Mardi 24 novembre 2009

Pépé Jean-Kallé, un éléphant de passage.

Dans mon article d’hier intitulé « Oeuvres choisies 3 : Trahison », j’ai promis de vous parler de Pépé Kallé à l’occasion de la soirée dansante « Hommage à Pépé Kalé » organisée par Boeing 737, son ancien compagnon d’armes et soliste, en collaboration avec une association des mamans veuves.

Dans les années 68-69, je n’avais aucune idée que je me retrouverais un jour à  Télé-Zaïre. C’est à cette époque-là que Pépé Kallé évoluait dans Bella-Bella. J’aimais bien écouter et danser les chansons comme « Masuwa » et « Taty ». C’était toute une chorale avec les Frères Soki, Mulembu et Assosa. Plus tard, j’ai reconnu sa voix dans l’orchestre « Les Kamalé » en compagnie de Canta Nyboma mais je n’aimerais pas m’avancer sur cette période non plus. J’ai effectué mon premier stage en France 1970-1971. Quand j’ai débuté à Télé-Zaïre en qualité d’assistant à la télé, j’étais encore tout nouveau. Il m’a fallu du temps pour m’affirmer et me familiariser avec les musiciens.

Revenons à Pépé Kallé. Il a vraiment connu une longue et fructueuse carrière. Je dois avouer que je n’ai jamais réalisé de clip avec lui. Il était souvent en voyage.  Deux fois, j’ai taillé bavette avec lui pendant les répétitions  pour le compte de l’émission « Kin-Kiese » au studio A (Mama Angebi) de la Cité de la Voix du Zaïre. Chaque fois, il m’a dit : « Vieux, bana balela nzala »  Ça s’est arrêté là. On n’a jamais pu prendre un vrai rendez-vous. J’ai aussi rencontré quelques fois Dode Matolu, qui est le beau-fils de l’ex. -président Mayifuila du F.C. Daring Imana, un de mes cousins éloignés. Nous avons jasé d’autre chose que de clip.

Je me souviens de l’orchestre Empire Bakuba qui a été sacré plusieurs fois orchestre de l’année à la fin des années soixante-dix. Il était donc normal que Pépé Kallé fût souvent reçu comme invité par les producteurs respectifs de « Chronique musicale»

Ceux-ci amenaient des photos et des séquences filmées et montées et me remettaient le tout. Quelques fois, nous improvisions un plateau et filmions un play-back en direct de l’artiste invité. En ma qualité de réalisateur de Télé-Dimanche et des émissions qui en faisaient partie, j’étais là pour diriger les équipes techniques, illustrer les propos, veiller à la beauté artistique et balancer tout ça sur antenne.

Dans certains cas, le chanteur s’arrangeait avec le producteur pour que, dans la semaine,  je réalise préalablement avec lui un clip en studio ou en extérieur que le présentateur apportait et insérait le dimanche parmi les autres éléments de l’émission.

Ce que j’aimais de la télé, c’est qu’on s’amusait bien. On aimait bien faire  quelques blagues entre nous ou avec les musiciens invités. Tabu Ley l’a dit dans sa chanson intitulée « Mass Media »: Likambo olobi na musicien akoyemba » (ou akoloba) C’est ainsi que j’appris que, en raison de sa voix  et de sa corpulence, le Grand maître Franco Luambo Makiadi, qui aimait faire de l’humour noir, avait surnommé Pépé Kallé « Baffle »

Je vais vous raconter une anecdote. C’est cet incident cocasse qui eut lieu à la RENAPEC (Ratelsco) Aux temps du fameux combat du siècle, qui opposa George Foreman à Muhammad Ali, en sortant du studio où il venait d’être interviewé et entouré d’une meute de journalistes et gardes du corps, le grand Ali rencontra par hasard Pépé Kallé qui, lui, venait d’entrer dans le bâtiment et se dirigeait vers le studio. Vous savez comment le grand champion adorait les blagues et aimait attirer l’attention sur lui!  En apercevant, Pépé Kallé, il fonça sur lui et lui asséna quelques jabs et crochets en s’écriant : « George Foreman ! George Foreman ! » Le pauvre Pépé Kallé se cacha tant bien que mal le visage en criant : Hé ! Hé! Hé! Muhammad passa finalement son chemin pendant que Pépé Kallé, qui n’avait pourtant pas été sonné puisque les coups avaient été légers, retrouva finalement ses esprits et son souffle coupé. Tout le monde partit d’un rire fou… 

Revenons, si vous le voulez bien, à la carrière de l’artiste. Je le vois sur trois périodes : la première avec le Bella-Bella puis les Kamalé ; la deuxième avec son propre orchestre composé entre autres de Dode Matolu Papy Tex, Dilu Dilumona, Doris et 737; la troisième avec Biyeku Djuna Mumbafu et Lofombo. C’est la seconde  formation qui correspond à mon époque à Télé-Zaïre. Personnellement, je considérais Pépé Kallé comme un romantique. L’une de mes chansons préférées fut « Muana ya Bangui » mais j’aimais également « Njoli », « Guigui », « Madi Madimba » et autres. Mais ce fut aussi un chantre de la vie quotidienne. Il n’y a qu’à se rappeler « Sombokila » et « Monama » J’ajouterai que ce fut un artiste très sympathique qui n’a jamais manifesté quelque arrogance ni eu des démêlés avec les autres, du moins à ma connaissance.  Plus tard, il s’est rapproché de la diaspora euro-occidentale avec « Jossart  Lubaki», « Moyibi » et « Gérant » entre autres.  Il a aussi fait le bonheur des Antillais avec quelques voyages là-bas. À mon avis, c’est dans « Article 15 » qu’il s’est vraiment révélé aux mélomanes. À l’opposé des chantres de la « Sape », lui, il s’est fait l’avocat du « Salongo » C’est en quelque sorte une satire  de la situation économique catastrophique que traversait le pays mais le Vieux Léopard n’y vit que du feu! Du coup, la débrouillardise devlnt un « modus vivendi » de beaucoup de jeunes. En tout cas, il a fait l’éloge de « Bato ya pusu », nous rappelant un vieux proverbe : « l’habit ne fait pas le moine »

 

J’ai beaucoup apprécié sa recherche d’originalité. Son scoop avec le duo Emoro-Jolie B.B. a été très réussi, sans oublier les danses qu’il a soit créées soit adoptées dont Kwassa-Kwassa, Sous-marin  et Mayeno.  Le choix de Bileku comme chanteur et animateur fut aussi judicieux. Je me souviendrai toujours du spectacle de l’orchestre à Abidjan avec Canta Nyboma et Bopol Mansiamina entre autres. Il m a été très rythmé et très coloré.  Je connais des Québécoises, des Blanches, qui ont retenu leurs larmes en apprenant sa mort. Elles adorent sa musique et achètent ses CD en Martinique où elles se rendent souvent passer leurs vacances pour se bronzer au soleil.  Sans être polyglotte comme Sam Mangwana, en plus du lingala,  Pépé Kallé s’est aussi bien débrouillé pour balbutier des langues autres que le français (Adjatou) et le tshiluba (Dadou), notamment le kikongo (Article 15), l’anglais (Full option), le mongo (Mboyo), le centrafricain (Muana ya Bangui) et le créole(Pou moun pa ka bougé)

Sur le plan de sa sociabilité, sa main tendue au vieux Wendo et l’aide qu’il aurait accordée à Madilu à son éviction de l’O.K. Jazz, pour l’aider à monter son propre orchestre,  sont des gestes qui l’honorent.

