RD Congo: la censure démissionnaire
Nous ne le dirons jamais assez. La commission de censure de notre pays en ce qui a trait aux œuvres artistiques dort au gaz. En voici une autre preuve.
ED Congo - au pays des insanités
Les artistes de la génération ont repris le flambeau en pire encore. Les quolibets, provocations et attaques verbales se sont carrément transportés sur la place publique, tantôt sur les plateaux de télévision, tantôt en pleine rue. Quelle honte !
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N’oublions pas que nos jeunes enfants prennent souvent les artistes vedettes comme modèles. Imaginez-vous l’impression que ces musiciens produisent sur leurs fanatiques ! Dès lors pourquoi s’étonner que la jeune génération soit pratiquement déconnectée de nos valeurs ancestrales ?
À notre époque, nous avons appris à respecter nos frères et sœurs, nos parents, nos voisins, les personnes âgées, les autorités, la chose publique, etc. De nos jours, c’est la foire aux cancres. Nous avons affaire à une génération pourrie et souillée.
« Mens sana in corpore sano ». Nous sommes heureux de constater que notre pays est sortie enfin des profondeurs sombres et nauséabondes de l’après indépendance. Nous voyons enfin le bout du tunnel. Mais à quoi cela rime-t-il si les jeunes n’ont aucun sens du respect des personnes et des biens ? Ils vont se mettre à tout saccager au propre comme au figuré.
Avez-vous vu comment, dans les pays occidentaux où certains parents ont déclaré forfait devant l’éducation de leurs enfants, prisonniers du libertinage chronique, de jeunes allumés et drogués saccagent et incendient pour protester cotre les autorités ou tout simplement par simple frustration ?
À quoi bon construire des ponts, des routes, la Cité du Fleuve et tant de grands et beaux sentiers si demain notre jeunesse se défoule sur ces acquis tout simplement parce qu’ils veulent déverser leur bile sur quelque chose ?
Nous avons souvent tendance à tout attendre des autorités politiques et administratives. Il est temps que ceux qui encadrent nos artistes mettent la main à la pâte. C’est bien beau qu’ils se soient tourné les pouces durant tant d’années, ne censurant que ce qu’ils voulaient bien sanctionner et laissant passer d’autres infractions flagrantes comme ces arbitres qu’on désignait, à l’époque, par l’épithète « arbitre payé » ?
Il est temps de remettre les pendules à l’heure. Si les membres de la Commission de censure ne sont pas à la hauteur ou carburent encore au rythme des anciens régimes corrompus, il y a lieu de faire le ménage et de les remplacer par des citoyens qui ont à cœur le respect et la sauvegarde de nos valeurs.
La parole est au ministre de la justice et à son collègue de la Culture et des Arts.
À demain !
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