RD Congo génocide: nous voulons la vérité
RD Congo- Génocide : nous voulons la vérité !
L’article ci-dessous vient raviver un débat auquel beaucoup d’entre nous avons déjà pris part.
Enfin, la vérité sur le génocide et pillage congolais finit par triompher !
Les derniers développements dans le bras de fer qui opposait le Rwanda et l’O.N.U au sujet du rapport sur le génocide en RDC nous rappelle une fois de plus qu’en Afrique les choses se passent autrement qu’ailleurs.
Il y a encore une semaine. Les deux antagonistes restaient chacun sur ses positions.
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Or, voilà que les nuages semblent s’être dissipés puisque M. Ban Ki-moon s’est dernièrement personnellement rendu à Kigali où il a fait le point avec le président rwandais.
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Ce semblant de rapprochement ne fait toutefois pas l’unanimité. La salive et l’encre continuent de couler comme on peut le constater dans les articles ci-dessous parus ces-jours-ci.
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Comme on peut bien le constater la pression s’intensifie. Le monde entier est avide de connaître la vérité.
On enterre les cadavres mais on n’achète pas le silence. Les âmes des défunts reviennent toujours hanter ceux qui les ont envoyées « ad patres »
Qu’il y ait eu des bavures quelque part, personnellement, je n’en doute pas. Nous savons tous que
les bavures sont fréquentes en temps de guerre. Combien de fois, en Irak, au Pakistan ou en Afghanistan,
des soldats américains n’ont-ils pas commis des bavures ? Il y a même eu des soldats qui ont tiré sur
des journalistes ou sur leurs propres collègues !
Qui plus est, « on ne fait pas des omelettes sans casser des œufs », dit-on. Pour se frayer un chemin vers Kinshasa afin d’aller renverser le dictateur Mobutu, les soldats ont peut-être été obligés de massacrer des innocents qui se trouvaient au mauvais moment et au mauvais endroit sur leur route ? J’ai trop souvent entendu des choses sur les soldats africains pour dire qu’ils sont capables de tout surtout en temps de guerre et s’ils ne sont pas bien encadrés.
Savez-vous que, durant la guerre, certains soldats profitent de la situation pour se faire la malle, à la pointe du fusil, sur l’argent et les bijoux des gens riches obligés de les laisser passer ? À Kisangani, à Lubumbashi et dans d’autres villes du pays, des congolais riches et des Belges ont dû goûter à cette médecine.
Est-il besoin de souligner que certains soldats se droguent devant la crainte de la mort, ce qui les met dans un état second qui leur fait commettre des atrocités ? J’ai visionné l’interview du chef des Maï-Maï accordée au journaliste belge Michel dans le film à l’occasion du 50ème anniversaire de la RDC. Il disait exactement la même chose. Il arrive que les officiers d’une armée opérant en pleine forêt ne soient toujours pas au courant de tout ce qui se passe. Dans des villages où il n’y a rien d’intéressant à dérober, n’est-il pas facile de se défouler sur d’innocentes victimes dont les femmes ? Pourquoi, croyez-vous, qu’ils tuent des vieillards, des enfants et des infirmes sinon pour ne pas laisser des témoins oculaires de leurs odieux actes derrière eux ? Ils savent qu’on n’est jamais à l’abri d’une enquête. Tout se sait un jour. La preuve vient de nous en être donnée avec cette enquête menée par l’O.N.U. plusieurs années plus tard. "Mentez, mentez", il en restera toujours quelque chose » Certains attribuent cette expression à Voltaire (1694 – 1778) En réalité, elle est de mon dramaturge préféré : Molière (1622-1673) dans « Le médecin malgré lui » (Je vous conseille de le lire)
Si j’étais de ceux des autorités ou cadres de l’armée incriminés, j’attendrais le rapport de l’O.N.U. et je m’interrogerais sur ma propre responsabilité, à savoir ai-je ordonné ces sévices et massacres ? Si oui, je me sentirais coupable. Si non, j’exigerais des preuves. Je sais que ce n’est pas facile de démêler tout ça.
C’est peut-être dans ce sens qu’il faut interpréter la déclaration à la presse de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU qui, tout en déplorant les fuites du brouillon de ses services, invite les parties concernées à lui fournir leur propre rapport d’ici un mois.
Combien vaut une vie humaine ? Combien en valent dix, cent, mille, dix mille, cent mille, huit cents mille ? Au fait, quel est le nombre exact des ces innocentes victimes qui ont été soit violées soit arrachées brutalement à leur pays ? Peu importe la suite des événements, nous avons cependant besoin de connaître la vérité, toute la vérité. C’est à l’O.N.U. qu’incombe le fardeau de la preuve.
Des crimes aussi horribles ne peuvent pas demeurer impunis !
Merci de votre attention et à demain !