En ce qui a trait à sa vie privée, la radio-trottoir a dit de lui que c’était un gars très bien organisé et qu’il était l’un des plus riches de sa génération. Par contre, je ne sais que penser de ses activités spirituelles. D’aucuns ont affirmé qu’il faisait partie de la secte Maikari et qu’il effectuait des « voyages  astraux» dont le dernier lui aurait coûté la vie suite à une erreur fatale de sa femme.  Le témoignage de Mama Kalenga, cet ancien «hibou » de Mobutu, repentie et convertie au christianisme, semble le confirmer. Je ne vais pas m’attarder là-dessus. Kinshasa mboka balinga masolo ! Ce que je trouve dommage, par contre, c’est que l’orchestre Empire Bakuba ne lui ait pas survécu.

Pour terminer, j’ai ouï-dire que les mélomanes le considéraient comme l’une des meilleures 2ème voix de sa génération. Dans « Nalembi » de Simaro Masiya Lutumba, aux côtés de Mbilia Bel, il  nous en a fourni la démonstration mais c’est dans « Amba  2 » aux côtés de Canta Nyboma qu’il m’a le plus impressionné à ce titre. Il paraît que le poète Simaro aurait confié à des mélomanes qu’il s’apprêtait à composer un tube que seul Pépé Kallé serait capable de chanter. Je ne sais s’il l’a fait. En tout cas, force m’est de revenir sur sa prestation dans « Trahison » C’est une longue chanson avec beaucoup de changements de tonalités dans la voix, de véritables pièges pour un chanteur néophyte ou non avisé. Et pourtant, Il s’en est tiré avec beaucoup de brio, rendant encore le message plus romantique. Je le vois encore avec sa longue chemise blanche s’en allant vers une frontière imaginaire : « Moleki nzela ye wana akei »

On dirait que Simaro Lutumba Ndomanueno  a composé cette œuvre sur mesure et  qu’il y prédisait le départ tout proche de Pépé Kallé. Le prétendu voyage astral, combiné à cette dernière image du clip « Trahison », le donne à penser. Peu importe ! Après une longue et fructueuse carrière, le grand éléphant, qui était de passage parmi nous, a laissé, avec ses grosses pattes, des traces - que dis-je-, des empreintes  bien visibles sur le sol derrière lui.  Une invite, sans doute, à quiconque de la nouvelle génération veut bien lui emboîter le pas…

Par Célestin S. Mansévani - Communauté : cinémusique
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Lundi 23 novembre 2009

Oeuvres choisies 3: Trahison.

Hier. La télé nous a montré un gant de Michael Jackson vendu aux enchères :
Un gant de Michael Jackson pourrait se vendre 60 000$!‎ -

 Jusqu’où la célébrité peut vous mener même après votre mort !  J’ai eu une pensée pour nos stars à nous qui sont décédées. Combien vaudrait leur cravate, chemise ou paire de souliers ?  Bon. Passons !

Dernièrement, j’ai inauguré sur mon blog une rubrique intitulée « Œuvres choisies ». La première a été consacrée à la chanson « Merci bapesa na mbwa « ; la seconde à Sam Mangwana ? J’avais promis de vous revenir avec une autre. Voici « Trahison » une œuvre de Simaro Masiya Lutumba, interprétée avec brio par Pépé Kallé.

À l’occasion du 11ème anniversaire de la disparition de ce dernier-comme le temps passe vite – sa veuve, ses collègues et amis organisent une petite fête.

Direct.cd| Direct.cd | Un regard congolais sur l'Afrique et le ...

20 nov 2009 ... Soirée dansante « Hommage à Pépé Kallé »

J’ai choisi de consacrer deux articles à cet événement. Dans le premier, celui-ci, je vais décortiquer avec vous cette œuvre inédite du grand poète Simaro. Je l’ai visionnée sur un vidéo-clip. Je revois encore Pépé Kallé envoyant la main vers la caméra et chantant : « Moleki nzela ye wana akei. » J’ai eu un pincement au cœur. Je me suis dit : « Si j’avais été là à mort, j’aurais réalisé un vidéo-clip de la chanson « Trahison » pendant ses funérailles. Je suis certain que beaucoup de mélomanes auraient sorti leurs mouchoirs»

J’aime bien cette chanson qui est très riche. Elle nous rappelle que, ici bas, nous ne sommes que des passants. Quelqu’un meurt ; un autre prend sa place. Plutôt que de nous demander à quoi sert la vie, nous devrions plutôt nous poser la question suivante : «  Qu’ai-je fait dans ma vie ? Quel héritage laisserai-je à l’Humanité ? »

Michael Jackson et d’autres nous ont légué les leurs.  Nous, aussi, nous avons des artistes qui demeureront immortels. C’est notamment le cas de mon ami Simaro Masiya. Dans « Merci bapesa na mbwa, nous avons exploré seize thèmes ; dans « Trahison », il y en a plus. Trente et plus ! Contentons-nous de vingt-cinq !

1. Nous sommes des passagers en ce monde.

Dans ce monde où je suis venu, j’en ai trouvé des problèmes !

Mobembo ngai naya na mokili namoni makambo, yango ngai nakoyemba…Eh!

Au cours du voyage que j’ai effectué dans ce monde, j’en ai vu des choses ! C’est pourquoi je chante.

2. Tous, nous sommes différents les uns des autres.

Na nzela ya mokili toyaka mboka mboka, moto na libongo na ye akokita… Eh! Eh! 

Dans notre périple sur Terre, nous sommes venus chacun de son côté ; chacun a accosté à son port.

Tobotama na mokili moto na ngonga na ye, moto na chance na ye na elongi na ye

Nous naissons différents : à chacun à son heure, à chacun avec sa chance, à chacun son visage.

3. Tous, nous sommes des étrangers, seul le sol demeure.

Toyaka na mokili tozali nde bapaya, mabele yango nde ekoyambaka biso

Nous sommes tous de passage; c’est la terre qui nous recueille.

4. Ce sol sur lequel nous cachons et enterrons toutes nos saletés…

Cette même terre sur laquelle nous crachons.

Mabele…Oh! Ye ekobombaka bosoto na biso

5. C’est ce même sol qui nous sert de dernière demeure.

Mabele …Oh! Mabele ekoboyaka ebembe te

Cette terre qui ne refuse aucun cadavre.

Mabele… Oh! Patrick Mangasa.

Qu’en penses-tu, Patrick Mangasa?

6. Ce sol qui ne fait aucune distinction.

Mabele eh Bakokunda yo na mbanda se esika moko

Quand tu meurs, on t’enterre à côté de ton rival.

