Lingala facike -la vérité blesse!Lingala facile : la vérité blesse ! SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE Je reviens sur mon article intitulé « Les démons de la presse ». Vous l

Publié le par Vieuxvan

Lingala facile : la vérité blesse !

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

Je reviens sur mon article intitulé « Les démons de la presse ». Vous l’avez sûrement constaté, à l’avant dernier paragraphe, j’ai écrit « La leur en priver » au lieu de « Leur en priver » Errare humanum est ! Veuillez m’en excuser.

J’e profite pour insister qu’on laisse les journalistes faire leur travail en pleine quiétude.

Si un un démon de la plume, du micro ou de la caméra blesse quelqu’un dans un article, il appartient à cette dernière personne de porter plainte. Ici au Québec, l’animateur radio André Arthur s’est rendu célèbre à ce sujet. Dieu sait à combien de procès lui et ses avocats ont dû faire face ! Il était et est encore si populaire qu’il s’est fait élire député indépendant au fédéral. Par contre, grâce à ses scoops, il a mis à nu bien des secrets cachés et a mis dans l’embarras de nombreux politiciens et fonctionnaires.

Le gouvernement du Premier ministre Jean Charest est actuellement dans l’eau chaude. Des journalistes investigateurs vont déterrer plusieurs dossiers relativement à de la corruption dans le milieu de la construction,  à du financement illégal du Parti Libéral du Québec et des conflits d’intérêts. Dernièrement, son ministre chargé de la famille a perdu son poste, ayant avoué avoir utilisé la carte de crédit d’une société privée. Et ce n’est pas fini. Les partis d’opposition ne lâchent pas prise. C’est cela la démocratie !

Si le reproche qu’on fait à Zacharie Bababaswe tient du fait qu’il a eu recours à des présentateurs d’un soir, quel mal y a-t-il si les présentatrices ou présentateurs en question livrent la marchandise ? Partout dans le monde, on fait de plus en plus appel à des présentateurs en herbe. Où est le mal ?

L’ingéniosité et l’innovation sont indispensables dans les métiers que nous exerçons. Depuis mon article d’hier, je me suis donné la peine de visionner quelques éditions de « Lingala facile » C’est une véritable révolution ! Cette émission-là rapproche RTNC 2 du peuple ! Cette émission-l`contient des scoops qui lui feraient rapporter beaucoup d’oseille ici. Les commanditaires de publicités se ramasseraient à la pelle !

Bon. Je n’ai pas envie de m’éterniser sur cette affaire. Je répète ce que j’ai dit dans mon article précédent :

Que les autorités de la HAM, la Ville de Kinshasa, la RTNC 2 et l’animateur Zacharie Bababaswe accordent leurs violons !

Avec le « décès » du groupe Salongo, beaucoup de gens se sont pleins que les films nigérians et  ivoiriens aient pris trop de place. Avec l’émission « Lingala facile », pour une fois, les Kinois retrouvent le goût de regarder la télé. C’est un concept innovateur, bien de chez-nous et populaire « au boute » (très populaire en Québécois) Pourquoi ne pas en profiter pour faire monter les enchères auprès des commanditaires de publicités ? Avec ce genre d’émission, il y a de quoi engranger des recettes ! Le seul conseil que j’ai à donner à Zacharie et, à travers lui, à tous les jeunes journalistes et animateurs, c’est de ne pas s’exciter comme le font certains de leurs invités imbus d’eux-mêmes et ostentationnistes. Il y va du respect dû au public !

Avant de clore mon article, j’aimerais quand même revenir sur un détail qui a attiré mon attention. On dit des Congolais qu’ils sont pauvres. Et ces villas cossues de Goma que nous a fait découvrir « Lingala facile », à qui appartiennent-elles ? À des expatriés ?

Vidéo de JT Lingala Facile - Cinq chantiers: chantiers en cours ...

Rêve ou réalité ? Peut-être est-ce ce reportage qui a choqué ? Peut-être est-ce par ces images qu’est venu le scandale ?  Pendant que le peuple crève de faim, il y a de nouveaux riches qui se paient des résidences et maisons de luxe ! Oh ! Boy ! Congolais, dans la paix retrouvée !

Si le fait de dire la vérité et rien que la vérité est considéré comme un mal,  alors je dirais que, dans ce cas-là, ce fut un mal plus que nécessaire !

À demain !

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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