassou

Elle est aussi forte en communications. D’ailleurs Top Congo, installée à Kinshasa, serait sa propre télévision privée :

 

C’est une des rares fois qu’on voit la fille d’une sommité africaine se signaler par son brio. Auparavant, ses congénères préféraient vivre en « filles à papa » sans vraiment impressionner quiconque ni tirer leur épingle du jeu. On entendait plutôt parler de leurs mères : Maman X, maman Y, etc.

 

Si elle est devenue la cible des musiciens « prédateurs » congolais, c’est qu’elle a vraiment de l’oseille à revendre. Espérons que ses briques lui proviennent de ses seuls salaires et honoraires et qu’elle ne va pas puiser dans le fruit de la sueur des contribuables Congo-Brazzavillois.

 

Quant aux autres mécènes congolais, qui semblent avoir perdu la mise, ils doivent apprendre ces deux adages congolais qui stipulent respectivement : Mbisi elandaka se epai mai ekotiola (les poissons se dirigent toujours en aval des cours d’eau) et « Musicien azali lokola muasi ya ndumba » (les musiciens sont comparables à des prostituées)

 

Il n’y a pas de fumée sans feu. Il est possible que la crise économique mondiale ait rattrapé certains mécènes de jadis. Cette source étant tarie, l’inspiration chez nos musiciens en aurait subi les contrecoups. 

 

Parions que, avec les élections présidentielles et nationales à l’horizon, nos musiciens vont retrouver la mémoire et l’inspiration pour composer de nouvelles chansons pour la circonstance. Ainsi, pour les trois mois à venir, « Coco Claudia « Ikia » ne sera pas la seule à détenir l’exclusivité des « mabanga »

 

Ma défunte mère m’a appris un autre adage bien connu de tous les Bakongo :

« Nsi a nsiku, nsi a dila » Littéralement, cela signifie « Les pays des interdits sont profitables à ceux qui savent se débrouiller »

 

Quant à Claudia, si le blé, auteur de sa générosité, lui vient de ses propres salaires et honoraires, elle mériterait qu’on lui applique cet autre dicton : « Muana moke na ba moyen na ye » (Jeune mais plein(e) aux as)

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

La pensée du jour

 

Celui qui manque de sagesse

Sombre dans la bassesse

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

À demain !

Congo - Mbilia Bel - Naza

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article