Le Sénégal: un volcan qui gronde
Vieuxvan.overblog.com
Jeudi 30 juin 2011
L’événement du jour
Les deux otages français en Afghanistan ont été libérés :
Le Sénégal : un volcan qui gronde…
Hier, je vous ai parlé des problèmes que vivent présentement les Sénégalais qui vont de revendications en revendications et de protestations en protestations, pris en otage par Abdoulaye Wade.
Les dernières émeutes ont causé des dégâts considérables. Certains commerçants ont reçu des visites indésirables qui ont laissé de grandes marques : certaines femmes victimes de viols en garderont les stigmates pour la vie
Chez Iba' et 'Adéane' saccagés, des prostituées violées
Selon certaines sources, il y aurait eu un vent de panique en haut de la spirale gouvernementale à tel point que le fils du président, Karin Wade, ministre de l’Energie, aurait fait appel à l’armée française :
Panique au sommet lors des émeutes de l’électricité : Karim Wade aurait sollicité l’armée française
C’est lui justement, ce Karim, qui a été impliqué dans le dossier du projet de loi constitutionnelle dénommé « ticket présidentiel » On se souviendra de la levée de boucliers de l’opposition, laquelle voyait dans ce projet de réforme une manœuvre insidieuse du président, visant à se faire succéder par son fils.
Le président Abdoulaye Wade s’est empressé de démentir formellement ces intentions qu’on lui a prêtées ;
Wade A You : «que Les Gens Cessent De Dire Que Je Prépare Karim. Je Ne Prépare Personne »
Tout semble contredire cependant le président, selon ses adversaires politiques au regard de la place qu’occupe de plus en plus Karim qui ne se gêne nullement de faire sentir sa présence. D’ailleurs, dans les moments cruciaux, il n’hésite pas à prendre la parole. Bien sûr, dans le cas des coupures d’électricité, il avait raison de le faire puisque c’est lui qui est en charge du ministère de tutelle :
Karim Wade Annonce Un Retour à La Normale ‘’dans Quelques Jours’’ (communiqué)
Le problème de succession du président Wade n’est que la pointe de l’iceberg. Il cache en réalité une situation plus complexe voire même pourrie. Le Sénégal, ce beau pays du temps des présidents Léopold Sedar Senghor et Abdou Diouf, est en train de sombrer dans une crise économique sans précédente. Le peuple étouffe littéralement à en juger par les écrits des journalistes de la presse sénégalaise qui ne mâchent pas leurs mots, mais pas du tout !
Revenons d’abord sur les problèmes d’électricité. La société d’Etat et le syndicat de ses travailleurs se renvoient mutuellement la balle à propos de la responsabilité des problèmes techniques et du manque de carburant qui ont provoqué la grosse crise.
Délestage: Le Ministère De L’énergie Accuse
Mais, en réalité, un autre mal profond minait déjà le pays depuis un bon moment. Il a déjà contamine trois champs importants de la vie économique.
La crise ne date pas d’aujourd’hui. C’est un boulet que le président Wade et son gouvernement traînent au pied depuis 2004. Des manifestations avaient eu lieu à l’époque, mais elles avaient été vite réprimées.
En tout cas, le fantôme de cette vie chère est revenu les hanter. Les dégâts sont si énormes que ses échos retentissants ont traversé les frontières du pays au point qu’ils sont parvenus jusqu'à nous.
Il y a ensuite le système de santé qui connaît des ratés importants. Les coûts des soins de santé sont exorbitants ; les frais d’hospitalisation sont tellement élevés qu’ils ne sont pas à la portée de tous Des femmes enceintes ont été victimes de cette situation alarmante. Celles qui perdent la vie à l’accouchement sont légion.
Les syndicats regroupant les travailleurs du domaine de la santé sont en guerre et brandissent le spectre d’une grève générale qui risque de faire encore davantage de dégâts, paralysant les hôpitaux et urgences. Ce sera l’hécatombe.
Enfin, un autre problème préoccupant est celui des coûts loyers qui ont grimpé considérablement. Il est devenu très difficile de se trouver un logement à un prix abordable. D’aucuns se mettent à deux ou trois pour être capables de se trouver un logement.
Cette situation est devenue insoutenable. Il y a même des fonctionnaires qui se disent asphyxiés, étant donné qu’ils sont parfois obligés de partager leur appartement avec un( e ) inconnu ( e ) ou un ( e ) parent ( e ) peu commode.
Les fonctionnaires touchent des salaires de misère. Un de mes amis a été oblige de demander à sa femme de quitter son travail. Vingt ans d’ancienneté bousillés ! Et pour cause ! Elle s’attendait à une promotion. Or, monter en grade se fait par un système appelé « canapé promotion » Vous comprenez ce que je veux dire.
On n’a pas besoin de loupe ni de jumelles pour constater que le Sénégal est en mode de respiration artificielle. La population n’entrevoit aucune quelconque porte de sortie de cette crise économique signée Abdoulaye Wade, qui va en s’empirant. Il n’est donc pas surprenant que ceux, qui ont par-dessous leur ciboulot, fassent le pied de nez au président et lui crient à tue-tête de se tasser.
« Wade dégage ! », l’ultime bataille.
Voilà dans quel abîme le Vieux Abdoul a plongé le Sénégal. Comme je l’ai dit hier, il est temps que les choses changent, à condition toutefois que le président Wade ne nous refasse pas le coup de Laurent Gbagbo. Ce serait dommage ! Il devrait écouter cette chanson de Franco Luambo Makiadi qui s’intitule « Locataire » et de prendre
éventuellement la tangente sil se sent au bout du rouleau:
YouTube - LUAMBO FRANCO & TP OK JAZZ Titre Locataire les années 70 ...
Il faut faire quelque chose pour ce beau pays, le Sénégal, un des berceaux de la Négritude et un des leaders de la francophonie. Son fondateur et premier président doit souvent se retourner dans sa tombe !
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La pensée du jour
Il n’y a pas de honte à avouer son incapacité
Puisque nul homme n’est parfait
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À demain !