WikiLeaks: quand on veut noyer son chien...

Publié le par Vieuxvan

       Wikileaks – quand on veut noyer son chien…

 

      YouTube - Indépendance cha cha

 

WikiLeaks n’est pas la seule compagnie qui espionne ou se livre à du piratage informatique. Ce matin encore, je suis tombé sur un article qui fait état de deux jeunes allemands soupçonnés de voler des renseignements sur des artistes célèbres ainsi que sur un autre relatant comment Mastercard a été victime de cybernautes.

Soupçonnés d'avoir piraté les ordinateurs d'artistes

Mastercard victime de cyberattaques

La pratique est devenue très courante aujourd’hui. C’est à se demander si d’autres pirates non identifiés qui se terrent dans l’ombre comme de vraies taupes. En tout cas, l’affaire WikiLeaks est loin de connaître son dénouement. Quand on s’attaque aux plus grandes institutions mondiales, on doit bien se dire qu’on a déclenche une avalanche qui n’en finira plus. Julian Assange, le patron de WikiLeaks, devait bien s’en douter.

 

En tant que Congolais, je n’ai pu demeurer insensible  à cette révélation de WikiLeaks à propos de notre pays, la RDC. Or, un des secrets jalousement gardé qui vient d’être percé est celui de notre cobalt que d’aucuns lorgnent de plus en plus et qui fait partie de nos richesses pillées impunément pendant que le peuple congolais, lui, « mange de la marde » (en arrache, en québécois).

Le cobalt congolais sous surveillance américaine

 

Est-ce le seul dossier sensible  -que dis-je- le seul secret qui fait la valise ou y en a-t-il bien d’autres ? Quand on connaît les grands enjeux qui se déroulent autour de ce qui se passe réellement à l’est de notre pays dont les allégations de Pierre Péan dont nous avons fait mention dans l’un de nos articles.  Julian Assange est vraiment  dans l’eau chaude.

 

Hier, nous apprenions qu’il s’était rendu de lui-même à la police. Nous nous attendions à ce qu’il fasse face à des accusations d’espionnage cybernétique. Ce matin, nous  avons entendu  un autre son de cloche :

Assange en détention jusqu'au 14 décembre

 

Ce qui fait sourciller et sursauter, c’est le motif de son arrestation. Il est poursuivi pour avoir commis un viol en Suède et ce pays demande son extradition. Ceci me rappelle une fable bien populaire de Jean de la Fontaine, qui débutait ainsi :

 

Le loup et l’agneau

 

Un agneau se promenait dans le courant d’une onde pure

Un loup survint , à jeûn, par aventure

Et que la faim en ce lieu attirait…

Qui te rends si hardi de troubler mon breuvage

Dit cet animal plein de rage ? …

 

Julian Assange doit répondre avant tout de cette grosse affaire d’espionnage qu’il a déclenchée, car « qui sème le vent récolte la tempête » Jamais l’effraction dans les ordinateurs et les dossiers d’autrui ne doit demeurer impunie même si c’est pour la bonne cause. .

 

Cependant, cette affaire de viol tombe mal à point car sa coïncidence avec le grand scandale que nous connaissons peut laisser croire qu’il y a anguille sous roche et que cela pourrait être un coup monté pour l’affaiblir avant de lui asséner le coup de grâce.

 

Il ne faut surtout pas que l’attention du public, qui veut connaître la vérité sur les dessous des révélations de cet homme, soit détournée. De toute façon, ses collaborateurs n’ont pas désarmé ; ils promettent de nous en mettre encore plein la vue en termes de révélations.  Quels autres secrets nous dévoileront - ils ?

 

À bien y penser, cette histoire n’est que la pointe de l’iceberg. Au moment même où nous sommes, les grandes institutions internationales mêlées à ce scandale doivent avoir pris des mesures pour tout cloisonner hermétiquement. Sauf qu’il faut se demander s’il n’est pas désormais trop tard pour elles ! Voici d’ailleurs quelques autres dossiers secrets révélés aujourd’hui.

 

Révélations Wikileaks : le Kenya aurait fourni des tanks au Sud-Soudan

WikiLeaks : des avions espions américains autorisés à survoler l’Algérie

 

Les révélations se font à compte gouttes en ce moment, mais qu’en sera-t-il lorsqu’elles sortiront en cascades ? Tant que WikiLeaks n’aura pas vidé tout son sac, le suspense demeure.

 

En attendant Julian Assange doit bien savoir une chose : la loi du plus fort est toujours la meilleure. Quant  au public, la leçon qu’il risque de tirer de cette histoire de viol est que « quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage »

 

Merci de votre bonne attention et à demain !

 

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article