RD Congo - Jeunesse sacrifiée 2

Publié le par Vieuxvan

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            Dimanche 23 juillet 2011

 

      Congo - Mbilia Bel - Naza

 

L’événement du jour

 

Amy Winehouse retrouvée morte à son domicile à Londres

 

RD Congo – Jeunesse sacrifiée 2

 

Hier, nous avons examiné quelques facteurs qui ont fait que notre jeunesse en République Démocratique du Congo est pratiquement sacrifiée. Il faut dire qu’elle n’est pas la seule car, contrairement aux apparences, la jeunesse occidentale n’est pas plus heureuse.

 

L’un des avantages que les pays développés possèdent sur les autres, c’est leur système social qui permet aux moins nantis de survivre malgré leur situation précaire. Il ne faut cependant pas se leurrer car bien des moins nantis possèdent des propriétés et des voitures du fait de l’accès facile aux prêts bancaires. Néanmoins, ceux qui vivent dans cette situation, mènent une vie d’insécurité permanente. Ils doivent payer d’autres factures et faire face à plusieurs autres dépenses dont les taxes de tous genres à tel point que beaucoup d’entre eux se sont vus déposséder de leurs propriétés ou biens.

 

Voyons à présent comment la situation sociale d’un parent occidental, peut hypothéquer l’avenir de ses enfants.

 

« Qui se ressemble s’assemble » Bien des parents pauvres sont incapables de soutenir financièrement leurs enfants à tel point que ceux-ci commencent à travailler jeunes alors qu’ils sont encore sur les bancs de l’école. Le danger c’est que, pour ceux et celles qui manquent d’ambition, ils risquent d’abandonner carrément leurs études ; certains deviennent des professionnels dans les domaines où ils œuvrent. Sauf que ces milieux-là n’offrent vraiment aucune garantie de sécurité d’emploi. Qui plus est,   le salaire ne répond pas toujours aux besoins des employés.

 

En revanche, quand on observe ce qui se passe chez les enfants des gens mieux nantis, ils poursuivent leurs études et vont à l’université. Là ils reçoivent de la haute instruction et se lient d’amitié avec des collègues eux-mêmes destines à occuper de hautes fonctions dans la société. C’est ainsi que des filles qui vont à l’université y rencontrent leur âme-sœur. Etant tous deux diplômés universitaires par la suite, ils gagnent de gros salaires et mènent la vie de rêve. Parmi mes amis québécois, il y en a deux ou trois qui ont occupé des postes importants dans l’administration, les assurances et à l’université.  Leurs enfants ne manquant de rien, ils sont allés à l’université où ils ont rencontré des collègues qui, une fois diplômés, se sont retrouves presqu’au sommet de la pyramide.  Les autres, hélas, sont demeurés ordinaires.

Je vous donne juste un exemple. A 28 ans, la fille du Premier ministre Jean Charest vient d’épouser un homme d’un certain standing. Pourquoi a-t-elle attendu 28 ans ? C’est parce qu’elle poursuivait sans doute ses études ! Dans quelles circonstances se sont-ils rencontrés ? Nous ne le savons pas. Mais un fait est certain, ils ne se sont pas connus dans un quartier comme St-Henri ou Hochelaga, deux des fiefs les plus démunis de notre métropole.

La fille de Jean Charest se marie

 

Ceux qui sortent des milieux pauvres doivent batailler très fort. Ceux d’entre eux qui persévèrent se contentent d’un diplôme de Cegep qui leur donne droit à certains emplois bien rémunérés : infirmiers, éducatrices, policiers, électriciens, plombiers, sans oublier les travailleurs de la construction qui ont juste besoin d’un certificat de compétence après leurs études secondaires professionnelles. Quant aux autres, ils se font engager comme vendeurs, serveurs, installateurs, etc., des métiers qui nécessitent juste un stage de formation. Qui plus est, les jeunes des milieux défavorisés sont reconnus pour leur puberté précoce, ce qui complique davantage les choses. Ils font des enfants alors qu’ils n’ont pas d’avenir à leur offrir. Et ces unions entre conjoints de fait-là sont souvent précaires.

 

Heureusement, les gouvernements s’arrangent pour rendre les services publics et  communautaires accessibles à tous mais, là encore les clivages sociaux se manifestent. Les enfants des riches ne fréquentent pas les mêmes terrains, manèges et piscines que ceux des pauvres. Ils ne descendent pas dans les quartiers où l’on distribue l’aumône aux affames.

Camps de jour : Distribution de boîtes à lunch « santé ...

 

Deux phénomènes particuliers méritent cependant d’être soulignés. Les sports étant très développés, beaucoup de parents prévoyants investissent à long terme dans des activités lucratives. Au Québec, par exemple, le hockey étant le sport-roi, les parents dirigent leurs enfants vers ce sport. Ceux-ci le pratiquent des leur jeune âge. Il en existe plusieurs niveaux selon l’âge des enfants : bantam, pee-wee, mineur, etc. 

Si le sujet vous intéresse, voici ce qu’en dit Wikipedia :

Hockey sur glace junior - Wikipédia

 

Mais, pour espérer voir leur enfant devenir un joueur professionnel, quels sacrifices ces parents ne s’imposent-ils pas ? Ils doivent acheter des équipements, payer des frais de déplacement, dès frais de séjour, suivre leurs enfants lors de leurs déplacements, etc. En bout de ligne, il y a juste une poignée de hockeyeurs qui s’affirment et gagnent des millions une fois devenus adultes au bout d’une vingtaine de sacrifices de la part des parents.

 

L’autre phénomène est celui des artistes. Ceux qui ont du talent s’efforcent de se faire remarquer en participant à des auditions ou en intégrant certains groupes déjà connus. Par contre, il y a beaucoup de cas de consommation d’alcool ou de drogue.

Entre l’ombre et la lumière

 

Il n’est pas le seul. Chez nos voisins du Sud, les alcooliques et toxicomanes sont légion. Il n’y à qu’a penser à Lindsay Lohan, Charlie Sheen, Snoop Doggy Dogg, Whitney Houston et sa fille ainsi que tant d’autres.

 

Les artistes agissent de la sorte parce qu’ils subissent souvent une pression et du stress qu’ils n’arrivent pas toujours à contrôler. Tel est le cas d’Amy Winehouse qui vient d’être retrouvée morte. Et que dire de ceux qui perdent la boule comme notre ami Michel Mpambara :

Planete Quebec

 

« On ne prête qu’aux riches » Dans n’importe quelle société, les riches deviennent plus riches parce qu’ils ont accès aux crédits et sont eux-mêmes crédibles. Les pauvres, eux, doivent travailler plus durement pour accéder aux mêmes honneurs. Il y en a qui réussissent, mais combien sont-ils ?

 

Bref, l’avenir d’un jeune Occidental dépend de son environnement familial, scolaire et résidentiel.

 

Disons, en guise de conclusion, que les enfants des moins nantis ont moins de chance de réussir dans la vie que ceux des riches, quoi que l’on dise !

 

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La pensée du jour

 

Quand tout un grand pays déclare faillite

Quel sort attend le citoyen ordinaire ?

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À demain !

Rose Laurens - AFRICA-

 

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