Sa ngolo zaku ou sa mu zulu ?Sa ngolo zaku ou sa muzulu SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE J’ai lu dernièrement un article qui fait l’éloge de la femme commerçante congolaise.

Publié le par Vieuxvan

Sa ngolo zaku ou sa muzulu     

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

J’ai lu dernièrement un article qui fait l’éloge de la femme commerçante congolaise.
À l’époque où je vivais encore à Kinshasa, tous les citoyens étaient pratiquement devenus des commerçants. On vendait du tout aux portes des parcelles. On faisait en fait de l’Article 15.
Je ne suis pas contre le fait qu’il y ait des femmes commerçantes qui le font devenues par la force des chose comme l’ont chanté Mbilia Bel dans « Quelle méchanceté » ou Mpongo Love dans « Femme commerçante » Je dis tout simplement que les époux de femmes commerçantes n’apprécient pas toujours les copains et copines que se font leurs femmes notamment lorsqu’il s’agit des « moziki ». Franco Luambo Makiadi nous en a donné deux fois la preuve, une fois dans « Zuani nabala », une autre fois dans « Très fâché ». C’est une réalité que nous ne pouvons pas éluder. Certaines femmes commerçantes sont infidèles.
J’ai déjà effectué des missions officielles à bord de bateaux. Une fois, dans le cadre de l’émission /La Kinoise », j’ai accompagné des élèves de l’Athénée de la Gombe qui firent une excursion sur le fleuve Congo qui les mena à Maluku. La randonnée fut agrémentée par l’orchestre Zaïko Langa-Langa des années 70-72. Je filmais l’événement qui fut de toute beauté.  Une autre fois, j’ai remonté le fleuve Congo jusqu’à Mbandaka et de là je pris l’avion pour Kisangani Boyoma. C’était dans le cadre du film sur la Régie des vois fluviales, je crois. Je passai donc quelques jours à bord du bateau reliant Kinshasa à Mbandaka. Ce que je vis sur ce navire me fit douter de la fidélité des épouses commerçantes qui voyagent dedans. L’étroitesse des cabines publiques aidant, certaines femmes préféraient se trouver un amant d’un soir pour monter dormir dans une chambre à l’étage pour pouvoir bénéficier d’un certain confort. Il arrivait que l’une ou l’autre se trouvât un amant attitré durant tout le temps de la remontée. Je parie qu’il en était de même le temps de la redescente. J’ai, comme par hasard, rencontré une femme « 2ème bureau » d’un voisin de quartier, surprise de me voir. Elle essaya de m’éviter et de me cacher son amant mais ce fut impossible car nous habitions des cabines voisines. Elle profita de l’absence du mec pour m’approcher et me dire : « Kofunda ngai te, pardon ! »
Cet épisode me marqua et je me dis que, au fond, je ne pouvais pas tellement la condamner. Elle n’était pas la seule à se livrer à ce genre d’activité. La promiscuité et l’exemple des autres faisaient que pratiquement toutes les commerçantes se prostituaient u n jour ou l’autre sur ce bateau. Je me demande souvent si partout ailleurs, dans le monde, où le commerce des femmes les oblige à « se vendre »
Plutôt que de les condamner,  celles parmi les femmes commerçantes, membres des « moziki », obligées de faire de leur corps une monnaie d’échange, me font pitié. J’ai bien plus de la compassion à l’égard de leurs maris sans emploi, certains vieillissants, qui doivent attendre, la mort dans l’âme, le retour de leurs épouses de leur boulot ou d’une rencontre des « moziki » Je m’apitoie sur le sort de cet homme incarné dans « Zuani nabala » qui doit ronger son frein comme le fait Charles Aznavour dans « Moi, dans mon coin » dont je viens de vous parler tout dernièrement.
Finalement, pour celles qui « vendent » leur corps, à leur corps défendant, faut-il parler d’article 15 ou plutôt de « Sa mu zulu » (jambes en l’air) ?
Je n’aimerais pas être à la place de leurs maris !
Sacha Distel - Monsieur Cannibal
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