RD Congo -Oeuvres choisies - Kanda Bongo-Man, le Pèlerin des temps modernes
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Jeudi 4 août 2011
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RD Congo - Œuvres choisies – Kanda Bongo-Man, le Pèlerin des temps modernes
J’ai connu Kanda Bongo-Man vers la fin des années 70. Il venait tout juste d’enregistrer Mazina avec Soki Dianzenza et l’orchestre Bella Mambo. Jusque-là j’avais écouté des chansons de cet orchestre sans vraiment faire attention à ce jeune prodige. Puis, un jour, il est venu me rencontrer et on est devenu des amis. Mon nom a été cité dans la version originale de Mazina. A toutes fins utiles, voici un remake enregistré bien plus tard. Dommage qu’il ne soit pas bien illustré.
KANDA BONGO et BELLA MAMBO (mazina ya mondo) - YouTube
Je l’ai fait passer à la télé mais je n’ai pas eu le temps de réaliser avec lui le genre de clips que j’affectionne car il a aussitôt quitté le pays et il s’est installé en France. Lors de mon stage de perfectionnement de deux (2) ans en France, nous nous sommes rencontrés, il est venu livrer un spectacle au centre du Centre International des Stages à Rosny-Sous-Bois où des étudiants et stagiaires boursiers de la France ainsi que moi-même étions hébergés. Après son show, il a passé la nuit en ma compagnie dans ma chambre. Nous avons évoqué des souvenirs du pays. A l’époque, il était la coqueluche des filles ouest-africaines du continent et d’Europe parce qu’il dansait très bien.
KANDA BONGO MAN - SWEET DE - YouTube
Kanda Bongo-Man est un jeune artiste que j’aime bien. Il a toujours témoigné beaucoup de respect et d’attachement envers moi, comme c’est le cas de Papa Wemba, Lita Bembo, Dona Mobeti, Anto Evoloko et autres. Et c’est réciproque. Ils sont un esprit ouvert et sont bourrés de bonnes idées. On ne pouvait que bien s’entendre. Qui se ressemble s’assemble. Kanda et moi, on s’est perdu de vue quand je suis venu au Canada pour étudier à l’Université Laval mais j’ai suivi sa carrière de loin. Il s’était mis à voyager, offrant des spectacles un peu partout à travers le monde. Admirez ici le jeu de couleurs dans les costumes et décors : le rouge, le vert pomme, le noir, le bleu ciel :
Du Burkina Faso à l’Afrique du Sud, en passant par la Tanzanie, Kanda Bongo-Man connaît Afrique, s’étant produit presque partout. Ici aussi, le rouge vif, le bleu foncé, le noir et le brun donnent du tonus au spectacle. Croyez-moi. Ce n’est pas gratuit. C’est voulu, pensé et planifié. Voila qui s’appelle de la réalisation !
C’est ainsi qu’il a rencontré Laurent-Désiré Kabila alors que ce dernier était encore dans le maquis et mijotait son coup, en catimini, sans le dire à personne. A la prise de pouvoir de ce dernier, il est rentré au pays. Il n’a pas mis du temps à reconquérir le public congolais.
Dans les années qui ont suivi, il est venu se produire à Montréal dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal. Malheureusement, j’étais absent du Québec mais deux de mes garçons ont assisté à ses spectacles. Bon. Passons ! Voici un spectacle typique de ses concerts. Celui-ci s’est déroulé à Nairobi au Kenya. Admirez le bain de foule !
Il y a trois caractéristiques que j’admire chez Kanda Bongo-Man. Il a beaucoup de talents ; il est fonceur ; et il fait plein de voyages. De quoi devenir un artiste international.
J’ai été heureux de constater que, malgré le décès du président Laurent-Désiré Kabila, il n’a pas baissé les bras et a poursuivi sa carrière internationale en allant à la conquête de l’Europe.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est un excellent danseur malgré ses apparences. Il a pris un peu de poids et bien sûr de l’âge au fur des ans. On dirait qu’il n’a pas d’os. Il faut le faire ! Pour paraphraser Lita Bembo, je dirais : « Tala ye azali kobina lokola nyoka » Encore une fois ici, admirez le choix des couleurs des costumes et décors.
Les voyages instruisent. Ainsi notre artiste s’est il tourné résolument vers d’autres cieux pour élargir sa clientèle. On l’a souvent vu parcourir les USA. Le voilà qui chante même en anglais :
Kanda Bongo Man - My Love Elisabeth
Dernièrement, il a reçu à l’Université de New York un hommage tout particulier réservé aux seuls nantis de l’étoffe des héros. Je n’ai malheureusement pas pu obtenir le film de la remise du trophée. Qu’à cela ne tienne !
2011 MCW Gala Obiageli Ezekwesili - YouTube
Petit poisson deviendra grand. Quand j’ai rencontré pour la première fois ce jeune homme qui avait évolué aux côtés de feu Emile Soki Dianzenza dans l’orchestre Bella Mambo, je ne m’étais pas douté un seul instant qu’il connaîtrait le succès qui lui colle dessus aujourd’hui :
Kanda Bongo Man - New York Interview
Les Franco Luambo Makiadi, Tabu Ley Rochereau, Sam Mangwana et Papa Wemba ont laissé leurs marques un peu partout dans le monde. Mais, je crois sincèrement que Kanda Bongo-Man est aussi un de nos ambassadeurs les plus crédibles sur l’échiquier international.
Le hasard n’existe pas. Kanda Bongo-Man a chanté plusieurs fois pour glorifier l’Eternel Dieu, notre Créateur (Ebeneza ; Kumisa mokonzi) Ses louanges ont été récompensées. Voilà qui vient contredire ceux qui nous rabattent les oreilles en nous disant que, nous les artistes, nous sommes au service du diable. Tout ce que Dieu a créé est bon. Il est lui-même le plus grand metteur en scène de tous les temps et il nous a façonnés à son image (Genèse 1 : 26-27) pour que nous portions des fruits
(Jean 15 : 8) Il faut tout simplement louer Dieu, qui que nous soyons et quoi que nous fassions (Psaumes 148)
En tout cas, la recrue du cadet des Frères Soki est devenue, grâce à Dieu,
« Le Pèlerin des temps modernes »
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La pensée du jour
Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus
Tes greniers seront toujours remplis
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À demain !