Mabele…Oh ! Na cimetière tokosalaka zuwa te

Au cimetière, personne n’exprime sa jalousie.

Même si ton conjoint ou ta conjointe est enterré (e) à côté de ton  rival ou ta rivale.

Cette sur laquelle nous marchons, c’est elle qui nous recueille.

8. Le lien sacré du mariage : unis dans la vie et la mort.

Mokolo tokobalanaka na ndako ya Nzambe, liboso ya ko benisa biso

Le jour où nous nous marions à l’église, avant de nous bénir.

Sango alobaka boye: Bobalani pour le meilleur et pour le pire.

Le prêtre dit : Vous vous mariez pour le meilleur et pour le pire.

Bosangisi nzotu oh bokomi oh moto moko

Vous êtes désormais unis et ne formez qu’un seul corps.

9. Mais au jour de la mort, le discours change. L’un s’en va, l’autre reste.

Kasi mokolo ya liwa nini tokomonaka: menuisier akosala sanduku se ya moto  moko

Mais le jour où l’un des deux meurt, que constatons-nous ?

Bakokunda moko, moko akotikala

On en enterre juste un des conjoints, l’autre reste.

Ata aleli lokola akufa

Même s’il pleure à en mourir…

Kasi akolinga te bakunda ye sanduku moko na molongani na ye…Eh!

… Il n’acceptera jamais d’être enterré vivant dans le cercueil de l’autre.

10. L’Église nous ment.

Trahison..Eh! Abbé Jacques, wapi libala sango olobaka ?

Quelle trahison ! Abbé Jacques ! C’est cela que tu as appelé un mariage ?
Quelle trahison ! Vous êtes mariés pour le meilleur et pour le pire ? Mon œil !

Trahison… Eh!  Abbé Mulumba, où est le meilleur et pour le pire ?

Quelle trahison ! Où est le prétendu « Pour le meilleur et pour le pire » ?

Trahison.. Eh! Tshita Tshima, trahison, sebene

Quelle trahison ! Tshita Tshima (nom d’un ami pris à témoin)

Kasi na ndako ya Nzambe bakotunaka mituna te

À l’église, personne ne se soucie de poser de question.

Sima ya losambo misa esili, tokobimaka se na liloba moko: Biso nyonso : « Amen !» Après la messe, en sortant, toute l’assemblée s’exclame « Amen! » 

11. La mort, c’est comme la naissance,  à  chacun son tour.

Dis Mayolas… Eh! Liwa lokola tango tokobotamaka

Dis Mayolas (Ami pris à témoin), la mort c’est comme lorsque nous naissons.

Mimi Ilumbe…Eh! Moto na mokolo  na ye na ngonga na ye

Mimi Ilumbe (Autre ami témoin), à chacun son jour, à chacun son heure.

12. Le mariage n’est qu’une lubie.

 Koko Ngoma…Eh! Libala se tango tozali na bomoi

Koko Ngoma (Autre témoin) le mariage existe tant qu’on est tous deux vivants.

13. Les veuves ont besoin de refaire leur vie.

Bamosi… Eh! Ba veuves mpe bazali na droit ya la vie

Bamosi (Autre témoin), les veuves aussi ont le droit de vivre.

14. L’amour est méchant. Il s’acharne sur notre cœur.

L’amour…L’amour est méchant ; il vous rend dingue.

Il épargne les autres parties du corps ; il s’attaque au cœur et se met à le torturer.

15. L’amour nous rend dingues, aveugles.

Ekomema yo banzela oyo oyebi te,

Il vous mène dans des sentiers inconnus.

Ekomema yo tee na frontières ya bamboka oyo oyebi kombo  te

Il vous fait découvrir des frontières et des pays dont vous ignorez les noms.

16. L’amour est temporaire. Quand il s’éteint, plus rien à faire.

Ekopepa yo loboko ekati ngambo, moleki nzela ye wana akei

Il t’envoie la main et te dit: « Adieu ! » Il passe son chemin.

17. L’expérience d’un homme trahi.

Kolinga mpasi…Eh! Nalingaka baninga, ba trahir ngai

Il n’est pas facile d’aimer. J’ai aimé des amis, ils m’ont trahi.

18. Cocufié.

Bolingo mpasi…Eh! Eh! Eh! Na libala bafuti ngai na infidélité

L’amour est ingrat. Ma conjointe est infidèle.

19. Dépensier.

Mbongo… Eh! Eh! Eh! Eh! Mbongo! Nalingaka mbongo na vie na ngai

L’argent ! J’ai aimé l’argent dans ma vie.

Mbongo… Eh! Eh! Eh! Mbongo! Nalukaka mbongo na vie na ngai

L’argent ! J’ai couru après l’argent toute ma vie. L’argent  s’est montré infidèle.

Mbongo elakisi ngai infidélité

L’argent s’est montré infidèle.

Lelo na poche na ngai, lobi na poche ya Beverly

Aujourd’hui il est dans ma poche ; demain il sera dans celle de Bervely (un ami)

Lobi na poche ya Teddy Kinsala, lobi kuna na poche y Pa Mupezo

Puis, il se retrouvera dans celle de Teddy Kinsala (un ami) ; plus tard dans celle de Teddy Kinsala. (sponsor)

Lobi kuna na poche ya Dis Mayolas, Ekosuka na poche ya Pépé Kallé

Le surlendemain, il se retrouvera dans la poche de Dis Mayolas (sponsor) pour finir dans celle de Pépé Kallé.

Namemi ye na bar, akoma kuna atikali, bapesi ngai masanga aboi kozonga ndako

Nous sommes allés dans un bar ; il y est resté ; on m’a offert à boire ; l’argent a refusé qu’on rentre chez-nous.

Tokende na zando –tokoma kuna atikali , aluli ba commerçants aboyi kozonga ndako

Nous sommes allés au marché; il s’est entiché des commerçants et il a refusé qu’on s’en aille de là.

Mbongo… Eh! Eh! Eh! Eh! Mbongo! Infidèle!

Argent! Que tu es infidèle !

20. Maladif

Dokotolo apekisi ngai lelo masanga likolo ya maladie

Le médecin m’a interdit de boire l’alcool.

Le médecin m’a interdit la cigarette. Ce sont les seuls deux amis qui me sont restés.

Ceux qui étaient mes copains et avec qui j’ai partagé mes secrets sont les premiers à me trahir.

Ba famille na baninga oyo nasalisaka , soki nazangi bakondima ngai te  oh

Les gens de ma famille que j’aide, lorsque je n’ai pas d’argent, ils ne me croient pas.

22. Le piège de la célébrité

Bakanisi koyebana ezali nde mbongo, koyebana eh.

Ils croient qu’être célèbre est synonyme d’argent.

Koyebana…Eh! Koyebana ezali nde ngambo baninga.

La célébrité nous joue souvent de mauvais tours !

Basangisi… Eh! Basangisi lokumu na ngai na mbongo

Ils confondent ma célébrité avec la richesse.

23. Docteur, l’alcool et la cigarette sont les seuls amis qui me restent.

Dokotolo Hilaire ! Nalingaka masanga eboteli ngai maladie, cigarette ndenge moko.

