RD Congo : le Québec des scandales
Un article publié le 24 septembre 2010 par le magazine torontois Mclean’s, sous la plume d’Olivier Bourque, avait semé tout un émoi au Québec par ce que l’auteur traitait la province du Québec de la province la plus corrompue au Canada. L’article avait provoqué l’ire des Québécois d’autant plus qu’il illustrait ses propos avec l’image de Bonhomme Carnaval, la mascotte du Carnaval d’hiver de la ville de Québec, un événement récurrent qui se tient chaque année.
Maclean’s : «Le Québec est la province la plus corrompue»
Selon le même magazine, tous ces scandales qui éclatent sont orchestrés par le Part Québécois, parti qui revendique la souveraineté du Québec, qui tente de renverser la vapeur en sa faveur pour arracher le pouvoir aux Libéraux qui ont la majorité absolue en Chambre.
La corruption au Québec, la faute aux…
Le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest avait exigé des excuses du journaliste torontois, ce que ce dernier a refusé de faire.
UN REPORTAGE DE MACLEAN'S PROVOQUANT | Toute
Dans l’article ci-dessous, qui s’interroge sur l’article incriminé, il est clairement fait allusion au Premier ministre Charest lui-même qui était et est d’ailleurs aujourd’hui au coeur d’un scandale, lequel parle d’allégations de nomination partisanes de juges à la Cour du Québec. M. Charest et son ancien ministre de la justice ont comparu devant la Commission Bastarache. Le premier a nié, le second a persisté et signé. On ne savait plus qui disait la vérité. Des témoins importants ont été invités à la barre sans vraiment faire la lumière sur la vérité. Cette comparution doit avoir coûté des millions de dollars aux contribuables. On attend encore les résultats de l’enquête, mais l’opinion publique penche en faveur de Marc Bellemarre.
Canoe – Infos – Québec-Canada: Le Québec est la province la ...
Entre-temps, plusieurs autres scandales ont éclaboussé le Parti Libéral du Québec notamment dans le cadre des garderies subventionnées et dans la construction. Dans le premier cas, après avoir nié les faits qui lui étaient reprochés, le ministre Tony Tomassi a fini par avouer et a fini par être éjecté du gouvernement.
Dans le second cas, il s’est agi d’allégations de contrats faramineux accordés à
des militants contributeurs à la caisse du Parti Libéral du Québec et de collusion
avec la mafia dans le milieu de la construction.
Les poignards volent haut à l’assemblée nationale. Les partis d’opposition n’y vont
pas de main morte. Après avoir réclamé à cor et à cris une enquête publique et s’être
butés au gouvernement qui préfère une enquête policière, ils exigent aujourd’hui la
démission du Premier ministre Charest, geste que ce dernier refuse catégoriquement
de poser..
Selon le député de Québec solidaire Amir Khadir, M. Charest refuse parce que l’un
de ses amis personnels et responsable du financement pour le Parti Libéral serait
en cause. Le même Amir Khadir a fait circuler sur Internet une pétition qui exige
le départ du Premier ministre Jean Charest.
La réaction du gouvernement Charest ne s’est pas fait attendre. Une plainte a été
déposée contre Amir Khadir.
Entre-temps, le Québec vit actuellement une période curieusement turbulente avec
la dénonciation d’autres scandale dont certains touchent des maires de
municipalités.
Ce n’est pas tout. Jacques Duchesneau, ancien chef de la police de Montréal,
Nommé dernièrement par le gouvernement Charest au poste de responsable de
l’escouade anti-gang dénommé « Marteau », est lui aussi au coeur d’un scandale.
Aux dernières nouvelles, le Parti Québécois a déposé une motion de censure pour
tomber le gouvernement. Pauline Marois a choisi la date du mercredi 24 novembre
qui coïncide avec le voyage que Jean Charest et plusieurs de ses ministres doivent
effectuer en France. Sentant le danger d’être défait durant son absence, le Premier
ministre a dû retarder son voyage. Et comme si ce n’était pas suffisant, un rapport
fait état du déficit du Québec dont la dette s’acheminerait vers les 4,7 milliards.
