RD Congo: likambo ya mabeleLikambo ya mabele SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE Il se passe des choses très bizarres à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Il semblerait que le

Publié le par Vieuxvan

Likambo ya mabele

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

Il se passe des choses très bizarres à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Il semblerait que le problème du rapatriement des réfugiés tutsis vivant malgré eux de l’autre côté en cache un autre plus grave, celui des conflits fonciers.

RDC-Rwanda/« Prochorientaliser » le Kivu : danger

En lisant l’article ci-dessous, on se rend compte que certains propriétaires ont été dépouillés de leur terre ancestrale à la pointe des armes. Là-bas, ceux qui se disent des colons seraient en train de tyranniser la population. C’est un vrai cauchemar que de se voie arracher ses terres, de se voir jeter dans la forêt, ne sachant où aller, n’ayant rien sur soi pour survivre dans une région où chaque arbre et arbuste peut abriter un tueur, un voleur ou un violeur.

Union du Congo (UDC): Nord Kivu : les conflits fonciers menacent ...

·  Les querelles foncières constituent la principale cause de complication du retour des réfugiés de la RDC au Rwanda, indique-t-on au HCR

Les autorités compétentes seraient en train d’essayer de trouver des solutions et des ateliers de sensibilisation seraient même organisés à l’intention des magistrats de la région. Mais, depuis combien de temps cette situation perdure-t-il ? Pourquoi n’a-t-on pas pensé à ces mesures auparavant ? Cela aurait peut-être limité les dégâts ?

La récurrence des conflits fonciers au centre d - Digitalcongo.net 3.0

Il n’y a pas qu’au Kivu où les conflits fonciers font rage.  J’ai lu un article, je ne sais plus de quel organe de presse, qui déclare que la majorité des procès qui se tiennent dans les tribunaux de la RDC sont ceux de conflits fonciers.  Tenez ! Il n’y a pas longtemps, des affrontements ont fait plusieurs morts à Mushala et 500 maisons ont été incendiées, tout cela à cause d’un conflit foncier.

ReliefWeb » Document » RD Congo/Conflit foncier à Mushala : 3

À Kinshasa, la situation n’est pas meilleure. Pour avoir été secrétaire communal à Ndjili  (1965-1969) et avoir été secrétaire de direction de la 2ème direction de l’Hôtel de Ville, chargée des travaux publics, dont le responsable était M. Joseph Bonkendo, un citoyen très honnête (1969), je sais que certains agents du  Service des cadastres au niveau national, de connivence avec des agents de la Ville,  savaient comment monter un faux dossier pour faire d’un imposteur un acheteur d’une parcelle d’autrui. En tout cas, à l’époque, les percepteurs des impôts aux sociétés, les agents des douanes et ceux des cadastres étaient les fonctionnaires les plus futés.  Quarante années plus tard, il semble que les mêmes pratiques frauduleuses persistent. Jugez-en vous-mêmes !

Congo Blog – Ba Leki » Conflits fonciers et escroquerie officielle ...

Au Bas-Congo, les conflits fonciers datent de plusieurs décennies. Je me souviens des affrontements qui ont opposé jadis les gens de Songa-Lumueno, le village de mon père, à ceux de Balu et Lumueno, deux villages voisins. Le sang a souvent coulé même s’il n’y a pas eu de morts. Quand un Mundibu sort son couteau, il faut vous éloigner ! Il ne va peut-être pas vous tuer mais il vous blessera. C’est écrit dans les traditions. 

J’ai toujours désapprouvé la violence mais je sais que pour un Mukongo, la terre des ancêtres, c’est sacré. Mes ancêtres maternels ont légué à notre famille un immense terrain à Kiadi-lez Kizoladio, non loin de Songololo, où poussent des grumes, des « nkamba », des arbres à  noix de cola, des oléagineux  et autres produits qui font la fierté de notre famille. Mon petit-frère Laurent Ndongala Ntimansieme est établi là-bas. C’est lui qui s’en occupe. Mais il a souvent eu maille à partir avec des acheteurs, venus d’ailleurs, qui brandissent des actes de vente-bidon. Il paraît que cette pratique est devenue monnaie courante dans tout le Bas-Congo. Un de mes amis, qui habite ici à Montréal,  dû se rendre plusieurs fois à Loma près de Marshall, son patelin d’origine, pour reprendre le lopin de terre ancestral qui a failli passer entre les mains d’un faux acheteur avec la complicité d’un des administrateurs ou agents territoriaux des lieux. Imaginez ce que cela lui coûte en billets d’avion et frais de séjour sans compter les frais de justice. Qui plus est, l’acheteur et le fonctionnaire provenaient de la même région, celle où il suffit de se baisser pour ramasser les diamants. Je me demande qu’est-ce que tous ces gens lui trouvent à cette province qui pourtant a longtemps été délaissée ?

Toute cette confusion découle, selon certains observateurs, de la fameuse loi Bakajika, instituée par Mobutu. Ce dernier en a profité. Il considérait désormais que le sous-sol congolais appartenait à lui et son épouse. Kengo wa Dondo, alors Premier ministre, aurait fait cette révélation devant les parlementaires qui s’opposaient à voter le budget annuel du pays parce que les produits provenant des gisements de matières premières n’y figuraient pas. J’ai lu ça quelque part.

J’espère que cette fameuse loi-bidon a été abrogée ? Il ne faut quand même pas prendre les paysans et pauvres citoyens du pays pour des canards sauvages ? Un terrain et une propriété appartiennent toujours à quelqu’un ou à une famille. Dans le cas de la RDC, c’est souvent un héritage ancestral.

Ici au Québec, il y a 20 ans, des accrochages ont opposé les policiers aux autochtones. Cela a provoqué une véritable crise. L’armée canadienne a dû venir en renfort pour mâter les propriétaires fonciers.

Il ya 20 ans, la crise d'Oka éclatait

Le Québec dispose de grandes centrales hydroélectriques situées en terrain des Indiens dont la Baie James, l’équivalent du barrage d’inga.

Ces propriétaires reçoivent des millions de dollars pour la location de ces terrains. Rien que pour tracer une nouvelle route, le gouvernement doit avoir l’aval des autochtones. C’est tout à fait normal !

Notre pays, la RDC,  s’est à jamais débarrassé des vautours de la Deuxième République. Il est primordial que ceux qui se sont vu arracher leurs lopins de terre rentrent dans leurs droits. Pour ce qui est d’éventuels acheteurs désirant développer nos campagnes, ils n’ont qu’à s’arranger avec les propriétaires fonciers en achetant ou en louant légalement. Il ne faut surtout pas user de violence car c’est alors que les choses s’enveniment.

Likambo ya mabele ! Bien mal acquis ne profite jamais!

À demain !

  Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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