Docteur Hilaire, l’alcool m’a rendu malade, la cigarette aussi.

Nalingaka cigarette ebebisi nga santé.

Je suis devenu un fumeur ; cela a bousillé ma santé.

Je suis resté seul comme le soleil qui n’a pas de frère.

25. Tant pis, si je meurs ! Maladie, tu seras emporté avec moi.

Maladie… Eh! Eh! Yo okotungisa ngai, bakokunda ngai na yo esika moko

Maladie, toi qui m’importunes, nous serons, toi et moi, enterrés ensemble.

Maladie…Eh! Yo okonyokola ngai , tokokende na yo sanduku moko, maladie… Eh!

Maladie, toi qui me fais souffrir, nous irons tous deux dans le même cercueil.

Comme vous l’aurez remarqué, j’ai évité de sombrer dans la redondance étant donné que les paroles parlent d’elles-mêmes. Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que la vie est souvent ingrate (traître) . Certains d’entre nous mènent une vie de chien, abandonnés de tous, n’ayant plus d’autre alternative que d’accepter la mort, qui est en quelque sorte une délivrance pour eux. Pour nous amener à cette conclusion, l’auteur nous rappelle qui nous sommes ici bas : de simples passagers. L’amour, l’argent. Les honneurs, la célébrité, tout cela est frivole. Personne n’emportera quoi que ce soit dans sa tombe.

Ce que j’admire chez Lutumba, ce sont ses figures de style. Il utilise à merveille les comparaisons (seul comme le soleil), les contradictions ( pour le meilleur et pour le pire), les quiproquos (la célébrité n’est pas synonyme d’argent -sic-  ), les anecdotes ( chacun pour soi), les allégories (L’argent infidèle; l’argent courtise les commerçants ; la cigarette et l’alcool: ses seuls amis), l’humour noir (maladie, toi et moi serons enterrés ensemble)

J’aurais pu en dire davantage à propos des figures de style. Cela aurait pris trop de votre temps. Vous êtes capables de faire cet exercice par vous-mêmes. Cette chanson ne date pas d’hier. Je voulais tout simplement vous amener à apprécier cette œuvre que je considère comme l’une des meilleures de l’histoire de notre musique. Elle est puisée aux sources mêmes de notre vécu quotidien, nous rappelant que nous avons des richesses culturelles à revendre. Elle est bien orchestrée et tristounette. Pépé Kallé y apparaît comme s’il était encore vivant, ce qui lui donne un cachet nostalgique. C’est vrai que les artistes ne meurent jamais. 

J’ai beau écouter les Céline Dion, Julio Iglesias, Barbara Streisand, Ray Charles, Tino Rossi, Henri Salvador, Édith Piaf, Charles Aznavour et Whitney Houston de ce monde, jamais quelqu’un n’aura réuni autant de thèmes dans une même chanson.

Quelqu’un me fera remarquer la longueur de celle-ci mais c’est notre style actuel. Nos musiciens aiment étirer leurs chansons. Au moins, dans celle-ci, on ne s’ennuie pas. On remarquera sans doute les quelques cinq noms cités par l’artiste, dont Jean-Jean alias Tshita-Tshima, un membre de l’OK. Jazz / Bana O.K. depuis toujours ainsi que Dis Mayolas, un fan et Teddy Sukami, un habitué (Sylvain, Dati Pétrole et autres)  Ici, il ne s’agit pas des « mabanga » que nous dénonçons. Les abbés, le médecin et les quelques témoins du drame s’insèrent bien dans la démarche d’un homme éperdu, qui en a ras-le bol et ne sait plus à quelle connaissance se confier ou – si vous préférez - à quel saint se vouer.

Par Célestin S. Mansévani - Communauté : cinémusique
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Samedi 21 novembre 2009

Salongo alinga mosala.

Cela va faire vingt-sept ans depuis que j’ai quitté définitivement la République Démocratique du Congo. À mon départ, j’ai laissé le Groupe Salongo en très bonne santé au propre comme au figuré.  Tous les comédiens tête d’affiche étaient encore vivants: Ebale, Kwedi, Monoko, Bomengo, Inga, Mabele, Mopepe, Sonzo, Dzeke, Shaba, Bolingo, etc. Il manquait juste Nyoka et Mabaku, sûrement provisoirement retenus ailleurs. Tshitenge Nsana, le fondateur et boss, était toujours là pour encadrer la troupe malgré ses occupations. Lui et moi avions d’autres responsabilités au sein de la boîte. Ce groupe-là s’était hissé à un niveau qui faisait la fierté de Télé-Zaîre. Il a donné à d’autres citoyens l’envie et le goût  de se lancer dans les sketches humoristiques.

Le décès de Tshitenge Nsana a vraiment nui à la formation avant que le démantèlement du groupe et la série de trépas ne viennent lui porter un coup fatal. Les jeunes kinois en ont profité pour créer des troupes sans âme ni formation qui s’en donnent à cœur-joie, produisant n’importe quoi. Les boutiques d’ici croulent pratiquement sous les cassettes vidéo, la plupart piratées, soit dit en passant, qui n’ont à vendre que leur pochette. À l’intérieur, c’est pratiquement le vide artistique. Les Congolais de la diaspora d’ici préfèrent de plus en plus, faute de mieux, se divertir avec des produits « made in » Nigeria et Côte d’Ivoire.

Je n’en sais que dalle de ce qui se passe au pays mais je présume que le groupe Salongo a perdu beaucoup de son lustre et de ses plumes. Je lis des fois quelques articles sur ses dirigeants mais il n’est nullement fait mention de ses productions. À titre d’exemple, les journaux, la radio et les postes de télé sont demeurés des tribunes où les artistes musiciens viennent se confier, preuves à l’appui. Les nouveaux opus, les spectacles, les enregistrements, les déplacements, les productions au pays et à l’étranger, tout cela témoigne d’une intense activité dans le domaine. Pendant ce temps, les productions scéniques à la télévision semblent, elles, battre de l’aile.

Personnellement, j’ai horreur du verbiage et de la parlote. La valeur d’un artiste se mesure par ses œuvres. Les Simaro Lutumba, Koffi Olomide, Papa Wemba, Kesterer Emeneya, Awilo Longomba, Sammy Mangwana, J.B. Mpiana, Nyoka Longo, Kanda Bongo-Man , Fally Ipupa, Ngema Werrason, Patrice Ngoy, L’Or Mbongo, Misanu  et autres nous en donnent la preuve.

Personnellement, je considère le Groupe Salongo  comme l’un des patrimoines culturels de notre pays. De mon temps, les citoyens retenaient leur souffle pour suivre nos productions à la télévision. J’ai reçu personnellement plein d’éloges et de cadeaux. Je me suis fait plein d’amis et de relations. Nous avons été nous produire deux fois à Brazzaville. Le Ministre de la l’Information de l’autre rive a même eu des pourparlers avec le nôtre, Kande Djabulate,  pour que j’aille personnellement encadrer le groupe Nzoi l’espace de quelques mois. J’aurais pu y aller puisque Tshitenge était encore là. Hélas ! Je devais voyager pour mon stage de perfectionnement de deux ans en France. Notre ministre a décliné l’invitation.