Deux raisons m’ont poussé à vous parler de cette situation qui prévaut actuellement au Québec. La première, c’est qu’ici la démocratie existe et la loi est égale pour tous les citoyens. Pour ceux qui ne le savent pas, le Québec est une province francophone du Canada dont certains leaders, ceux du Parti Québécois réclament l’indépendance depuis des décades. Il y a d’ailleurs eu un référendum en 1995, mais les séparatistes l’ont perdu.
Depuis les Partis fédéralistes, dont le Parti Libéral du Québec, vivent à couteaux tirés avec le Parti Québécois, dirigé présentement par Pauline Marois, laquelle ne cesse de réclamer la tête du Premier ministre Charest.
L’autre raison de mon article, c’est de vous signaler la problématique de la place des africains dans la vie politique et économique du Québec. Ici, les métiers comme ceux de la construction et tant d’autres que je me garderai de signaler (voirJe dénonce! ) sont la chasse-gardée des Québécois. Dans toutes ces sagas, les Africains sont exclus. À peine avait-on vu deux trois Africains inculpés dans l’affaire Norbourg, (Affaire Norbourg - Wikipédia) mais ce furent tous des exécutants. Ce que je m’efforce de vous faire comprendre, c’est que, malgré la démocratie dans laquelle ils évoluent au Québec, les allophones goûtent aux humeurs des Québécois.
Ils n’ont pas vraiment de place dans les professions bien rémunérées, traditionnellement réservées à ceux qui ne détiennent pas des diplômes universitaires. On y retrouve les métiers d’hommes : les policiers, les travailleurs de la construction (routes, ponts, édifices), les éboueurs, les déblayeurs de neige, etc. ainsi que les jobs pour femmes : secrétaires, vendeuses, éducatrices, infirmières, aides-malades, etc. Et dans les sports ? N’en parlons même pas !
Les anglophones, les Italiens, les Grecs, les Chinois et autres, dont la présence remonte au début du 20ème siécle ou même plus tôt, disposent de leurs propres infrastructures pour pallier à la discrimination. Les Africains, eux, continuent à se contenter de miettes. Si vous cherchez des Africains, il y a un ministre libéral Sam Hamad d’origine maghrébine et député du Parti Québécois venu du Cameroun, Maka Kotto ; il y a des professeurs d’université, il y a de plus en plus de fonctionnaires, mais combien ? Les Haïtiens, eux, ont une ministre libérale, Mme yolande James, et un député libéral, M. Emmanuel Dubourg, Pour le reste, ils se sont organisés pour être autonomes bien que fonctionnant très souvent grâce à des subventions gouvernementales récurrentes. Eux aussi sont cependant sous-représentés bien qu’ils disposent de quelques têtes d’affiche dans les sports, la musique et les médias.
À vrai dire, l’égalité de tous les citoyens n’est qu’une litote. Il est vrai que le gouvernement a pris certaines mesures pour éradiquer le racisme, mais les dirigeants d’entreprises non étatiques n’en font qu’à leur tête. Et personne ne peut les obliger, juridiquement parlant, à exécuter les recommandations du gouvernement.
Pendant cette période de crise qui secoue actuellement le Québec, les Africains se contentent d’observer. Au temps où le Parti Québécois fut au pouvoir, ils ont été carrément ignorés. Avec le gouvernement libéral, il y a eu des énoncés encourageants.
Mais dans les faits, rien n’a vraiment changé. D’un côté, les communautés bien organisées savent comment se débrouiller et tirer leur épingle du jeu ; de l’autre, les Africains, champions de la désorganisation et de l’absence de solidarité, devront se contenter de miettes à moins de « s’exiler » dans d’autres provinces où ils réussissent enfin.
Si Molière avait été là, il aurait eu cette remarque insipide: « battez-vous tant qu’il vous plaira ; il en restera toujours quelque chose ! »
Bonjour !
À demain!
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