RD Congo - Tabu Ley est toujours là
Vieuxvan.overblog.com
Vendredi 17 juin 2011
L’événement du jour
Je viens de voir par hasard sur Youtube un article où il est question de Rochereau Tabu Ley qui, on le sait, est en traitement dans un hôpital de Bruxelles après avoir été victime d’un accident cardio-vasculaire en 2008.
A l’époque, on avait cru que les choses allaient rapidement se replacer. On avait même évoqué la possibilité qu’il reprenne sa place parmi nos musiciens qui font encore aujourd’hui la pluie et le bon temps.
PLUS DE PEUR QUE DE MAL , Le chanteur congolais TABU LEY
Deux ans après son accident et son hospitalisation, à l’occasion de ses 50 ans de carrière, le journal « La Conscience » est revenu sur celle-ci.
La Conscience - 50 ans de carrière pour Tabu Ley Rochereau !
Dans l’année qui a suivi, le journaliste Bazakana Bayete, qui l’a mieux connu et qui a suivi sa carrière, nous adonne une autre facette de sa vie, notamment en ce qui a trait à ses déboires au temps du régime de feu le président Mobutu.
Apres cette série d’articles, tout semblait porter à croire que tout reviendrait bientôt à la normale. Hélas ! La situation n’a pas beaucoup évolué depuis. Dans le dernier état où je l’ai vu, il ne doit pas vraiment pas se sentir dans sa peau.
Je me suis fait beaucoup de soucis pour ce grand artiste, un des meilleurs de notre pays toutes générations confondues. Il n’y a que lui et feu Franco Luambo Makiadi qui ont été crédités d’aussi nombreuses chansons en tant qu’auteurs compositeurs. Dans mes articles intitule « Comment va Rochereau », j’ai évoqué mes souvenirs de ce phénomène et j’en ai profité pour déplorer le fait qu’il donne l’impression d’être abandonné à son pauvre et triste sort.
Presque trois ans depuis qu’il est en traitement, Rocheteau est toujours là. Seule sa famille lui rend visite. En dehors de Dino Vangu et de Kester Emeneya, peu de musiciens lui ont rendu visite. Quand je pense à la pléthore de musiciens qu’il a formés au cours de sa carrière ainsi que d’autres artistes musiciens de sa génération, je me questionne vraiment si la reconnaissance est de ce monde. Simaro Masiya Lutumba a eu raison de crier à la trahison :
Des fois, je me demande si ça vaut la peine d’aider notre prochain. J’ai connu bien des gens qui l’ont fait. La plupart de ceux que je connais se sont fait payer en monnaie de singe. Au pire aller, ceux à qui ils ont fait du bien se sont montrés jaloux et cupides au point de se retourner contre eux.
Likambo nguma aloba (Parole de python)
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La pensée du jour
L’homme vil n’a cure de la gratitude
Méfiez-vous en car, pour lui,
Votre vie ne vaut pas un penny
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À demain !