Après mon départ, Tshitenge Nsana et trois représentants du groupe ont été reçus à Gbadolite par le président Mobutu. Plus tard, le président Laurent-Désiré Kabila a posé le même geste. Les comédiens, désormais par l’odeur du fric alléchés, se sont mis à se tirailler, à l’africaine : « Bawele mpifo ! » Et ce furent ces décès en cascade et la scission du groupe qui alimentent encore à ce jour la radio-trottoir. Mais côté productions artistiques, nous naviguons en plein désert. C’est dommage !

Logiquement, les rescapés de ce groupe auraient très bien pu se tire d’affaire ! À sa fondation, Tshitenge a puisé les premiers comédiens du groupe aux troupes AAA (Mabaku et Monoko) et Ngombe (Kwedi)  Moi, j’ai découvert Inga et Shaba qui se produisaient dans des bistrots. Je les ai convaincus de se joindre à nous.  Plus tard, nous avons renforcé l’ossature avec trois diplômés de l’I.N.A. ( Masumu, Sonzo, Mashini) et Ebale Mundial du Théâtre des Douze ainsi que Bomengo, un talent inné. Puis, Doudou du Théâtre national les a rejoints. Que sont-ils tous advenus ?

Si vous voulez mon avis, le Groupe Salongo est en manque d’oxygène…Heu ! …Je veux dire d’inspiration et de créativité. Les départs de Tshitenge, Bomengo et Doudou ont créé un vide qui n’a jamais été comblé. J’espère que les autorités compétentes comprendront la gravité de la situation et la nécessité de dénicher quelqu’un, un scénariste et directeur de troupe émérite,  capable de donner un nouveau souffle à cette troupe. Il ne faut pas seulement que celle-ci survive. Il faut qu’elle se surpasse, qu’elle se hisse à nouveau au sommet, qu’elle serve d’exemple à ces nouvelles troupes qui foisonnent à qui mieux mieux, donnant l’impression de groupes campagnards. Il faut sauver notre patrimoine culturel.

Mesdames et messieurs du groupe Salongo : « Verba volant; scripta manent ! » Fini la sieste ! Il est temps de vous mettre au travail.

« Salongo ! Eh ! Eh ! Salongo alinga mosala! »

Par Célestin S. Mansévani - Communauté : cinémusique
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Vendredi 20 novembre 2009


L’arrogance d’Eddie Murphy.

Hier soir, j’ai suivi sur Canal D une biographie consacrée à l’acteur américain Eddy Murphy. Dans mon dernier article, intitulé « Apocalypse 2012, il est cité parmi les dix  acteurs les mieux payés du monde. En fait, il est 4ème ex æquo  avec  Nicolas Cage grâce à sa prestation dans Dans Ses Rêves, sorti en septembre 2009, lequel lui a rapporté 46,51 millions US, soit 31.3 millions d'euros.

Eddie Murphy est un humoriste hors pair qui s’est hissé au dixième rang des plus grands comiques américains de tous les temps. Découvert dans l'émission Saturday Night Live et ses spectacles Delirious (1984) et Raw (1987), il doit sa célébrité mondiale à ses rôles dans Le flic de Beverly Hills, Le Professeur Foldingue, et plus récemment dans Dreamgirls. Pour ce dernier, il a d’ailleurs reçu une nomination aux Oscars de 2007 à titre de meilleur second rôle masculin. À ses débuts, son style comique s'inspirait de ses idoles Richard Pryor et Bill Cosby.

Sa carrière est jalonnée de nombreux films qui ont rapporté chacun plus de 100 millions de dollars dont les plus connus sont « 48 heures » (1982) « Un fauteuil pour deux » (1983), « Le flic de Beverly Hills2 (1984), « l’Enfant sacré du Tibet » (1886), « Un prince à New York » ( 1988  ),  « Boomerang » (1992), « Un vampire à Brooklyn » (1995), "Doctor Doolittle"(1998), "Showtime" (2001) avec Robert De Niro, "Le Manoir Hanté et les 999 fantômes" (2003). Depuis 2001, il a prêté sa voix au célèbre Donkey (âne) des quatre Shrek. Figurez-vous ! Cette série a produit plus de deux (2) milliards de dollars en recettes! L’acteur n’a cependant pas eu que du succès. Certains de ses films ont été des échecs et ont terni son image. C’est le cas de « Pluto Nash » (2000) qui est considéré comme l'un des films ayant généré le plus de pertes dans l'histoire du cinéma. 

Notre comédien ne manque pas d’imagination. Tenez ! Dans « Un prince à New York », « The Nutty Professor » et «  Le Professeur Foldingue » (1996), Eddie Murphy interprète plusieurs rôles différents grâce à des effets spéciaux et du maquillage. Cette multiplication de sa personne est devenue une signature qui a contribué  à son succès tout au long de sa carrière. Eddie Murphy détient un rire particulier que ses admirateurs adorent. Il est vraiment unique et même parfois cynique. Dans sa biographie, ses supporters, qu’ils soient réalisateurs ou anciens co-acteurs, n’ont pa tari d’éloges à son endroit. C’est un génie qui aurait pu emporter quelques Oscars. Hélas ! À l’époque, les acteurs américains de race noire n’étaient pas admis à cet honneur. Interrogé à ce sujet, il a répondu, avec son arrogance habituelle, mi-figue, mi-raisin : « Trouvez-moi un rôle d’esclave et je vous gagnerai un Oscar ! »

Je crois que les personnes, surtout les génies – c’est le cas de Patrice Lumumba-, qui veulent dénoncer les injustices s’exposent à cette épithète. D’aucuns ont souvent tendance à les condamner. En tout cas, Muhammad Ali, Eddy Murphy et Franco Luambo Makiadi ont ceci en commun qu’ils n’avaient pas froid aux yeux. Le pasteur Martin Luther King Jr. n’a t-il pas déclaré un jour: «Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui» ?

Par Célestin S. Mansévani - Communauté : cinémusique
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Jeudi 19 novembre 2009

Apocalypse 2012

Depuis que l’apôtre Jean a écrit l’Apocalypse, beaucoup de personnes et organisations ne se gênent nullement de prédire la fin du monde. Par le passé, bien des gens avaient avancé  qu’elle surviendrait à telle date ou à telle autre. Souvenez-vous ! Beaucoup ont soutenu qu’en 2000 tous les systèmes informatiques allaient se dérégler. Ils en ont eu pour leur rhume ! Toutes ces prédictions se sont avérées fausses. Le Christ a dit : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne sait, ni les anges des cieux,, ni le Fils,, mais le Père seul » (Matthieu 24.36) À propos de ce qui suivra cette Apocalypse, les témoins de Jéhovah prétendent qu’il y aura un paradis sur Terre où les hommes et les bêtes pourront cohabiter. Les catholiques et les églises évangéliques, eux,  disent que Jésus-Christ descendra du ciel et viendra prendre les justes pour monter avec eux au ciel ; les méchants, eux, seront jetés avec Satan dans le feu de la géhenne, le feu qui brûle éternellement  mais ne se consume pas.

