Entre cochons et chiens.

Publié le par Vieuxvan

Entre cochons et chiens

SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

Le saviez-vous ?

Le film « Démineurs » risque d’être rayé des la grande Soirée des Oscars. Et pour cause !

Démineurs ménacé d'exclusion aux Oscars

Actualité

Voici le point sur l’actualité en ce mardi 02 mars 2010. LE séisme qui a frappé le Chili fait la « Une » des journaux, bien sûr ! Mais il y a d’autres nouvelles intéressantes aussi.

MONDE: L'actualité en bref - 2 mars 2010

Congo na biso

Connaissez-vous le terme équivalent en lingala de l’adage « Ventre affamé n’a point d’oreille » ? Eh, bien ! C’est  Kolia eleki campus” Quelle imagination, ces jeunes!

Dans notre vie de parents, nous avons beau nous balader dans des voitures rutilantes, nous avons beau être sapés et bien parfumés,  nous avons beau habiter des villas cossues qui font l’envie des autres, si nos enfants, dans notre maison, sont maigrichons parce qu’ils meurent de faim, nous ne valons pas un penny ! Qui plus est, nous sommes des sadiques !

Je ne sais pas si ce qu’on lui attribue est vrai ou s’il ne s’agit que d’une rumeur comme il en circule tant au pays, mais on prétendait que l’ancien « président » Litho Moboti (c’est ainsi qu’il se faisait appeler), avait prophétisé un jour : « Bokoliana ».

Voici une autre citation qu’on lui a attribuée :

« Soki okutani na nyoka pe na moluba, muana mboka, boma moluba pe vanda na nyoka! (Si tu rencontres un serpent et un muluba, tue le muluba et laisse la vie sauve au  serpent)

Ce Litho Moboti était vraiment pire que je l’imaginais ! Il était arrogant, méprisant, tribaliste et j’en passe. Pour ce qui est de « Bokoliana », je ne sais pas à qui il s’adressait. Une chose est certaine, les gens du patelin de mon paternel ne se sentaient pas tellement concernés. Ils ne sont pas reconnus comme des cannibales et, à cette époque-là,  les fruits et légumes poussaient pratiquement d’eux-mêmes. Certains étaient même des sauvages. Il n’y a juste qu’à tendre la main pour les cueillir. Le gibier aussi abondait. Les commerçants des villes du Bas-Congo et de Kinshasa venaient même s’approvisionner à notre marché tropical chaque semains ! Ces gens-là donc, ceux du village de mon père et pareillement ceux de Kizoladio dont venait ma lourde, attribuaient ces propos au cerveau embué et un tantinet fêlé d’un dirigeant qui n’était presque jamais à jeun au point qu’il lui arrivait de tituber pour ne pas s’écrouler, ivre mort !

Vous me demanderez pourquoi je parle de ce vieux fou décédé ? C’est parce que j’ai été très peiné, ces jours- ci, en lisant cet article dans « Jeune Afrique »

Le cochon d'Inde, solution miracle aux carences alimentaires ? ,RD ...

Dans mon article intitulé « Saison sèche au village », j’ai décrit la façon dont ma mère, mes sœurs et moi allions à la chasse aux rats sauvages. Je n’en ai jamais eu honte. Ces petits rongeurs constituent, avec les vers palmistes, des mets succulents.  Nous les recherchions pour cette seule raison et non parce que nous n’avions rien à nous mettre sous la dent. Des cochons d’Inde, j’en ai mangé aussi chez un cousin à mon père qui en élevait. Cependant, de voir qu’on les proposait comme une des solutions pour résoudre la famine dans notre pays m’a fait l’effet d’un coup de poing asséné en plein cœur. On se moque de nous ou quoi ?

Combien faudrait-il de cochons d’Inde pour nourrir les millions d’affamés des grandes villes où le problème de la malnutrition se pose à cause du surpeuplement et du chômage chronique ?

Ce n’est pas tout. Voici l’estocade qui vient de « Digital Congo », un des organes les plus crédibles et respectés.

Les chiens en danger de disparition dans la ville de Kinshasa parce que de plus en plus recherchés comme régal culinaire !

Seigneur ! J’ai déjà vu des images de jeunes en train de dépecer un chien avant de le faire cuire. J’ai failli vomir ! Je sais que des restaurants chinois installés aux États Unis les proposent à leurs clients. J’espère qu’ils les tuent, les dépècent et les font cuire discrètement. Selon les rumeurs, une des tribus de notre pays compterait le chien parmi son alimentation normale. Cela reste à vérifier. Moi, en tout cas, j’en ai vu et côtoyé des gens de cette tribu. Il y en avait plein autour de chez-nous. Si cela avait été véridique, j’en aurais été au parfum.

Cependant, suite à ces articles, je commence à me poser sérieusement des questions sur la prédiction de feu Litho Moboti Nzoyombo: « Bokoliana »

En effet, qu’arrivera-t-il au peuple congolais lorsqu’il aura épuisé ses stocks de cochons d’Inde et de chiens » ? Litho est mort  depuis longtemps. Le régime Mobutu  est déchu depuis plus d’une décennie. Nous avons enfin eu droit à une vraie démocratie. Mais que font nos élus ? L’article ci-dessous pose la question.

Les députés, ces "enfants gâtés" de la République ,RD Congo ..

J’en ai déjà parlé dans mon article intitulé « Élus tiroir-caisse » Avec toutes les richesses naturelles et l’aide internationale dont bénéficie la RDC., pouvions-nous encore voir nos compatriotes mourir de faim ? Voici un article qui pose la question.

Où va l'argent de la République Démocratique du Congo ?

Quand bien même on améliorerait nos infrastructures urbaines, aéroportuaires et portuaires, à qui profiteraient-elles si tous les citoyens sont décimés par la guerre et la faim ?

À feu et à sang - Quartier Libre

Je ne crois pas que la pauvreté puisse, un jour, pousser les Congolais à se dévorer les uns les autres. On n’est pas des anthropophages ! Mais je considère ces histoires de chiens et de cochons d’Inde comme une moquerie. C’est comme si l’on voulait rire de notre peuple. Il ne le mérite vraiment pas avec toutes ses richesses naturelles, son potentiel économique et tous ces euros, yens, livres sterling, deutschemarks, yuans et dollars qui pleuvent, venant de tous côtés !

Il est temps que nos parlementaires nous prouvent que tout ce qu’on dit d’eux est faux. Autrement, Litho Moboti risque de ressusciter d’entre les morts et de nous défier, en disant : «N’avais-je pas raison »? 

Entre cochons, chiens et cannibalisme imposés, qu’adviendra-t-il du peuple congolais ?

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

 

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