Hommage à Pembele alias Ngunza pour le blogde l'AST

Publié le par Célestin S. Mansévani

À propos de Pembele, alias Ngunza, alias Tchang Lai - pour le blog de l’AST.
J’ai bien connu le feu follet Pembele, alias Ngunza.  alias Mobali ya zazou, alias Tchang Lai, alias Tchang Lito. Quel phénomène en effet! En tant qu’Imanien, j’aurais aimé le voir plus longtemps évoluer avec le F.C. Daring Club Imana Matiti Mabe. Hélas ! Une sorte de contrat le liait au F.C Bilima. Il ne pouvait pas s’en sortir. D’ailleurs sa production baissait lorsqu’il jouait pour le F.C. Daring. Ce fut d’ailleurs le même scénario avec le F.C. Dragons alias Bilima. Par contre, lorsqu’il retournait évoluer avec le F.C. Olympique, la formation cadette de Bilima, son équipe d’origine, il retrouvait tous ses moyens ! Il était capable de battre n’importe équipe adverse, lui tout seul. Il était devenu la bête noire des gardiens de buts dont Becao du F.C. V.Club alias Vita Club, notre éternel rival. Un jour, il me fit verser des larmes de colère et de dépit  lorsqu’il convertit un penalty qui ridiculisa notre gardien de l’époque. Je me demande si ce n’était pas Ebengo alias Souplesse. En tout cas, tenez ! Avant de botter son tir, il avait indiqué au gardien où il enverrait la balle. C’est exactement ce qu’il fit et il marqua sous les applaudissements de la foule de Moscou, les estrades où s’agglutinaient les fans de V.Club. De mémoire d’amateur du ballon rond, je l’ai souvent fait remarquer, j’ai rarement vu un jour aussi complet. En pleine action, lorsqu’il transportait le ballon, il pouvait dribbler le premier adversaire, faire passer le ballon entre les deux jambes du deuxième, soulever le ballon pour le faire atterrir sur un de ses genoux, faire passer le ballon d’une de ses cuisses à l’autre, le faire passer par-dessus la tête du troisième vis-à-vis, reprendre possession du la ballon pour finalement le loger dans un des coins supérieurs ou inférieurs de la lucarne. Je ne parle même pas des talonnades. Et la foule en délire de crier à chacune des phases de jeu : Tchang! Dada! Tshobo ! Perruque! Woooo! Et la foule en délire de scander à tue-tête : «Ah ! Ah ! Botiaki tembe, mokolo tokokutana. Ah! Ah! Bosengi la paix!» Impossible à traduire textuellement pour ceux qui ne comprennent pas le lingala, la langue commune aux Kinois. Cela se résume par «Vous aviez parié avec nous ? Eh! Bien! Vous avez perdu votre pari !» C’était fantastique, magique, sublime ! Fascinant! Ah! L’Afrique!

Une seule ombre au tableau de Ngunza: il paraît qu’il ne pouvait pas être sélectionné dans l’équipe des Léopards du fait de ses origines angolaises. Vrai ou faux ? Je n’en sais rien. En tout cas, s’il avait eu la chance d’évoluer en Europe comme les Bonga-Bonga, Kialunda Puskas, Raoul Lolinga, Erumba Mocassin  et autres, je suis certain qu’il aurait soulevé les foules européennes. Hélas! À chacun son destin. En tout cas, je m’associe à tous ceux qui vont honorer sa mémoire. Au moins, il n’a pas disparu de la mémoire collective! Merci aux organisateurs! Avec toutes mes amitiés !

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