Depuis de lunes, auteurs écrivains, documentaristes et scénaristes ont écrit des bouquins et réalisé des films sur ce thème. Le dernier de ceux-ci en date s’intitule « Apocalypse 2001. »  Voici un commentaire émis par un internaute il y a un an, qui nous explique brièvement ce dont il s’agit.

 APOCALYPSE 2012 : 1 prophétie, 1 film gros budget... Manipulation ?

Regarder cette vidéo sur video.google.fr

Concordance de plusieurs prophéties... le calendrier maya prend fin le 21 décembre 2012... NOS ASTRONOMES MODERNES sont formels : le 21 décembre 2012, la Terre sera parfaitement alignée avec le Soleil et le centre de la galaxie de la Voie Lactée ! Cela se produit tous les 25800 ans. Voilà c'est à peu près tout mais on peut construire autour de ça pour faire un super film catastrophe américain (sortie en novembre 2009) et aggraver le malaise mondial ! ah... argent quand tu nous tient !! Alain Floch. http://alainfloch.spaces.live.com

Les films présentant des catastrophes sont très prisés au pays de l’oncle Sam. Il n’y a qu’à penser à « Apocalypse Now » ainsi qu’à d’autres dont voici la liste : The Day the Earth Stood Still (1951) Robert Wise, The War of the Worlds (1953) Byron Haskin, Dawn of the Dead (1978) George A. Romero,  The Day After (1983) Nicholas Meyer, Children of Men (2006) Alfonso Cuaron, End of the World (1977) John Hayes, The Swarm (1978) Irwin Allen, Attack of the Killer Tomatoes (1978) Tom De Bello,  Meteor (1979) Ronald Neame , Independence Day (1996) Roland Emmerich. Comme d’habitude, 2012 a été soumis aux critiques des analystes. Voici ce que David Germain de l’Agence canadienne de presse en a dit :

« LOS ANGELES — L'apocalypse a apporté des millions de dollars au box-office avec "2012", un film catastrophe qui réalise 225 millions $ US de recettes dans le monde entier, et arrive en tête du box-office nord-américain du week-end. Le film de Roland Emmerich, un spécialiste de la fin du monde ("Independance Day", "Le Jour d'Après") a pour vedettes John Cusack et Danny Glover. Déjà distribué dans le monde, le film a récolté 65 millions$ US dans les salles nord-américaines ce week-end, un peu moins bien que les 68,7 millions $ US du "Jour d'Après" lors de sa sortie. "Le drôle de Noël de Scrooge" des studios Disney a glissé à la deuxième place, avec 22,3 millions $ US, 26 pour cent de moins que son week-end de sortie. En dix jours, l'aventure de vacances de Jim Carrey a engrangé 63 millions $ US. "Precious" chez Lionsgate, basé sur le roman "Push" de Sapphire est monté dans le Top-10 après ses débuts remarqués dans un nombre de salles limitées. Quatrième du classement, "Precious" a récolté 6,1 millions $ US de recettes sur 174 salles, soit 35 000 dollars $ US par écran. En comparaison "2012" rapporte 19 095 dollars $ US en moyenne pour une salle. La comédie animée de Fox Searchlight "Fantastic Mr Fox", d'après un roman de Roald Dahl, avec les voix de Meryl Streep, Bill Murray et George Clooney, attire aussi des audiences importantes pour un nombre de salles limitées, 260 000 dollars $ US pour quatre salles ».

Le Québec est une province du Canada où les gens aiment aller au cinéma. Lorsqu’un nouveau film sort en salle, les journaux et les stations de télévision en font la promotion et les gens se précipitent aux guichets. Toutefois, les cinéphiles se déplacent surtout pour aller voir des films américains. Les films locaux présentent peu d’intérêts pour eux. Voici un article qui en dit long.

Dossiers de films > Le cinéma québécois en crise: la faute des américains? Isabelle Hontebeyrie

Au Québec, les recettes du box-office ne cessent de baisser depuis trois ans. En 2008, d’après les chiffres publiés par Cinéac, le cinéma québécois n’a réalisé des recettes que de 17 millions $, une baisse de plus de 10% par rapport à 2007.

Il y a quelques jours, dans le cadre de notre dossier [Décryptage] Box-office 2008: les vrais chiffres, nous analysions les chiffres du box-office américain pour 2008, soulignant que si les recettes avaient augmenté en Amérique du Nord, la fréquentation en salle avait, elle, baissé. De plus, à cause de la stratégie hollywoodienne actuelle de concentrer les budgets de production sur de gros blockbusters, les studios en viennent à dépendre de plus en plus des marchés étrangers. Cette tendance se confirme avec les chiffres publiés le 7 janvier dernier par Cinéac (consultez Box office 2008 – Les résultats des films québécois et leur analyse dans le texte Box office 2008, le cinéma québécois malade?).

L’auteur nous parle ici du nombre des Québécois qui sont allés en salles pour voir un film.

Il ne faut cependant pas confondre l’affluence et les recettes réalisées au Québec avec les cotes au niveau international. Le tableau ci-dessous nous donne un aperçu d’une part des recettes au Québec ( 2ème colonne) et d’autre part des recettes mondiales (3ème colonne). Ainsi, on constatera que le film Cruising Bar n’a été diffusé qu’au Québec où il a occasionné des recettes de 3, 45 millions pendant que les autres films du même tableau ont généré des centaines de millions de dollars à travers le monde.

Pour 2008, les 10 films les plus populaires au Québec ont été les suivants et j’ai ajouté un comparatif avec les films les plus populaires aux États-Unis pour la même période:

Film

Recettes totales au Québec

Recettes totales aux États-Unis

The Dark Knight

8,73 millions

531 millions

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

5,65 millions

317 millions

Iron Man

4,75 millions

418 millions

Hancock

4,04 millions

228 millions

Quantum of Solace

4,04 millions

164 millions

Twilight

3,81 millions

170 millions

Madagascar: Escape 2 Africa

3,67 millions

175 millions

Cruising Bar 2

3,45 millions

n/a

Journey to the Center of the Earth

3,41 millions

102 millions

Wall-E

3,15 millions

224 millions

 

Je n’ai nullement l’intention de vous fatiguer avec toutes les critiques qui ont été émises par les spécialistes qui ont étudié la question à fond. Je vais tout simplement résumer l’ensemble par le constat final. Les mordus de la lecture peuvent toujours cliquer sur le lien ci-dessous. Le déclin du cinéma québécois

 Revenons à Isabelle Hontebeyrie qui poursuit: 

Et si on arrêtait les jérémiades, les analyses, et le lynchage de Hollywood pour dire ce qui n’est, je l’avoue, pas très politically correct de signaler: que, dans l’ensemble, les films québécois sont moins bons que les films américains. Et non, je ne pense sincèrement pas que c’est à coups de subventions qu’on réglera le problème. Comme le dit si bien Films Québec, le cinéma québécois est malade.

Mais ça, malheureusement, il ne faut surtout pas le dire.

