Meurtre de Floribert Chebeya: il faut sévirMeurtre de Floribert Chebeya : Il faut sévir ! SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE La formation des forces de l’ordre revêt une importan
SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE
La formation des forces de l’ordre revêt une importance capitale pour la sécurité d’un pays. En RDC, les militaires et les policiers ont souvent été montrés du doigt. Dernièrement, les médias ont fait état de la formation de ces éléments par des instructeurs étrangers.
Lorsque j’ai suivi mes cours de maîtrise en technologie éducationnelle à l’Université Laval, l’une des choses que j’ai apprises, c’est qu’il n’y a pas de mauvais élèves mais plutôt de mauvais maître. En fait, la technologie éducationnelle nous a appris comment enseigner à des professionnels de n’importe quel secteur de la vie afin que, à leur tour, ils puissent former leurs propres cadres de façon efficace. Si j’étais rentré au pays, peut-être qu’on m’aurait demandé, à quelques occasions, d’organiser des stages de formation pour des cadres de l’armée ou de la police, utilisant des méthodes audiovisuelles pour une meilleure compréhension du message grâce au visuel ?
Si une personne est capable d’organiser des stages de formation, qu’en est-il de grandes organisations comme celles que je viens de citer et ces deux autres ?
J’ai écrit bien des articles sur la sécurité à Kinshasa et sur l’insécurité actuelle pour les démons de la plume, du micro ou de la caméra. C’est une situation nouvelle que je n’ai pas laissée bien qu’on vécût dans un régime totalitaire à l’époque.
Kinshasa va-t-elle disparaître? # 3.
Il n’y a pas de mauvais élève, il n’y a que de mauvais enseignant. Au cinéma, c’est le réalisateur qui signe, récolte les honneurs ou essuie la critique. Dans les sports, c’est le même refrain. Lorsqu’une équipe accumule des victoires, l’entraîneur se voit asperger de champagne, mais lorsqu’elle accuse des défaites, c’est le coach qui paie jusqu’à être congédié de son poste. En politique, c’est encore pire. Pour des fautes commises dans un domaine par des fonctionnaires, l’opposition exige la tête du ministre de tutelle. Ainsi va la vie !
Voilà pourquoi, dans un autre article, j’ai pointé du doigt le responsable de la sécurité de la Ville de Kinshasa. Il n’avait pas d’excuse face au banditisme qui sévissait dans les rues de notre capitale notamment avec ces bandes de voyous communément désignés du sobriquet « Kuluna » Dans cet ordre d’idée, j’avais tellement été écoeuré par l’impunité dont jouissaient ces malfaiteurs que j’avais écrit ceci dans un autre de mes articles dont voici le titre suivi d’un des extraits de mon texte :
Décidément, Kinshasa a changé!
Lorsqu’un chef d’état major général est incapable d’honorer ses promesses ou de faire son devoir, il faut lui trouver un remplaçant. C’est aussi simple que ça !
Les Kuluna semblent enfin avoir été neutralisés, Dieu merci ! Ce n’était pas assez, hélas ! Le meurtre de Froribert Chebeya vient relancer le débat. Il y a un os quelque part. Eh, oui ! On ne demande pas à des policiers ou à des soldats de rendre compte. Lorsque la sécurité des citoyens est en jeu, c’est au chef des militaires ou policiers chargés de la sécurité d’écoper ! Je salue donc favorablement la mise à l’écart du chef de police de la Ville de Kinshasa.
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Cependant, comme d’aucuns l’ont souligné, il faut pousser l’enquête plus loin. C’est le genre d’affaire qui implique beaucoup de ramifications. Qui sont ceux qui ont commandité ce meurtre et pour quel motif ?
Les autorités n’ont pas le choix au risque se retrouver elles-mêmes sur la ligne de tir des accusateurs.
Je commence à avoir peur que ceux, qui prétendent que Kinshasa est devenu un coupe-gorge, n’aient raison.
Mon Dieu ! Nous sommes en train de vivre un véritable cauchemar !
Le peuple a raison de réclamer de connaître la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
À demain !