Voici quand même un autre titre qui fait réfléchir et que vous pouvez toujours lire, si le cœur vous en dit.  Moi, en tout cas, si je dois livrer le fond de ma pensée, je résumerais la situation comme suit : L’échec du cinéma québécois est une réalité, il ne faut pas se le cacher. Si nous tenons compte de la loi de l’offre et de la demande, nous constatons que nous sommes seulement 7 millions de Québécois par rapport à 250 millions d’Américains et des milliards d’habitants à travers le monde. Si le Québec pouvait exporter ses productions vers le reste du Canada ainsi que vers nos voisins du sud et sur l’étendue de la planète, il pourrait réaliser de grosses recettes. Malheureusement, les films québécois ne sont diffusés qu’au Québec. Or, étant donné que les cinéphiles préfèrent les films américains, même à l’intérieur de la province, les profits sont mitigés. Il y a un autre gros problème. Les producteurs d’ici n’ont pas d’argent. Ici, les grands films coûtent 3 millions en coûts de production. Aux USA, ils frôlent ou dépassent les 100 millions. Les producteurs d’ici comptent surtout sur des subventions gouvernementales. Quand ils les reçoivent, ils se les partagent entre eux. Qu’il s’agisse de films ou de séries télévisées, les scénarios sont ennuyants à mourir, le jeu des acteurs est forcé et ce sont toujours les mêmes têtes de comédiens que l’on voit. En plus, ces derniers ne sont pas seulement des acteurs. Ils sont journalistes ici, animateurs là-bas, humoristes les samedis. Ce sont les mêmes. Le public est fatigué de voir toujours les mêmes gueules. En plus, ils s’expriment dans un français québécois, ce qui fait en sorte que, des fois, le spectateur non Québécois ne pipe pas mot. Dans ces conditions, les producteurs québécois éprouveront toujours des difficultés à se vendre hors de leur province. Ce qui est valable pour les acteurs l’est également pour ceux qui se tiennent derrière la caméra.

J’ai personnellement essayé de prendre des rendez-vous. Les producteurs laissent leurs secrétaires vous répondre : « Envoyez-nous donc votre projet » Vous avez beau pondre un bon scénario, ils vous font attendre six mois avant de vous répondre qu’ils n’ont pas d’argent, qu’ils ont leurs propres projets, et patati patata. Mon premier projet de roman feuilleton intitulé « Homo Sapiens », et un autre « Oh ! La ! La ! », tous deux des comédies loufoques,  ont subi le même sort. Bafandela dossier ! Les diffuseurs, les distributeurs et les producteurs m’ont fait poireauter pendant une dizaine d’années à cause de ces délais d’attente et du fait qu’il faut attendre la réponse de chacun d’entre eux avant d’e s’en chercher un autre. Je me suis constitué tout un gros dossier que je brandirai un jour. Pendant ce temps, certains de mes propres compatriotes s’en donnaient à cœur joie : « Vieux asila ! » Ça m’a fait très mal ! De guerre las, depuis six ans, je me suis tourné vers WriteMovies d’Hollywood grâce à Internet. Les analystes de celle-ci m’ont tout de suite adopté. Ils ont apprécié mon talent. Ils m’ont affirmé qu’avec mon scénario on ne s’ennuyait jamais et que, à maintes reprises, certaines séquences avaient  provoqué chez-eux des fous rires. Dès lors, ils m’ont aidé à apporter quelques modifications ici et là. J’ai eu un regain d’espoir en me sentant apprécié, encouragé et supporté. Ce sont d’ailleurs ces mêmes analystes qui m’ont conseillé de m’inscrire au concours de TalentScout.com. à l’époque. Ils m’ont cependant recommandé d’être patient et de persévérer car les membres du jury ne font pas dans la dentelle. Je n’ai pas hésité. « Homo Sapiens » s’est aussitôt classé parmi les 8 finalistes. Les analystes m’ont félicité pour cette performance mais ils m’ont cependant conseillé de revoir mes dialogues en français québécois dont certaines expressions seraient incompréhensibles hors Québec. C’est normal. J’avais écrit cette série de 39 épisodes de 60 minutes chacun pour les Québécois ! À cause de cela, j’ai raté le podium d’un poil à ma première participation !

J’ai donc décidé de passer à d’autres projets en attendant de reprendre les dialogues du premier que je me garde pour plus tard. J’aurais perdu trop de temps à tout défaire et refaire.

Aujourd’hui je ne regrette pas l’indifférence et la discrimination dont j’ai été victime de la part des producteurs québécois. S’il y a de la notoriété à aller chercher, c’est vers les États Unis qu’il faut se tourner. Figurez-vous ! Le film québécois qui a généré le plus de recettes au Québec a fait juste 3,45 millions ! C’est risible ! Pour votre gouverne, voici quelques cachets d’acteurs et actrices d’Hollywood que vous connaissez.

Les acteurs les mieux payés d'Hollywood : le Top 10 !

Harrison Ford est l'acteur le mieux payé au monde. L'an passé, il a empoché pas moins de 51.1 millions d'Euros.
pour le film  Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal réalisé par
Steven Spielberg. Ce film a généré 590 millions     d'Euros de bénéfices à travers la planète. Sur la 2ème marche du podium, on retrouve Adam Sandler qui a gagné 43.2 millions d'Euros grâce à 2 films qui ont remporté un franc succès : Histoires Enchantées et Rien que pour vos cheveux. Will Smith occupe la 3ème position de ce top 10 avec 35.4 millions d'Euros de salaire. On a pu le voir dans Hancock et Sept Vies au cours de ces derniers mois. 4ème ex æquo , Eddie Murphy, que l'on retrouvera en septembre dans Dans Ses Rêves et Nicolas Cage qu'on a pu voir dans Benjamin Gates et le Livre des Secrets ont gagné 31.3 millions d'Euros chacun. 6ème, Tom Hanks actuellement à l'affiche d'Anges et Démons (27.5 millions d'Euros) ; 7ème, Tom Cruise, qui a fait son grand retour au cinéma grâce à Walkyrie (23.6 millions d'Euros) ;et 8ème ex aequo, Brad Pitt, qui a joué dans L'Etrange Histoire de Benjamin Button et Burn After Reading, Johnny Depp bientôt à l'affiche de Public Ennemie et Jim Carrey qui nous a fait rire dans Yes Man ont empoché 22 millions d'Euros chacun.

Chez les actrices, c'est Reese Witherspoon qui occupe pour la première fois le haut du tableau. La belle peut ainsi réclamer entre 15 et 20 millions de dollars par film. Son Oscar de la meilleure actrice remportée en 2006 pour Walk the Line n'y est sans doute pas pour rien! Viennent ensuite Angelina Jolie, Cameron Diaz et Nicole Kidman, qui verra probablement sa cote remonter avec A la croisée des mondes : la boussole d'or, qui sort mercredi en France. En images : Les 10 actrices les mieux payées de Hollywood

À ce rythme-là, jamais aucun(e) artiste célèbre n’apparaîtra dans un film québécois. Or, au cinéma la personnalité des acteurs et actrices qui interprètent les rôles principaux est très capitale. Par contre, lorsqu’un acteur québécois décroche un rôle dans un film américain, la télévision et la presse écrite en parlent avec fierté : Roy Dupuis tournerait avec Harvey Keitel et Mads Mikkelsen.

Le portrait du cinéma est pratiquement le même avec la télévision. À part les télévisions généralistes, les sociétés américaines occupent une place importante. Mais je vous laisse lire cet article qui vous en donnera un aperçu. Ce n’est pas toujours facile à décortiquer.

L'ACTUALITÉ en classe / L'éducation aux médias- La multiplication des moyens de diffusion et l’omniprésence de quelques groupes- La câblodistribution a été placée sous la responsabilité du CRTC, qui attribue le monopole de l’exploitation sur un territoire donné. Le Canada est l’un des pays les plus câblés au monde avec plus de 70% d’abonnés. Au Québec, Vidéotron et Cogeco se partagent 85% du marché (73,2% pour Vidéotron suite au rachat en 1996 de l’un de ses deux concurrents, CFCF, et 11,7% pour Cogeco). Même avant l’acquisition de Vidéotron par Quebecor, ils possèdaient déjà la moitié des stations de télévision traditionnelle. À l’échelle canadienne, Rogers, Vidéotron, Shaw et Cogeco concentrent presque 77% des abonnés .La transmission par radiophonique hertzienne traditionnelle et la câblodistribution sont concurrencées depuis la moitié des années quatre-vingt-dix par la distribution de services par satellite. Des cinq demandes qui avaient été acceptées par le CRTC, deux projets ont finalement été concrétisés : ExpressVu et Star Choice. L’entreprise ExpressVu est devenue BellExpressVu suite à l’acquisition par Bell Canada Entreprises (BCE) de l’ensemble des parts. Quant à Star Choice, il compte parmi ses actionnaires principaux le premier câblodistributeur de l’Ouest du pays, Shaw. Une fois encore, on observe que les entreprises qui développent de nouvelles technologies sont celles qui jouaient déjà un rôle majeur dans le secteur des communications. Enfin, la transmission par radiophonique hertzienne est maintenant aussi utilisée dans le cas du système de distribution multipoints (SDM). Au Québec, l’opérateur est Look TV. Depuis 1984, le nombre de services distribués par ces entreprises a nettement augmenté. En langue française, les premières chaînes autorisées ont été Canal Famille, Météomédia, Musique Plus et TV5 en 1988, le Réseau des Sports (RDS) en 1989, Canal D et le Réseau de l’information (RDI) en 1995, Le Canal Nouvelles (LCN), Le Canal Vie, Musimax et Teletoon en 1997, Canal Évasion, Canal Z, Historia et Séries Plus en 1999, ce qui fait un total de 15 chaînes. Il y en a par ailleurs 29 en anglais et 5 dans des langues tierces. Or, Canal Famille et Canal D appartiennent au groupe Astral, qui possède aussi 50% des parts dans Séries Plus et dans Historia (les 50% autres étant la propriété d’Alliance Atlantis). Le Canal Vie et Canal Z appartiennent à Radiomutuel à 100% alors que ce dernier 50% des actions de Musique Plus, de Musimax (les 50% autres étant la propriété du groupe CHUM Ltd.). Enfin, RDI, RDS et LCN appartiennent respectivement à la SRC, à Netstar et à TVA. Le CRTC vient par ailleurs d’accepter le projet de la nouvelle chaîne spécialisée, la Télé des Arts, parrainé par Radio-Canada, Télé-Québec, BCE Média inc., la Sept Arte (compagnie française) et l’Équipe Spectra. À côté, il y a la télévision payante. Ce type de chaîne a été autorisé dès 1982 par le CRTC, mais les services en question ont connu des problèmes financiers dès le départ. Les «survivants» sont aujourd’hui The Movie Network en anglais et Super Écran en français, tous deux propriété d’Astral.

Enfin, la télévision à la carte est proposée avec un service pan-canadien en français: Canal Indigo, qui appartient notamment à Viewer’s Choice (Rogers, Astral et Netstar); un service pan-canadien en anglais: Sports/Specials Pay-per-view (dont le principal actionnaire est CTV, qui vient d’être racheté par BCE); un service en anglais dans l’Est du pays: Viewer’s Choice; et un service en anglais dans l’Ouest du pays: Home Theatre, propriété de Western International Communications (WIC) Comme on peut donc s’en rendre compte, malgré la multiplication des services depuis le début des années 80, on retrouve souvent les mêmes noms. La concentration en matière de propriété a encore fait un bond supplémentaire en 1999 lorsqu’ Astral est devenu l’actionnaire majoritaire de Radiomutuel, ce qui lui permet d’avoir des parts dans 9 des 15 services spécialisés en français.

Le portrait ci-dessus montre clairement la fragilité de la télévision québécoise de souche. Ce sont les propriétaires américains et ceux de Toronto qui mènent le jeu. Les Québécois préfèrent regarder ces stations en ce qui a trait aux programmes autres que les journaux télévisés. Le jour où Astral et ses affiliés ainsi que Rogers Communications et Bell plieront bagages, les Québécois se retrouveront en plein désert. D’ailleurs les télévisions généralistes et les câblodistributeurs comparaissent ces jours-ci auprès du CRTC à propos d’un conflit de redevances. Les chaînes traditionnelles prétendent être au bord de la faillite à cause de l’intrusion des câblodistributeurs. Elles exigent d’eux des redevances du fait que ces derniers utilisent leurs réseaux de communication. Les câblodistributeurs quant à eux refusent et menacent de foutre le camp. En dehors des nouvelles et de quelques variétés, les téléspectateurs regardent la télé à cause des programmes (documentaires, sports et films) diffusés sur leurs chaînes payantes. Le CRTC se retrouve devant un vrai casse-tête chinois  pour départager les belligérants qui restent sur leurs positions respectives.

Je laisse ces érudits de la télé se débattre avec leurs problèmes. Revenons au cinéma. Je pense que les producteurs québécois sont la source principale des problèmes qu’éprouve le 7ème art local par leur système de cloisonnement qui encourage le favoritisme et le repli sur soi d’une part et qui néglige sciemment et obstinément  de se tourner vers le monde d’autre part. Le manque de ressources financières est devenu un prétexte pour ne pas lire les bons projets et les produire. En réalité, indépendantistes et séparatistes jusqu’au bout de leurs ongles, sous prétexte de sauvegarder leur langue et leur culture, espèces en voie de disparition (sic), la majorité des producteurs québécois préfèrent que cela se passe entre eux. Sauf à quelques abrutis prêts à se prostituer (kobala mondele) et à leur manger dans la main (kokoma bisalela),  ils refusent de donner une chance à ceux qui, peu importe leur talent, ne pensent pas comme eux, ne parlent pas comme eux et ne font pas partie de leur clique.

À ce rythme-là, les producteurs d’ici ne sont pas sortis de l’auberge ! Si les choses ne changent pas d’ici trois ans, « Apocalypse 2012 » est une prophétie qui risque de sonner à jamais le glas du cinéma québécois.

Par Célestin S. Mansévani - Communauté : cinémusique
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